MERCI
19/01/2012 11:24 par ninanet
Chers ami (e)s bloggeu (ses)rs, par respect pour vous,
Il m'arrive parfois de supprimer un article parce qu'en le relisant je le trouve médiocre ou inintéressant.
Il m'arrive également de supprimer un article parce que certains commentaires sont "envahissants" et dénaturent mon blog que je veux simple et de bon niveau. C'est pourquoi Gina j'ai, à mon grand regret, retiré mon article sur la Saint Valentin.
Certains commentaires n'ont parfois rien à voir avec l'article. Ils répondent à d'autres commentaires écrits sur d'autres blogs. Cela crée des confusions. Pour plus d'efficacité, il vaut mieux les envoyer dans "messages privés" au bloggeur concerné".
Merci de votre compréhension.
Bonjour amis (es) blogueurs (ses).
j'ai juste envie de changer une voyelle. le O qui deviendrait un A. Blagueurs !
Pourquoi beaucoup oublient que les blogs c'est pour blaguer, échanger, partager, SE PARLER ?
D'autres jouent le jeu à merveille. Ceux-ci sont visités et commentés avec chaleur et bonne humeur. Notez, on y va pour se délecter de leurs bonnes blagues, pour se ressourcer, pour égayer parfois une journée morose. Juste un clic et hop la bonne humeur revient.
Laissons à la politique et à nos politiciens la langue de bois, les injures, les civilisations qui ... je ne sais quoi !
Parlons-nous avec sincérité et échangeons-nous des bonnes blagues, des recettes, des belles photos, de bons livres ... la liste n'est pas exhaustive. Et s'il y a une critique à faire, faisons-la positivement. C'est ainsi qu'on avance.
On va dire que je joue les moralisatrices ? Non ! Je blague (je blogue) !
Allez bonne journée !
Milalini m'ayant signalé que mon texte d'hier Balance était difficile à lire, je l'ai retapé.
voici la nouvelle présentation :
Les mots ont une importance toute relative,
Suivant le moment où on les emploie,
La personne qui les reçoit,
Leur connotation allusive.
Prenons le mot balance
Deux corps enlacés dansent
Le rythme dans la peau
Au son d'un beau tango
Prenons le mot balance
Tout de suite une image noire
Une trahison, un acte sans gloire
Une désagréable odeur rance
Prenons le mot balance
Signe du mois de naissance
Caractère avec hauts et bas
Difficile de se mettre au pas.
Pour moi le mot balance,
Vous l'avez deviné : c'est la danse
Le rock, le twist de mon enfance,
La musique à tout va, et ça balance.
De tout temps. Et pour vous ?
- Comment vas-tu ?
- Comme le temps, et toi ?
- Comme toi, comme le temps.
- Oui mais moi, j'ai des raisons.
- Et moi aussi j'ai des raisons.
- Pas autant que moi
- Mais qu'est-ce que t'en sais ?
- Je sais, c'est tout.
J'avais erré dans la ville. Malgré la présence du soleil, hivernal soit, j'avais froid. Pas le froid banal qui vous pénètre parce que la température baisse et que vous n'êtes pas assez couverte. Non, un froid déjà installé insidieusement. Le cerveau vide, les mâchoires serrées, un lac gelé dedans. Fatiguée, j'ai poussé la porte d'un salon de thé. Chic et souvent désert. Pour ne plus parler, réfléchir, penser. Pour me poser, m'évader, me libérer de toutes les contraintes et obligations du quotidien de la vie. Pour fuir le stress de la page blanche ou au contraire noircie de mots insipides et sans intérêt. Quand surgirent deux énergumènes. Je suis injuste, deux jolies filles cheveux au vent, toutes deux brunes et pimpantes. Elles gesticulaient faisant valser leurs bijoux de pacotilles, elles soufflaient dans leurs mains gantées de mitaines en laine fabriquées au Mexique. Pourquoi le Mexique ? Les couleurs et leur asymétrie. Elles semblaient connaître parfaitement les lieux, puisque sans se concerter, elles filèrent vers une table isolée, non loin de la mienne. Elles se délestèrent de plusieurs couches de vêtements et sans aucun sentiment de gêne, à haute voix, se lancèrent dans un dialogue de sourds.
Fini ma tranquillité. Également sans gêne je me mis à les observer ce qui eut pour effet de les exciter un peu plus.
Elles continuèrent ainsi à discourir sans rien se dire. Et pourtant elles en avaient plein la patate.
- Hein, quoi plein la patate ? Raconte !
- Si tu savais ...
- Mais quoi, qu'est-ce que je dois savoir ?
- J'peux pas. C'est trop grave !
- Tant que ça ?
- Plus que ça ?
- Bon, alors tais-toi, parce que là tu m'énerves.
- Bon, bon, tu as raison. On me dit toujours que je suis énervante, que mes silences dérangent, mais c'est comme ça.
- Oh moi aussi, j'en ai gros sur la patate.
- Ah bon, toi aussi ? Raconte !
- Tout comme toi, j'peux pas. Trop grave !
Elles éclatèrent de rire, burent leur café d'un trait, se rhabillèrent d'un même élan. Deux grosses bises qui claquent sur les joues.
- Faut y aller, c'est l'heure.
- À demain, faut que j'y aille aussi.
- Tu vas où là ?
- Je ne peux pas te le dire et toi ?
- Tu ne devineras jamais.
- J'aime bien notre complicité.
- Moi aussi ma puce. À plus.
La porte claqua saluant la sortie bruyante des deux péronnelles. Elles m'avaient réchauffée de leur bavardage énigmatique. J'étais subjuguée. Elles avaient parlé une demie heure sans rien dévoiler. Mais comme je suis bête ! Comment moi la romancière, n'ai-je pas compris qu'elles n'avaient rien à dire et qu'elles s'inventaient un vécu. J'exhibai de ma poche mon petit calepin pour consigner, ma mémoire risquant de me trahir, ce qui sera peut-être le point de départ de mon prochain roman. Le titre : ce sera pour plus tard, quand j'aurais terminé. Le titre c'est le couronnement et en même temps la délivrance !
Bon, il me faut y aller moi aussi. J'éteins doucement mon ordinateur, non sans avoir sauvegardé. Ouf j'ai fini pour aujourd'hui. Je vais aller faire un tour en ville.
Cette nuit, après quelques heures d’endormissement, je me suis réveillée, me suis tournée sur le côté pour regarder l’heure sur mon radio réveil. Un peu plus tard, dans l’impossibilité de retrouver les bras de Morphée, me voilà à nouveau tournée vers le petit cadran et mentalement je fis une soustraction pour évaluer le temps passé à me battre avec la nuit qui me volait mon temps de sommeil. Et là j’ai pris conscience de l’importance des chiffres. Tout d’abord, à peine un pied à terre, le poids qui s’affiche sur la balance et qui va imposer son dictat sur le régime alimentaire de la journée. Un regard sur la pendule pour s’assurer que c’est bien le moment d’écouter les informations. Et là un déluge de chiffres. Très peu glorieux ! Les morts sur la route, le nombre de chômeurs, les sans logis, les augmentations du coût de la vie. J’arrête là sinon je vais vous donner le tournis, moi je l’ai déjà ! Donc revenons à nos sacro saints chiffres. La température, trop douce, le soleil absent depuis … Au fait quel jour sommes-nous ? Déjà le 29 janvier, le premier mois de l’année est presque terminé. Faisons table rase des chiffres et passons à autre chose. Impossible, un coup d’œil à la pendule, me presse de terminer cet article. En fait, les chiffres nous font mesurer combien nous sommes dépendants du temps, de l’argent, des autres mais surtout de nous-mêmes ! Courage, fuyons … les chiffres !
Ce soir ma plume est au repos "forcé". En effet un Chroniqueur du site livrogne.com, après lecture de mon dernier roman, m'a fait cadeau d'une belle analyse littéraire. Aussi par politesse, je le laisse s'exprimer. Je vous en copie un extrait :
"Je dois louer la qualité d’écriture, qui est assez aboutie, avec une syntaxe juste et une grammaire quasi-irréprochable. Les lignes se suivent avec délice et fluidité. Pour autant, l’écriture n’est pas commune, et possède bien une signature. Ensuite, je rendrai grâce au talent de conteuse de l’auteur, et à sa façon de développer toute une structure romanesque, dense et, complexe, qui m’a rappelé Guy des Cars, grand romancier populaire, dans un style plus vif…
On ne s’ennuie pas une seconde. L’auteure évite adroitement les clichés…
Un auteur à suivre, et qui mérite une digne place dans une bibliothèque de qualité !"
Si vous désirez lire le texte intégral, cliquer sur le lien :
http://livrogne.com/2012/01/un-soir-dete-en-sardaigne-annette-lellouche/
Ma plume reprendra du service très bientôt. Juste le temps de savourer ce beau compliment.
Merci de votre intérêt.
Ce matin je voudrais remercier mes visiteuses et visiteurs qui m'encouragent à persévérer sur mon blog. Je sais on me reproche de passer mon temps à dire merci. Cela fait du bien de dire MERCI ! Comprenne qui veut ! Peut-être un besoin de reconnaissance mais sûrement un besoin d'amour en aller retour. Pas l'amour basique, pas l'amour je t'aime, deux petits tours et puis s'en "clique". L'amour avec des mots qui colmatent les brèches, des mots qui allument la mèche, des mots qui font monter l'adrénaline parce que même s'ils me taquinent, ils me rassurent sans censure. ça rime et ça rythme ma vie au son des mots et de leur magie. Alors oui, sans fausse pudeur MERCI.
Je visite régulièrement vos blogs car c'est une source inépuisable d'inspiration. Une amie me félicitait de mon imagination débordante. Ne cherchez pas plus loin, mon cerveau est un buvard et toutes encres confondues cela donne des résultats inattendus. Attention pas de plagiat mais des déclics !
PS : "precisdelitterature" je n'arrive pas à me connecter chez vous car on me demande un mot de passe ?
J'irai faire un tour à "l'esprit dans l'encrier". je préviens tout de suite je ne suis pas douée en Informatique, j'espère y arriver. Je vais y arriver !
Il y a eu une tragédie. Aussi il faut désigner un coupable. Et lorsqu'il est tout trouvé, il faut y aller à bras raccourcis !
Des collectifs se regroupent, des témoignages déferlent, des cris, des pleurs, des souvenirs. Ce matin on invoque le hasard et le destin. On fait un parallèle avec le Titanic. Et on brasse, on brasse des informations au kilomètre. Et on se transforme en voyeuristes. Et on tremble en se disant qu'on aurait pu en être. Et on se dit qu'on l'a échappé belle. Que cela n'arrive qu'aux autres. Que de toute façon il y a les accidents de la route, des avions qui se crashent, des femmes qui meurent sous les coups, des enfants tués pour un scooter ... Qu'on doit bien mourir de quelque chose. STOP !
Les coupables : c'est nous ! Et de tout temps ! La folie d'un homme fut-il le commandant, seul maître à bord, justifie-t-elle le comportement des masses ?
Où sont passés les autres ? Tous les gradés qui connaissaient la mégalomanie de leur supérieur, qu'ont-ils fait ou pas fait ? On n'en sait rien. Silence! Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple. On tient le coupable et s'en donne à coeur joie. Je déteste ce raisonnement simpliste, ce lavage de cerveau qui nous empêche de prendre conscience. On négocie les indemnités ? Cela aussi est une injure aux pauvres malheureux qui se sont vus mourir !
Tous nous devons agir et surtout réagir à temps ! Avant l'heure ce n'est pas l'heure, après l'heure ce n'est plus l'heure ! Alors ouvrons les yeux, tendons l'oreille et sauvons ceux qui peuvent encore l'être, sans faire autant de bruit, car alors c'est déjà trop tard !
Ceux qui savaient sont autant de coupables que le commandant minable !
Les croisières. Le rêve démocratisé. Une ambiance de fête qui peut tourner au cauchemar. Ce fut le lot des croisiéristes du Concordia. ils sont partis de toutes parts, qui pour un voyage de noces, qui pour oublier ses soucis, une rupture dramatique, une maladie ou tout simplement pour occuper sa retraite après une longue vie de labeur. Et là patatras ! Le bateau oublie la plus élémentaire des prudences, se rapproche des côtes et décime six vies peut-être plus. Pire le commandant a abandonné le navire, parait-il ? Cinq minutes avant il paradait et prenait la photo en grimaçant.
Si je vous parle ce de naufrage c'est parce qu'il y a quelques mois j'ai fait une croisière en Croatie et dans un précédent billet, j'ai loué le professionnalisme, la gentillesse et la probité des Philippins.
Aujourd'hui on loue encore le dévouement exemplaire des Philippins qui ont fait un rempart de leur corps pour guider les passagers pour la sauvegarde de leur vie, au détriment de la leur. J'imagine, les pensées qui ont dû traverser leur esprit, à ce moment précis. Allaient-elles à leurs familles qui les attendent là-bas et qu'ils quittent six mois durant pour leur assurer grâce à leur salaire une vie décente ? Au petit dernier qu'ils n'ont parfois pas eu le bonheur de prendre encore dans les bras ? À l'épouse patiente telle Pénélope ? Ils n'ont pensé qu'au devoir à accomplir.
Aussi pour la seconde fois je leur rends hommage. Je referai d'autres croisières et j'irai toujours vers eux avec beaucoup de gratitude.
Aujourd'hui avec une grande tristesse, je voudrais saluer le départ de notre journaliste mort hier pour une cause qui n'était pas la sienne. Je ne le connaissais pas. Il était si discret malgré toutes ses récompenses valorisantes ! Il ne venait pas envahir les plateaux des médias pour faire du "moi je, moi je". Il partait pour ses missions avec la peur au ventre comme toute personne consciente du danger. Surtout que la mort le guettait sournoisement et depuis longtemps. Mais cette fois elle l'a emporté dans la meilleure des fins qui soit pour un journaliste : une mort instantanée. Toute la soirée son regard chaleureux m'a hantée. Dans ses yeux, pas de dureté , de l'humanité. Pas de voyeurisme, du charisme.
Je faisais le parallèle avec tous ceux qui se suicident parce que la vie leur parait insupportable, leurs problèmes insurmontables et toutes ces populations qui donnent leur vie pour une cause noble, pour laisser à leurs descendances un pays qui offre la volonté et la dignité. Pour cela des reporters vont au devant du danger et Monsieur Gilles Jacquier est de ceux-là. Un jeune père qui, en allant au devant du désespoir d'une population en souffrance, y a laissé son dernier souffle. Pour nous, pour des jours meilleurs. Il y croyait, nous devons y croire !
En même temps toutes les douleurs se valent. Il n'y a pas d'échelle de la douleur. Il n'y a pas de justificatif à brandir, ni de morale à établir. On souffre ! Certains ne savent pas le crier et la petite bougie s'éteint dans l'indifférence générale.
Il n'y a pas de parallèle, il y a des pointillés qui se rejoignent et nous empoignent.
En cette période de bataille politique, de slogans les plus ravageurs et stupides les uns que les autres, les hommes qui nous dirigent oublient que les enfants captent la violence verbale et risquent de la reproduire. Tendons plutôt l'oreille aux souffrances qui nous entourent, ici ou là-bas. Chaque petit geste compte, chaque petite pièce jaune, chaque petit sourire ou mot gentil peut avoir une grande portée en apportant de l'espoir. La générosité est à la portée de chacun d'entre nous. Développons-la en commençant à l'apprendre aux plus jeunes. Remettre à l'école l'éducation civique, cinq minutes par jour suffiront, dans la cour de récréation, à la cantine ou à l'étude. À chaque moment de la journée la générosité a sa place.
MERCI Monsieur Gilles Jacquier.