La danse
10/03/2012 11:11 par ninanet
Tous les matins, mon ordinateur à peine allumé, je reçois la citation du jour.
Ce matin c'est celle de Michel Duchaussoy : "jouer c'est vivre". Il a eu la chance de vivre longtemps pour "jouer".
Comme d'autres pourraient dire "écrire, peindre, chanter...". La base même de la raison d'êtres qui ont la chance insolente de recevoir à leur naissance un don et qui le vivent avec Bonheur.
Hélas, me vient à l'esprit la mauvaise annonce du petit matin. Je n'étais pas encore bien réveillée. Le poste comme chaque matin, nous avons tous comme cela des rituels pour démarrer nos journées, a crié dans mes oreilles sans que je prenne bien conscience de la gravité de l'annonce : un car, des enfants belges morts dans l'accident. Très vite s'enchaînent les anecdotes désopilantes des Marine Lepen, des Sarkolande, des vajoli mise au piquet par ma mère. Aucun intérêt me dis-je, ils nous vendent leur soupe aux chardons. J'en oublie l'annonce entendue dans mon sommeil interrompu. Je me réveille tout doucement. Puis un nouveau flash d'information et là je saisis l'horreur dans toute sa "splendeur". Je suis glacée. Je pense à ce chaos, à tous ces parents amputés à vie. À tous ces parents réveillés comme moi par ce crime. Car oui c'est un crime ! Cette année combien d'accidents d'autocars avec des enfants heureux d'avoir passé de bonnes vacances à la neige, avec des adultes heureux d'aller visiter d'autres pays, avec tous "ces heureux" à qui l'on a confisqué la vie, le bonheur de VIVRE.
Je vous fiche mon billet que dans les heures qui suivent et des jours durant, on va nous faire partager les investigations, la douleur des parents, les photos en boucle de l'autocar. On va nous expliquer le pourquoi, le comment. On va nous décrypter la boite noire.
Le voyeurisme n'est pas ma tasse de thé. Une chose est sûre, quel que soit le motif ou la raison de l'accident, j'ai envie de crier "la déraison de tout un système". Pourquoi n'a-t-on pas sécurisé tous ces enfants dans un train ? Ce matin à l'aube, ils auraient ouverts leurs petits yeux sur des arbres qui défilent derrière les vitres, des champs, des vaches, la nature bien vivante, elle !
Parce qu'il est moins coûteux de regrouper cinquante enfants dans un car ? Je ne veux pas le croire. Parce qu'il est plus simple de les prendre en bas de chez eux et de les rapporter en bas de chez eux. Là c'est raté !
Une autre voix, semant un grand doute dans mon esprit, corrige mon raisonnement. Et si leur destin était de mourir là dans ce car, sur cette route de vacances ? Hier une personne a écrit dans un dialogue social : "le saigneur" a pris ma fille qui était si belle et deux ans après ma femme, ma douce, ma tendre. Le "saigneur", le "Destin" !
J'ai peur soudain de ne pas me poser les bonnes questions.
J'ai peur d'accuser le système, l'argent.
J'ai peur des amalgames que ne manqueront pas de faire les médias.
Il n'en reste pas moins que des touts petits êtres ne verront pas arriver le printemps, tous les autres printemps.
L'hiver, dans son manteau blanc tel un linceul, les a pris dans ses bras, pour l'éternité.
Je vous aime, vous qui n'avez pas eu la chance de VIVRE.
La danse dans tous ses états,
Dans sa belle tenue d'apparat.
Les deux corps en vibration,
Dans un pur moment d'émotion.
La moindre note de musique me donne tout de suite envie de danser.
L'esprit s'envole, le corps frémît. Des souvenirs s'imposent en symbiose, passé - présent.
Les premières surprises-parties, les bals du quatorze juillet, les boites de nuit, les soirées sur le pont d'un bateau lors de croisières. Chaque souvenir s'est accroché à ma palette, à mes couleurs.
Les défauts sur cette reproduction ne sont pas innocents, ce sont les imperfections de la vie mais en résumé : l'exaltation est à son paroxysme.
Dansons ensemble.
Bonne fête les mamies.
C'était hier ? Eh bien pour moi ce sera aujourd'hui. Et voulez-vous savoir pourquoi je la souhaite là ce matin ? Par rébellion ? Que nenni ! Par solidarité !
C'est juste que je voudrais souhaiter une belle fête aux mamies oubliées. Celles qu'on n'a pas fêtées par distraction, par égoïsme, par radinerie, par .... c'est commercial. Trop facile !
Je voudrais leur dire qu'elles n'ont pas démérité. Bien au contraire. C'est qu'elles sont si gentilles, qu'on peut tout leur demander, qu'elles répondent toujours présentes sur le pont du bateau ou dans la guérite à monter la garde comme de vaillants soldats. Qu'elles ouvrent leurs bras, leur coeur et leur porte-monnaie toujours à la bonne date, au bon moment. Qu'elles savent sévir pour le bien des petits et leur apprendre les bonnes règles de la vie. Par contre ça c'est mal toléré ... uniquement des parents. J'ai entendu le fils d'une voisine lui dire "l'éducation c'est nous, ne t'en mêle pas". (C'est comme les cuisines ... C'est Schmi ...) Sauf que des petits enfants ce ne sont pas du bois ni des lave-vaisselles. C'est un cadeau du ciel ! C'est du bonheur !
Aussi je vous embrasse, mamies oubliées. Pour les nombreuses fois où vous avez été sollicitées. Pour l'amour que vous avez prodigué au détriment bien souvent de vous-même, et pour vous en remercier, je vous invite à vous faire plaisir. Soyez joyeuses aujourd'hui en allant prendre une pâtisserie dans un salon de thé, avec une amie c'est encore mieux. Allez au cinéma, allez chez le coiffeur. Pensez à vous ! Personne ne le fera pour vous. On n'est jamais mieux servi que par soi-même. C'est la vie ! C'est parce que vous le valez bien !
Ah ces chers chérubins, on les aime tant !
Oui ! Hier, chez Cultura à Puget sur Agens, j'ai rencontré la France que j'aime. La France généreuse à l'écoute de l'autre ... et l'autre c'était moi. Je suis arrivée à faire passer mon émotion sans trémolo, juste avec ma sincérité, mes mots de tous les jours mais qui riment avec Amour.
L'Amour sous toutes ses formes :
- Celui de tous ces petits enfants qui voulaient offrir mon livre à leurs mamies. Leurs yeux brillants de plaisir, la voix qui s'éraille en énonçant les prénoms des dédicaces : moumoune, mère-grand, mamie, cathylou et le plus mignon fut "mamiedamour" tout attaché m'a-t-on précisé. La poule au pot d'Henri IV et les mamies à la fête. Quel bonheur !
- Celui d'un monsieur grisonnant mais bien droit sur ses jambes qui m'observait, un peu à l'écart, en fronçant les sourcils. Qui se rapprochait de plus en plus pour mieux m'entendre présenter mon roman. Il lui a sûrement fallu prendre son courage à deux mains pour m'aborder. "Madame, je vous félicite. Cela fait un moment que je vous observe (je me suis bien gardée de lui avouer que je l'avais remarqué). Je vais vous faire un aveu, j'ai lu énormément dans ma vie, hélas je ne peux plus mais au moins j'aurais eu une fois dans ma vie le plaisir de parler avec un auteur. Gardez votre simplicité". Il s'en est allé discrètement avant même que j'aie pu lui répondre.
- Celui d'une très jeune femme. Elle fouinait dans un rayonnage de livres policiers. Visiblement, elle cherchait son polar du dimanche. Elle s'est tournée vers moi et m'a regardée avec curiosité, un léger sourire en coin qui exprimait très fort "encore une romancière à l'eau de rose". Elle s'est approchée de moi et tout de go m'annonce "je déteste ce genre de livres". Cela avait le mérite d'être clair. Je lui ai expliqué mon parcours. Nous avons discuté, et au bout d'un moment d'un bon échange, je lui ai demandé de lire au moins la quatrième de couverture de mon roman pour porter un jugement en connaissance de cause. Et là le miracle s'est produit, j'avais réussi à apprivoiser mon petit animal sauvage. Lorsque je lui ai demandé son prénom pour la dédicace "Annette", là j'ai compris que le hasard avait provoqué une belle rencontre. Elle m'a promis de garder le contact.
- Un couple qui voulait offrir mon livre à leur fille pour son anniversaire. Ils étaient tout émus. Ils ont ajouté "un livre dédicacé spécialement à notre Chiara, ça va lui faire plaisir".
La journée fut ainsi émaillée d'éclats de diamants, de perles rares, de bouts de soleils de ma Provence.
Je laisse le meilleur pour la fin :
L'Amour du travail bien fait. Et je voudrais vraiment offrir en lettres d'or un MERCI, MERCI à l'équipe de Cultura. Un accueil des plus dignes pour le tout petit auteur que je suis.
À mon arrivée, dès l'entrée, je découvris ma belle affiche promotionnelle annonçant ma signature-dédicaces glissée dans un chevalet posé sur une table. Mes livres empilés en quinconce artistiquement. Deux autres affiches format A3 aux caisses. Ouah !!! De joli(e)s papillons en jaune et bleu oeuvraient en souriant. Efficaces sans mouvements superflus. Elles virevoltaient autour de moi comme un beau présage. Elles réalignaient un livre indiscipliné sorti du rang, elles remettaient en rayon un livre reposé un peu plus loin par un étourdi, elles renseignaient sans l'ombre d'un doute l'étagère où l'on pouvait trouver tel ou tel roman. Je sentais leur froufroutement qui m'enivrait. Elles étaient trois ou quatre mais jamais un mot plus haut que l'autre, qui était la CHEF ? impossible de le savoir. C'était toutes des Chefs. Le contact s'est établi immédiatement. On m'a proposé un café le matin. Puis un peu plus tard on m'a apporté une bouteille d'eau. A 17h j'ai eu droit à mon goûter, des madeleines. Ouah !!! La madeleine de Proust. Un symbole, non ?
Le monde au travail, les livres qui s'achètent avec plaisir et gourmandise (beaucoup m'ont dit, je commence votre livre dès mon retour à la maison), les sourires et la confiance des Varois. Et Cultura, le dôme de la Culture.
La France que j'aime !
Demain journée dédicaces au Cultura de Puget sur Argens.
Je m'en réjouis par avance car je sais que je vais rencontrer des gens passionnés de littérature. Les échanges sont à chaque fois très forts, très émouvants et surtout sincères.
L'écriture de cette saga romanesque, purement fictionnelle, a été un véritable moment de bonheur. J'ai essayé de parler avec mon coeur de tous les sujets qui interpellent mes lecteurs. J'ai surtout parlé de l'Amour, des Amours qui riment avec générosité et rêve. Du rêve nous en avons tous besoin dans ce monde difficile. Le rêve et l'Amour pour toujours garder la tête hors de l'eau et se dire que la Vie vaut la peine d'être vécue.
Merci aux deux messages privés reçus sur mon blog. Cela m'a beaucoupo touchée.
Mon précédent article a suscité deux commentaires et les deux se rejoignent sur un même thème : l'Amitié.
Il en va de l'Amitié comme de l'Amour.
Le sentiment est exactement le même. Définition commune : attachement mutuel. Mais qui dit attachement peut penser à détachement. On aime (on est aimé) un jour, puis, plus le lendemain. Sans raison apparente. Tout simplement parce qu'on ne plait plus. Tout simplement parce qu'on n'a pas su retenir l'autre. Pas su ou pas voulu. Plutôt plus voulu continuer à souffrir et je repense à CH.Aznavour qui a chanté avec tant de talent "il faut savoir quitter la table, lorsque l'amour est desservi ... pour s'en aller sans faire de bruit".
Il en va de l'Amour comme de l'Amitié.
Un jour "faites vos jeux, plus rien ne va". Comme à la roulette. L'autre s'éloigne sans se retourner. Et vous restez là, planté comme une bougie qui fond et qui finit par s'éteindre faute de combustible.
Pas la moindre petite flamme!
Ce qui ne s'éteindra jamais c'est ce temps passé à deux au milieu des autres, à vivre, à se raconter, à se consoler, à se faire confiance. Tous nos mails échangés, nos appels téléphoniques hebdomadaires respectés scrupuleusement des nôtres. Tous nos voyages partagés, toujours seules au milieu des autres, au fin fond du monde. Des Etas Unis à la Chine en passant par les Caraïbes. Sans oublier les nuits blanches de St Petersbourg, la montgolfière au Mont St Michel... Elle était aussi infatigable que notre amitié était invincible. Son regard me portait et le mien la remerciait. Elle savait si bien m'écouter. À mi mots me comprenait. Petit à petit nos confidences , plus les miennes que les siennes, allaient crescendo. Je lui disais toujours "c'est trop beau pour être vrai". Elle était de douze ans ma cadette, encore en activité. Moi dans le grand placard d'une retraite dorée. Lorsque j'ai commencé à écrire, sur ses conseils impérieux, elle m'a portée, encouragée, sublimée. Elle était là ! Puis, hélas, quelques signes avant-coureurs m'alarmèrent. Quelques réponses sèches. Quelques regards froids. Quelques mails restés sous silence. Quelques agacements. Aussitôt elle revenait pour s'éloigner davantage. Le jeu du chat et de la souris lui seyait à merveille. Pourquoi ? Qui saurait le dire ? Un beau jour j'ai dit STOP ! Et cela fait exactement quatorze mois qu'elle me manque. Mon amie, mon double.
J'ose l'avouer je suis, non plus tôt j'étais une anti, anti réseaux sociaux. Les Facebook, twitter et autres n'étaient pas du tout de mon resort.
Puis un jour, un ami auteur m'invite à le rejoindre dans un groupe de discussions. Tout d'abord j'ai opposé un refus net. Pas question de perdre ne serait-ce qu'une heure à "blablater", ni à me chatouiller le nombril. Circulez je n'ai rien à dire ! Ou tout du moins j'ai mon roman à terminer.
Quelque temps plus tard, une autre invitation parvient dans ma boite mails. Toujours du même ami auteur. Là pour ne pas paraitre grossière, j'ai accepté tout en me promettant de pratiquer la politique de l'autruche, à savoir ne jamais y aller. Seulement voilà, de jour en jour je recevais des solicitations diverses. Une fois, pour rire, j'ai donné mon avis. On m'a répondu, j'ai re répondu. Je me suis prise au jeu et j'ai mordu à l'hameçon. J'ai mordu "grave" dans le langage des jeunes. C'était devenu une drogue. Je travaillais sur mon livre mais avec un oeil rivé sur ma boite mails au cas où. Et hop je sautais sur la discussion qui démarrait, en délaissant le reste.
Un matin j'ai reçu un mail d'un certain Jean qui me conseillait de lâcher prise. "Vous êtes encore jeune et jolie pour vous contenter d'amis virtuels" m'a-t-il écrit. J'ai été piquée au vif. Et tout en le remerciant j'ai mis la pédale douce. Ce qui a motivé un autre mail d'une personne fort charmante qui s'inquiétait de mon silence. Puis tout doucement nous avons sympathisé. Puis tout doucement nous nous sommes trouvés des points communs. Elle a acheté mes livres, les a beaucoup appréciés. Je suis allée sur son site et j'ai adoré son exposition "la laisse de mer". D'autres sont venus se joindre à nos conversations. Des hommes, des femmes, tous artistes, tous avec de véritables esprits créatifs. Des passionnés. Et l'un d'eux lança l'idée géniale de créer une fresque géante avec peintures, poésies, des mots à l'infini. Une histoire folle est en train de se mettre en route. Elle prend forme et bientôt, très bientôt nous allons nous retrouver pour exposer notre fresque. Nous en profiterons pour faire connaissance. Du virtuel au réel.
Une belle chaîne d'amitié pointe le bout de son nez. Elle disparaitra peut-être aussi vite qu'elle a pris naissance mais elle laissera en chacun de nous une trace indélébile. Pour le moment nous savourons ce véritable conte de fées.
Les réseaux sociaux, oui ! mais attention point trop n'en faut !
Aujourd'hui mon esprit fôlatre, libre et paisible. Dans un échange de dialogues d'un réseau social, il y est question de "est-ce que l'amour est has been" ? ou "le bonheur qu'est-ce" ? "La séduction qu'est-ce" ?.
Il y a tant de formes d'Amour, tant de règles du Bonheur, et tant de raisons d'être dans la Séduction, que j'ai refusé d'y prendre part.
Ma bonne foi m'obligeant à développer chaque thème au risque d'ennuyer, j'ai préféré, ce qui est contraire à mon caractère spontané, lire les commentaires des autres et y réfléchir.
Non, l'Amour, sous quelque forme qu'il se présente n'est pas dépassé. C'est ma source de Vie et je m'y abreuve continuellement.
Le Bonheur est à la portée de tous. Il peut venir d'un petit rien pour apporter beaucoup. Un sourire, un mot, un geste et c'est le bonheur assuré pour la journée.
Quant à la Séduction, c'est le ciment d'une Vie réussie.
Dans tout ce que j'ai écrit ci-dessus, je n'ai parlé que de bons Sentiments.
Cet Amour arrive à point dans son Hiver
Cet Amour qui sèche ses Larmes douces-amères
Goutte de rosée posée comme une Larme sur les Fleurs
Larmes libérées, Hiver réchauffé
Orgie de Fleurs sous le Soleil charmeur
Soleil d’Hiver, Soleil d’hier oublié,
Fleur d’un jour, Fleur d’Amour
Larmes effacées par le Soleil de retour
Le printemps des poètes est pour bientôt, j'ai pris un peu d'avance.
Bonne journée.
Je m'étais promis de ne jamais faire de politique sur mon blog. Je n'en ferai donc pas et vais parler de ce Maire, non de cet homme qui se voit condamner pour avoir gifler un "sale gosse mal élevé". Ensemble nous allons chercher le ou les coupables. Pour cela je vais vous raconter une histoire, qui loin d'être un fait divers rare, est arrivée dans un lycée. Tout de suite, je suis sûre, vous vous demandez : où ? Dans le 9.3, à Barbès, à Marseille ou dans le Bronx ? Vous avez "tout faux" dirait cette petite fille de onze ans sur qui s'est produit ce mini drame, malheureusement . Dans L'ouest de la France. Dans une ville des plus paisibles. Quoique non pas tout à fait. Enfin bon, la gangrène a développé ses tentacules disgracieuses, tout azimut.
On va la nommer Ange car cette petite fille a tout d'un ange.
À la rentrée scolaire, Ange intègre la sixième avec toute sa candeur et son sérieux. C'est une bonne élève, bien mignonne. Hélas, c'est un peu énervant ce côté lisse. Et cela, sans doute, a énervé deux grandes gourdasses qui ont commencé à lui envoyer des mails d'insultes, attaquant la mère d'Ange, la traitant de... je n'ose répéter. Un certain Z. a eu en son temps une réaction violente pour de tels propos. Notre Ange n'est pas de cette trempe. En enfant équilibrée elle est tout de suite allée se confier à ses parents, en larmes toutefois. Qui, en bonne intelligence sont allés voir les parents des deux gamines. Jusque-là tout le monde suit bien ? Mais je reviens un peu en arrière et j'aurais dû écrire "les irresponsables parents".
Vous l'avez deviné, les irresponsables parents, des gens de bon niveau, se sont réfugiés derrière leur tranquillité et le sacro-saint : "ce sont des enfants, pas grave, ça passera. Nous on ne veut pas s'en mêler".
Les agressions se multipliant, rendez-vous fut pris auprès du directeur de l'établissement scolaire, qui réunit les trois gamines et tenta une réconciliation en faisant présenter des excuses par les deux turbulentes.
Circulez ! Il n'y a plus rien à voir. Tout est rentré dans l'ordre. Vous le croyez ?
Les deux " folledingues" digérant mal ce qu'elles ont pris pour une humiliation, attendirent à la sortie du lycée la pauvre Ange. Le sourire aux lèvres et les mains dans les poches ? Vous plaisantez ! Une batte de base-ball dansa la gigue sur la pauvre gamine affolée. Personne pour lui venir en aide. Le coup était bien monté, dans une rue peu passante.
Les parents d'Ange, sous le choc, conduisirent la gamine chez le médecin qui la soigna et conseilla de lui faire changer de lycée. "vous savez, vous n'y arriverez pas et votre gamine court de trop sérieux risques".
Retour à la case du Directeur qui s'écria : "plutôt que de changer Ange d'école, apprenez-lui à se défendre". Ben voyons, comment n'y avaient-ils pas pensé plutôt ? L'armer aussi, tant qu'à faire ! Dans le sac à dos, une batte de base-ball par exemple pour jouer les majorettes !
Là à ce moment du récit j'ai failli m'étrangler. Tous ces pauvres visages d'anges morts pour rien, pour un vélo, pour vingt euros, pour une fille, et j'en passe, doivent se retourner dans leurs tombes. Ils n'ont pas su se défendre eux ? Ce qui est sûr c'est qu'ils y ont laissé leur pauvre vie avant même de l'avoir commencée.
Ange retrouva son insouciance et ses joues roses lorsqu'elle connut son nouveau lycée.
Qui sera la prochaine victime ? Il n'y a pas de raison que ça s'arrête !
La morale de cette histoire, s'il y en a une : j'ai connu la même chose avec des enfants de l'âge des miens et de celui d'Ange. Nous habitions le 9.5 . Ils revenaient de l'entraînement du judo, en plein hiver, en slip et socquettes, parce qu'ils avaient eu le tort de porter des vêtements de sport de marque du style Tacchini. (les parents s'étaient saignés aux quatre veines pour faire plaisir à leurs enfants). Ils se faisaient spolier en toute impunité après s'être fait tabasser en cas de résistance. Et c'était ... il y a quarante ans. En quarante ans, aucune évolution malgré toutes les différentes couleurs politiques en place.
Alors qui est coupable ? Les parents permissifs et égoïstes. Un point ! Le directeur par fierté, son lycée se trouvant déserté par manque d'autorité, la sienne au passage. Deux points.
Alors qui est la victime ? Les deux folledingues. Il leur a manqué des claques et par conséquent l'attention et l'amour des parents. Un point. La pauvre Ange qui gardera à vie ce traumatisme. Deux points. Match nul. Nul comme les comportements laxistes et irresponsables.
Alors Monsieur le Maire, les juges vous ont donné tort de vouloir remplacer les parents irresponsables et maintenant vous trinquez. Vous serez puni de votre témérité !!!
Hier, on nous a remontré Monsieur Bayrou donnant une gifle à un gamin qui lui faisait les poches. Pourquoi est-ce resté impuni ? Parce que les parents du gamin se sont faits discrets. Donc messieurs les parents irresponsables je ne vous souhaite qu'une seule chose, qu'à leurs tours vos gamines soient la cible de "malfaisantes". Et là je suis certaine que vous irez crier au scandale.
En attendant, mesdemoiselles, j'ai peine pour vous car vous filez un mauvais coton et vous risquez un jour de tomber sur des oiseaux de mauvais augure qui vous conduiront au désastre.
Monsieur le Maire vous avez toute ma sympathie. J'aurais réagi comme vous mais peut-être est-ce moi qui aurais reçu la gifle ? Que croyez-vous qu'il serait arrivé au gamin alors ? On l'aurait traité avec indulgence de "petit sauvageon". Que de claques qui se perdent !!!.
La fête des amoureux est terminée. Elle est passée bien vite . 24h c'est 24h ! Pas une minute de moins, pas une de plus. Et oui ! On n'en parle plus. Elle a sûrement fait le bonheur de quelques unes d'entre nous ou a provoqué un sentiment de frustration à d'autres.
Ce matin, au réveil, une rose rouge, au port altier et à l'odeur délicate, cueillie au fond du jardin, prenait son bain dans un soliflore, lui-même offert lors d'un voyage à Murano. Mon regard s'est posé sur l'homme de ma vie. D'une voix taquine, je lui fais remarquer que c'était hier la Saint Valentin. Pour toute réponse : Ah bon !
Moi j'ai été élevée dans le culte de l'Amour Toujours, des belles histoires chuchotées par l'entourage amical de ma maman et que j'écoutais avec beaucoup de curiosité dés mon plus jeune âge. De plus traînaient toujours sur la table de la cuisine les magazines Nous-Deux et Bonne Soirée. Sans oublier Modes et Travaux, posé sur les genoux, un oeil rivé sur les explications, une maille à l'endroit, une à l'envers. Diminuer deux mailles à gauche... Les langues se déliaient à la même vitesse que les aiguilles à tricoter; en même temps que prenaient forme les tricots.
Je me souviens, on attendait avec impatience la suite du roman-photos qui nous racontait de semaine en semaine les amours, les trahisons, les retrouvailles. Dr House, Housewifes réunis sur papier en bande dessinée.
Est-ce l'explication de mon esprit midinette ? Est-ce ma motivation de n'écrire que des histoires d'amour même quand le livre est grave ?
C'est dans le terreau de l'enfance que l'on peaufine sa personnalité.
Demandons-nous quel enfant nous avons été, quelle enfance nous avons vécue et notre réalité verra le jour.
Une rose rouge me conte fleurette, aujourd'hui !