05/07/2023 15:37 par ninanet

  • 05/07/2023 15:37 par ninanet

Bonjour mes amis et amis.

« L’écriture est une aventure. On n’en sort jamais indemne ».

Merci FB qui garde trace de tous nos écrits, émotions et partages.

Ce n’est que de l’amour, de l’humour, du bonheur ! Et ça fait beaucoup de bien, surtout quand on est à un moment où on a en tant besoin ! 

Ce matin un « ami » disons  un nouvel « ami » découvre ma page d’auteure et ressort une vieille photo de ma première conférence à la sortie de mon premier recueil de nouvelles et poésies, dans ma ville qui m’a mise à l’honneur. Ce n’est pas rien, m’exprimer devant une salle comble, me retrouver dans un exercice inconnu de moi, répondre à des tas de questions pour assouvir la curiosité saine des intervenants… 

Une première qui ne s’oublie pas ! C’était une première jalonnée d’autres premières fois dans mon existence.

Quand j’y repense j’en ai encore des frissons. Je n’arrive pas à m’en détacher !

Suite à cette soirée, je me revois toutes ces années à faire le tour des salons, des librairies.  Arriver avec une valise pleine à craquer (des rêves plein la tête) et repartir avec la sensation du travail bien accompli. Il y a des dédicaces exaltantes, d’autres décevantes, d’autres encore en demi–teintes…  Tout ne se passe pas toujours comme on le souhaite.

Puis l’expérience aidant, l’envie toujours prégnante, l’imagination fertile amplifiant ma bibliographie et mes illustrations pour les contes d’enfants, ont fait le reste du travail. Car croyez bien, écrire c’est du travail même si c’est avant tout une partie de plaisir !

J’en profite donc pour remercier toutes mes lectrices et lecteurs, petits et grands. Remercier la médiathèque de Saint Raphaël, toutes et tous les libraires qui m’ont fait confiance.

Bizarre, j’ai la sensation d’un seul coup, de faire mes adieux. Non, non, non !

Je continuerai tant que vous serez avec moi.


02/07/2023 21:14 par ninanet

  • 02/07/2023 21:14 par ninanet

Bonjour mes amies et amis.

Je vous avais habitués à une chronique chaque semaine suite à mes séances de dédicaces.

Le mois de juin a été bien silencieux. Je me suis abstenue non par choix mais par nécessité.

Et enfin, le 1er juillet me propulse dans un bel Espace Culturel à Les Arcs.

9h tapant, me voilà devant ma table nappée de rouge en train de disposer mes livres. À l’accueil une belle affiche, avec ma photo et celle de mon dernier roman, annonçant ma dédicace, une autre avait pris place sur un présentoir à ma droite. On ne pouvait pas me rater.

Tout de suite je mets un bémol à mon enthousiasme !  En face de moi, tout le hall est investi par des grands bacs de soldes, des bacs immenses. Remises allant de 30% à 50%. Hou là là ! Me suis-je dit, pour ma reprise, je me retrouve dans une galère !!! Les visiteurs viennent pour les soldes ! Vont-ils même seulement s’arrêter devant ma table ?

J’appréhendais plutôt le stress des visiteurs suite aux événements des nuits d’émeute. Mais là c’est plutôt le porte-monnaie qui fera de la résistance à la vue de mes livres, les soldes auront tout préempté. Alors je gamberge. Comment lutter contre cet adversaire ? Ma petite voix interne me susurre « fixe-toi un objectif et à toi d’y parvenir » ! Ben voyons !!!

Aussi, à mon grand étonnement, je n’ai eu nul besoin d’artifices, ni de stratagèmes pour convaincre. Je suis restée moi-même pour que ma journée se passe tout en harmonie. Harmonie des mots, des échanges. L’empathie est présente. Puis suivent les confidences, les soupirs, les yeux rougis, les émotions, tout y était ! J’en avais autant besoin que ces lectrices que je comprenais, écoutais, conseillais. Je n’ai pas joué la psy, ne me dit-on pas depuis toujours que j’ai une grande capacité d’écoute et là je l’ai mise à l’épreuve !

Cerise sur le gâteau un annonceur, se promenant dans les rayons, n’avait de cesse d’annoncer ma dédicace, sauf que bizarrement à chaque fois qu’il s’approchait de ma table j’étais très occupée. Alors il repartait en disant « Annette Lellouche est très occupée par ses lectrices ». Ça détendait bien l’ambiance.

Mes lectrices : Martine de l’Indre a ouvert le bal des dédicaces avec Lettre à pépé Charles - Viviane de Moselle l’a suivie de près - maman Rima et Amel venues acheter un livre pour le professeur de la gamine, d’un coup de cœur ont choisi « Lettre à pépé Charles, Peggy idem, Sylvia un bras en écharpe après un long échange est partie mais elle est revenue très vite « je prends les 2 me dit-elle ». J’avais perdu le fil, quels deux ? La Miraculée et Lettre… Ouah, là j’étais vraiment touchée, les deux livres sur ma vie ! Et nous voilà reparties pour un long échange, ses petites-filles l’attendaient patiemment… Martine ne pouvant choisir a fait le même choix que Sylvia, Catherine de Vidauban, professeur a choisi bien sûr « lettre… » -  Christelle avec sa fibre patriotique a également choisi « Lettre à pépé Charles pour se faire du bien », Toni et Élise voulaient devenir pâtissiers partis avec Gracieuse tome 6, Érika pour son tonton Léo de Les Arcs avec « À l’assaut du bonheur »… À 15h j’envoyais un SOS à mon époux pour qu’il m’apporte des « Lettre à Pépé Charles », stock tombé à zéro. Le pauvre, il m’accompagne, retourne à la maison et revient le soir me chercher. Là je l’ai mis à contribution pour qu’il vienne bien plus tôt me récupérer et m’attendre jusqu’à la fin de la journée, mais jamais il ne rechigne, tellement fier ! Sans ses encouragements, je ne sais pas si…

Un grand merci à toutes et à tous. Nous reverrons-nous ? Je le souhaite tellement !

Merci au Directeur du Magasin venu me saluer et me revoir  plus tard pour me demander si tout allait bien. Merci à Pauline.  Enfin merci à l’animateur qui proposait une dégustation de café au milieu des soldes et qui à mon arrivée m’a apporté un café : «  ça me ferait très plaisir que vous acceptiez ». Et moi donc !!!

Objectif atteint mais non dépassé. J’aurais pu, mais le plus important étant de prendre mon temps, de rester à l’écoute et de bien faire. Comprenne qui peut !


18/06/2023 17:30 par ninanet

  • 18/06/2023 17:30 par ninanet

« Il y a dans chaque cœur un coin de solitude que personne ne peut atteindre » Albert Camus

Voilà ! La journée de la fête des papas est presque terminée. Les repas de famille ont réuni petits et grands. Les cadeaux ont été déballés, bises, sourires ont été partagés. Mais aussi les soupes à la grimace, les règlements de compte et les grincements de dents ont fait du bruit. C’est imparable !

Beaucoup de papas ont été gâtés. Quelques SMS ont été envoyés pour faire bonne conscience et le tour est joué. D’autres encore, ont été complètement ignorés, tombant dans l’oubli. C’est triste !

Il reste les papas disparus. Le poids du chagrin est lourd. Il est enfoui dans le tréfonds de nos cœurs, tapi en silence mais toujours en présence. Je ne sais pas comment étaient les papas des autres mais toi tu étais un papa « spécial papa ».

 

C’est la huitième fête des papas, sans toi.

Tous les jours des bébés naissent

Et des personnes, de vivre, cessent.

Ton absence n’est que présence en moi.

 

Tu pouvais passer des jours

Les lèvres closes, le souffle apaisé

Sans dire un mot, juste à écouter.

Ton regard valait tous les discours.

 

Puis un jour, sans préavis tu es parti.

Tu n’as pas voulu peser sur nos vies.

Tu t’es débranché dans ton fauteuil,

Je n’en ai jamais fait mon deuil.

 

En cette journée spéciale fête des papas

Je retiens mes larmes, tu n’aimerais pas

Ma tristesse. Alors prends ma main

Tous deux, continuons notre chemin.

Bonne fête à tous les papas, les futurs papas impatients de voir naître l’heureux bébé. Une pensée pour les papas qui ne sont plus là sur terre mais bien là en nos cœurs.

Une rose-rose

04/06/2023 15:36 par ninanet

  • Une rose-rose

    Une rose-rose

    04/06/2023 15:36 par ninanet

Bonjour mes amies et amis, petits et grands

La journée des fêtes des mères est une journée pénible pour moi !

J’en ai un tel mauvais souvenir de mon enfance, telle une épine fichée dans mon cœur !

Alors depuis je m’offre des fleurs, j’en cueille, j’en plante. Je leur parle, je les bichonne. Je les taille, les nourris. Je les aime et elles me le rendent bien puisqu’on me dit que j’ai la main verte. Ce n’est pas un hasard…

Voici mon rosier planté aujourd’hui. Justement en ce jour de fêtes des mères !

Quelques vers tout simples :

Un rosier pour moi

Un rosier dans la joie

Un rosier pour réparer

Les erreurs du passé.

 

Un rosier  j’ai planté.


04/06/2023 09:20 par ninanet

  • 04/06/2023 09:20 par ninanet

Bonjour mes amies.

On a beau se croire invincible, le destin est le plus fort !

Ma première pensée en me levant ce matin est allée vers toutes ces mamans meurtries dans leur chair. Perdre un enfant est je crois le pire du pire.

Cette année,  en ce jour de fête des mères, un voile vient assombrir la fête annuelle mettant à l’honneur toutes les mamans.

Comment ne pas penser avec respect, tristesse, sollicitude, empathie aux mamans qui ont vu disparaître leur enfant, bien souvent dans des circonstances dramatiques qui auraient pu être évitées. Personne ne peut se mettre à votre place, personne ne peut mesurer ce que vous vivez aujourd’hui. On peut compatir, on peut essayer de comprendre ou partager votre peine, mais cela ne fera pas revenir l’enfant chéri.

Une pensée pour toutes les mamans qui ont perdu leur maman. Pour les enfants ingrats qui ne prendront pas une minute pour embrasser leur maman ou le téléphone pour dire « maman je t’aime ».

Fils et filles si vous me lisez, sautez le pas, oubliez vos rancunes, une maman est unique. La mienne est partie il y a trois ans et c’est seulement maintenant que je comprends bien des situations… 

ET bien sûr pensons aux mamans qui fêteront aujourd’hui leur première fête des mamans.

Bonne fête à toutes les mamans.

Le hasard des rencontres

29/05/2023 16:02 par ninanet

  • Le hasard des rencontres

    Le hasard des rencontres

    29/05/2023 16:02 par ninanet

Bonjour mes amies et amis, petits et grands.

Un petit récit sur ma séance de dédicace à Montauroux ce samedi 27/5/23.

Une fois n’est pas coutume, je vais faire court. Je remercie mes lectrices et lecteurs, petits et grands d’être venus à ma rencontre. Ça m’a vraiment touchée de vous revoir. J’ai toujours peur de lasser ou de ne plus plaire (le doute c’est terrible). L’Amitié y avait toute sa place.

Nonobstant, je pensais qu’à une semaine de la fête des mères, les fifilles et fistons à leur maman allaient accourir. Que nenni. Peu de monde et l’explication est très simple, il n’avait pas fait beau les jours précédents et là c’était le plein été. Alors Le Lac de St Cassien, à quelques kilomètres de là, a battu tous ses records et c’est tant mieux !

Tant mieux ? Je vous vois froncer les sourcils ? Ben oui ! J’ai pu échanger tranquillement avec chaque personne, échanger, raconter ET dédicacer ! Avoir le temps, prendre son temps c’est assurément le chemin qui mène de l’auteur au lecteur.

Aussi,  je ne résiste pas à vous raconter ma rencontre avec Michèle. Quand elle s’est approchée de ma table de livres « non, non me dit-elle, je ne lis pas ça »… Pas grave, que lisez-vous ? Une petite hésitation puis elle commence à me dire « je ne devais pas venir ce matin, je vous rencontre et ce n’est pas un hasard. Je crois beaucoup aux signes du destin »… Comme ça pendant un long moment. Ça tombait bien, je lui ai raconté l’apparition de mon père venu me secourir (en rêve) alors que j’étais en danger à l’hôpital. Et plus elle me parlait et plus j’avais la sensation de m’entendre en écho. Je ne l’avais jamais rencontrée auparavant et là, moi la cartésienne, j’étais sous son charme. Destin en copie conforme au mien… Elle a choisi « La Miraculée » et j’étais en train d’œuvrer pour le lui dédicacer, lorsque sa fille, Katia, est venue nous rejoindre. Une très belle femme, autodidacte et au caractère très affirmé. Nous avons continué à échanger et tout de suite elle dit à sa mère « maman je t’offre -À l’assaut du bonheur-, je vois que tu as très envie de le prendre ». Mère et fille se sont embrassées et j’ai eu un pincement au cœur. Cinq ans déjà que la mienne s’en est allée. Peut-être était-elle là-haut à nous observer ?

Un autre signe du destin, ce matin en nettoyant mon jardin, j’ai vu surgir une branche fleurie de pois de senteur. C’était quelques graines que m’avait donné mon amie Claire et qui n’ont jamais poussé. Et là je n’en croyais pas mes yeux. Cela fait un an que Claire est partie. Et elle a fait fleurir ses quelques graines de pois de senteur, pour m’envoyer un signe. J’ai tout de suite planté un tuteur, posé quelques pierres au sol… Bien reçu ma Claire, mia Chiara. J’avais pour habitude de te raconter mes séances de dédicaces.     E destino !


26/05/2023 17:45 par ninanet

  • 26/05/2023 17:45 par ninanet

« Sourire : quelle force d’apaisement, force de douceur, de calme, force de rayonnement » Guy de Larigaudie.

Samedi 27 Mai 2023 de 9h à 18h séance de dédicace spéciale fête des mamans, à l’Espace Culturel du Centre Leclerc à Montauroux.

Une maman est unique, perle rare et irremplaçable, devrait être fêtée tous les jours. Oui mais voilà, le temps nous accapare, les moyens ne sont pas extensibles, alors ne perdez plus de temps.

Offrez-lui un livre avec une dédicace personnalisée. Ce sera un cadeau intemporel.

Dès demain venez à ma rencontre. Je vous parlerai avec toute la passion qui m’anime et avec mon sourire en prime de mes romans « tranches de vie, écrites avec humour et amour ». Merci et à demain samedi.

Des fleurs pour Des innocents.

22/05/2023 13:24 par ninanet

  • Des fleurs pour Des innocents.

    Des fleurs pour Des innocents.

    22/05/2023 13:24 par ninanet

Bonjour mes amies et amis.

Dimanche en dédicace à La Crau, parmi plus de 60 auteurs régionaux. Pas grand monde.

Tout se complique, le temps pluvieux du matin, le retour des vacanciers du WE de l’ascension, la morosité ambiante (même si on veut positiver, on la ressent)…

Heureuses retrouvailles avec Hélène Guenou rencontrée lors du premier salon à La Crau, venue avec son amie Christine repartie avec « La Miraculée », Roseline comme le bon vin de notre région m’a-t-elle dit dans un grand éclat de rire au moment de la dédicace de « Lettre à pépé Charles »… Nouvelles amitiés en vue, j’en suis persuadée.

Quelques belles rencontres avec de jeunes enfants, les jumelles Elza et Nora ont choisi Gracieuse tome 6, Gabriel qui ne serait pas reparti sans le tome 5 de Gracieuse… Léa qui ne pouvant choisir a voulu les 2 Gracieuse T.5 et T.6…  Elle sautait de joie. Ça fait plaisir à voir.

Un couple, pardon j’ai oublié de relever les prénoms, c’était en fin d’AM., reparti pour Madame avec « La Miraculée » et pour Monsieur « Lettre à pépé Charles ».

Quelques autres livres dédicacés vers la fin du salon. Le soleil était de retour ainsi que les lecteurs. Beaucoup d’enfants accompagnaient leurs parents. L’honneur est sauf !

Je ne m’étendrai pas davantage sur ce salon. Un grand merci  aux Crauroises et Craurois. À l’an prochain en souhaitant un meilleur cru.

Rentrée facile à la maison. Les médias annonçaient des embouteillages. Pas dans notre région.

Et là, le pouce sur la télécommande du poste de télévision, histoire de se détendre, que de mauvaises nouvelles !

Trois jeunes policiers ont perdu la vie dans le Nord de la France, à Marseille des règlements de compte pour la drogue dont plusieurs morts, des jeunes. 21 depuis quelques mois nous assure-t-on, des agriculteurs désespérés d’avoir tout perdu... Nous avons eu droit à un lot de consolation : un reportage sur la si belle ville de San Francisco. L’horreur dans sa plus grande démonstration. Est-ce un message pour nous faire comprendre qu’il y a bien pire que chez nous ?

Je la connais cette ville magnifique ; Maxime Le Forestier l’a chantée avec une maison bleue… Comment en est-on arrivé là ? La pauvreté pour se nourrir mais les moyens pour se détruire ? On nous explique que les drogués revendent ce qu’ils ont volé et avec… Direction drogue ; Ils sont dans un sale état. Pliés en deux, hurlant…

Et ce matin, les mêmes médias nous racontent  que de jeunes ados de 18ans se  transforment en tueurs à gages et ramassent des sommes folles en se vantant sur les réseaux… On nous raconte qu’à l’École alsacienne, les transphobes, les transgenres… STOP ! N’en jetez plus, la cour est pleine. N’en jetez plus, la coupe est pleine. J’en ai des hauts le cœur.  Forcément on marche sur la tête, les tripes renversées !!!

Une pensée émue et une prière ardente pour tous ces morts venus au monde pour nous sauver, NOUS, et qui à 25 ans ne verront ni naitre, ni grandir leurs enfants, ne verront plus le soleil.  La Vie ne les a pas gâtés. Est- ce juste ? Est-ce normal ? Et surtout à qui la faute ?


20/05/2023 18:17 par ninanet

  • 20/05/2023 18:17 par ninanet

Bonjour mes amies et amis, petits et grands.
« De temps en temps, il est bon de faire une pause dans notre quête du bonheur et d’être simplement heureux » Guillaume Apollinaire.
Demain, dimanche 21-5-23 je serais simplement heureuse de vous retrouver à l'Espace Culturel Maurric à La Crau de 10h à 18H pour vous présenter mes romans et mes contes pour enfants.
En plus du souhait de voir mon cercle de lecteurs s'agrandir dans la joie et la bonne humeur, ma passion en prime, mon plus grand bonheur serait de vous revoir, vous mes lectrices, lecteurs et jeunes lecteurs de l'an dernier.
De nombreux auteurs régionaux seront présents pour vous accueillir et vous dédicacer leurs livres si affinités. À demain ! Et un grand merci par avance de partager votre dimanche avec nous..

La voix.

19/05/2023 10:48 par ninanet

  • La voix.

    La voix.

    19/05/2023 10:48 par ninanet

ORL-Phoniatre. C’est qui, c’est quoi ? C’est l’homme qui fait des miracles auprès de ceux qui ont des problèmes de voix, de cordes vocales…

Nous naissons tous avec une voix, fort heureusement. Dès les premières heures de notre vie, on donne de la voix. Plus tard on discute, argumente toujours avec notre voix. Il nous arrive de vociférer ou de palabrer ou de laisser tomber car à s’égosiller on en perd sa voix.

Je sais, vous êtes en train de vous demander où je veux en venir.

Hier au téléphone, je demande à parler à ma conseillère bancaire. Désolée me répond une gentille voix, elle est au téléphone, je suis madame X, peut-être puis-je vous aider ?

Proposition qui m’agace. Non je veux parler à… J’ai bien compris me répond-elle mais…

OK, je cède et j’explique ce qui motive mon appel téléphonique. Soudain je réalise qu’elle ne sait même pas qui je suis et là je me présente. Puis connaissant les us et coutumes des banques, je donne de la voix en devançant son questionnaire « votre date de naissance, le prénom de votre mère et bla bla bla… » Que nenni ! Inutile me dit-elle je reconnais votre voix, je sais qui vous êtes Madame Lellouche.

Là je reste sans voix. Reprenant vite mes esprits je lui redemande son nom. Ce qu’elle fit. Ben ça ne me dit rien. Les rôles sont inversés, c’est moi qui pose les questions. On se connaît ? Ben oui Madame Lellouche lorsque vous étiez reprographe à Cergy…

« Oh la la ça remonte à vieux et vous vous souvenez de ma voix » ? Finalement la gentille voix fait à la perfection son travail et me salue avec amitié. Je suis restée un moment interloquée. A-t-elle vraiment reconnu ma voix ? Oh et pourquoi pas ?

Puis ce matin, une émission de télé, CNews pour ne pas la nommer, a invité un ORL-Phoniatre, Dr Abitbol. Sujet de l’émission LA VOIX. Décidément ! Je tends l’oreille et j’apprends que la voix est le reflet de la personne. Chaque voix est propre à chaque individu. Je souris fort aise. Et la conclusion de l’ORL-Phoniatre : « La voix est pilotée par l’oreille » en citant l’anecdote du jour où Charles Aznavour est allé le consulter car il avait perdu sa voix. Non il n’avait pas perdu sa voix mais son audition. Une fois appareillé, il avait retrouvé sa voix… 80 ans.

 Je repense soudain au grand professeur qui m’avait opérée d’une tympanoplastie dans chaque oreille. Il avait changé ma vie. De sourde, j’entendais à la perfection. Voilà qui explique sans nul doute ma voix qu’on n’oublie pas, ma voix qui me ressemble.

Une petite voix me susurre : le progrès reste sans voix… Ben oui ! Avant on se parlait, puis est arrivé le téléphone, on se téléphonait puis les réseaux ont supplanté la voix, chacun face à son ordi, seuls nos doigts virevoltent sur les touches… Et j’apprends que la jeunesse souffre de dysphorie. Ça vous étonne vous ?