"GUSTAVE"

24/06/2012 14:23 par ninanet

  • "GUSTAVE"

    "GUSTAVE"

    24/06/2012 14:23 par ninanet

Gustave a encore fait des siennes. Il a séduit Céleste du webzine "livrogne.com". Elle lui a accordé une jolie critique que je vous invite à découvrir partiellement.

(Pour la lire intégralement aller à : http://livrogne.com/2012/06/gustave-annette-lellouche/ )

"Gustave – Annette Lellouche
Auprès de Gustave, je vivais heureux… pourrait fredonner Pépé Charles en saluant au passage Monsieur Brassens et en s’agenouillant les yeux tournés vers le Ciel le remerciant de lui avoir permis d’emprunter un peu de sa prose…
Et Gustave à son tour le regarde, se courbe, agite son feuillage en guise de merci…
Car, vous l’aurez compris, le meilleur ami de Pépé Charles est un chêne. Majestueux, il brave les caprices du climat, s’habille d’un beau camaïeu de vert puis d’ocre. Pour Pépé Charles, il est le confident muet, le témoin de ses rêves, celui qui jamais ne le trahit mais veille sur lui chaque jour. Aussi, lorsqu’il vient lui parler, il guette le moindre frémissement de feuillage, le moindre crissement de branches comme une réponse à ses tourments ou à ses joies....
... Charles est cordonnier, aime les chats, sa sœur Giulia et partage de longues conversations avec un petit garçon à qui il livre quelques secrets, quelques enseignements et sa vie de tous les jours coule inlassablement. ...
Alors vinrent Simone puis Aurélien, dont je tairai le destin afin de vous inciter davantage encore à lire ce petit chef d’œuvre, ce concentré d’émotions qui, vous l’aurez compris, a recueilli tous mes suffrages.
Quant à Gustave bien enraciné dans sa terre natale et bien plus fort que n’aurait plus l’imaginer le fabulateur du Roi Soleil, il recueillera avec son silence attentif habituel les dernières péripéties du récit que Charles a voulu partager avec l’enfant.
Mais laissons à présent à Gustave témoin de chêne et à l’enfant témoin de chair le soin de vous révéler les conclusions de cette belle et émouvante histoire…
Un beau récit au parfum de garrigue ou d’encens qui s’adresse aux jeunes et aux moins jeunes qui ont gardé le sens de l’émerveillement… Je suis de ceux-là."

Il ne me reste plus qu'à remercier Céleste.

Succès oblige, le tome 2 de Gustave est déjà en route.
Vous avez envie de passer vous aussi un bon moment avec "Gustave" vous pouvez le commander sur mon site : a5editions.fr - Je vous l'expédierai en frais de port gratuit, sous 48h, après réception de votre règlement de dix euros.

Gustavement Vôtre !

L'amitié à l'imparfait

22/06/2012 21:03 par ninanet

Pourquoi l'amitié se conjugue-t-elle régulièrement à l'imparfait ?

C'était mon ami (e); Ami(e) d'enfance, ami(e) de vacances, ami(e) de circonstance !

C'était quelqu'un de bien mais le vent a tourné. Non c'est l'amitié qui a tourné le dos.

L'amitié c'est comme l'amour. Elle s'installe et on croit que c'est pour toujours. Et comme l'amour ça tourne court !

Dur est l'instant où l'on se rend compte qu'on s'est trompé. Le masque tombe un jour ou l'autre et le regard fuyant de l'ami(e) en dit long. À ce moment précis, surtout ne jamais se poser de questions, ne jamais se remettre en question. Inutile de chercher à comprendre. À quoi bon puisqu'il est déjà trop tard ! L'incompréhension remplace les bons sentiments, les sourires se transforment en grimaces, la jalousie parfois épouse l'envie.

Tourner le dos, sans un mot est la meilleure solution.

D'autres amitiés viendront et repartiront sans laisser de traces. C'était de l'or en plaqué, du faux !

L'amitié à l'imparfait !

Bonne fête papa

17/06/2012 13:04 par ninanet

  • Bonne fête  papa

    Bonne fête papa

    17/06/2012 13:04 par ninanet

Au cas où vous reviendriez d'une île déserte, vous n'êtes pas sans savoir qu'aujourd'hui tous les papas sont à l'honneur. Tous ?

À notre époque des familles recomposées, combien de papas ont été fêtés à distance ? Le téléphone servant de fil conducteur : "bonjour papa, bonne fête papa, bisous papa" et hop le tour est joué. La morale est sauve !

J'entends d'ici les grincements de dents qui s'ensuivirent : "il a choisi son camp, il préfère les enfants de l'autre".

Moi je n'en crois rien, un papa ne choisit aucun camp. Ses enfants il les aime, s'en occupe un week-end sur deux, partage les jeux, les sports, donne de son temps et de ses forces pour le bien de tous.

Mais voilà, un enfant réclame toujours plus. Même adulte il attend des sourires, des encouragements, des compliments.

Mais voilà ceux-ci ne viennent pas toujours à temps et il reste toujours un fond d'aigreur au fond de la gorge, de solitude dans les yeux et de découragements dans le coeur. Nul n'est besoin de famille recomposée pour reconnaître la jalousie entre fratrie. Et comme c'est dur à vivre !

Aussi, mille kilomètres me séparant de mon papa, le téléphone a joué son rôle de vase communiquant et j'ai été touchée par sa voix chaude et tremblotante lorsqu'il m'a dit qu'il était content que je ne l'avais pas oublié.

T'oublier papa ? Comment serait-ce possible ? Tout ce que j'ai réussi, c'est dans tes yeux que j'ai puisé la force et l'envie d'avancer toujours plus loin.

Bonne fête papa.


 

Causerie

13/06/2012 20:18 par ninanet

Dix jours passés, là-bas, de l'autre côté du Monde.

Dix jours sans télévision, sans radio, sans presse.

Dix jours de causeries, de flâneries, de restaurations diverses.

Dix jours sans aucune ombre à la ronde.

Te souviens-tu, lors d'une baignade, lorsque les vagues déferlantes nous submergeaient, pour me protéger, tu me soulevais de tes deux bras puissants, comme un fêtu de paille. Je ne pesais plus rien. J'étais légère. J'étais au septième ciel.

Te souviens-tu quand tu as voulu que je sois la plus belle, tu m'as fait essayer mille robes. Je n'en pouvais plus mais quel bonheur dans tes yeux ravis lorsque la jolie robe tu as choisie.

Te souviens-tu de nos promenades dans cet immense parc, de cette orgie de couleurs et de senteurs, perlée de rosée matinale. Tu voulais que je partage ton nouveau bonheur, que je découvre ton nouveau toit et moi mon coeur se serrait en pensant qu'il m'éloignait un peu de toi. C'est si loin là-bas !

Te souviens-tu de ces soirées lumineuses, en longeant les marinas nous cherchions un abri où un festival de saveurs nous ordonnaient de régaler nos estomacs, au rythme des vieilles balades chantées par ce vieux guitariste hilare, cheveux longs grisonnants. Intemporel !.

Te souviens-tu durant ces dix jours c'était la fête des mères et jamais comme durant ces dix jours tu ne m'avais autant prouvé ton amour filial. Nous nous étions un peu perdus. Nous nous sommes retrouvés.

Moi ces dix jours je ne les oublierai jamais. Je ne regrette pas le voyage. C'était magique !

 

 

 

 

Le retour

11/06/2012 21:39 par ninanet

Me voici de retour. Dix jours sans ma drogue Internet, sans mes mails, sans mon écriture, sans mes coups de gueule, sans RIEN ! Mais attention sans RIEN mais dix jours pleins de TOUT.

J'allume mon ordinateur avec appréhension comme une écolière qui reprend le chemin de l'école après des vacances scolaires. Qu'allais-je y trouver ? Que s'est-il passé durant ces dix jours d'absence ? Je suis troublée. Je ne me souviens plus du code d'accès. Comment cela est-il possible ? Je tatonne, me trompe à deux reprises puis je respire profondément et recommence pour la troisième fois. Ouf ! La page d'accueil s'ouvre normalement presque en me narguant.

Ciel ! Quatre cent trente quatre mails m'attendaient bien sagement. La panique me reprend. Combien de temps me faudrait-il pour tous les lire ? Et là je commence à dépioter en éliminant tous les poisons publicitaires, Dr Ricaud, La Redoute, Damart, des propositions de vacances à prix époustouflants et j'en passe. Je découvre - avec bonheur - que beaucoup "d'amis" s'étonnaient de mon silence. Beaucoup me demandaient de mes nouvelles "es-tu malade, fatiguée, triste"? . D'autres me fixaient des RDV et ne comprenaient pas mon manque de réactivité. "Ce n'est pas dans tes habitudes" m'a tancée une amie qui avait "oublié" que je partais.

Peu à peu mon angoisse a diminué à la même allure que les mails expulsés. Avec quelle jubilation je cliquais sur "supprimer" ! Furtivement je jetais un oeil sur le nombre restant. Parfois je me disais "encore tout ça" puis "allez j'en vois le bout".

Moralité, j'ai passé toute ma soirée à "épurer drastiquement" l'encombrement de ma boite mails mais j'étais heureuse de toutes ces marques d'affection, d'amitié et d'intérêt. La magie d'Internet !

Quant à mes vacances, je vous en parlerai la prochaine fois. Chaque chose en son temps.

 

L'évasion

30/05/2012 21:03 par ninanet

Fermé pour cause de poudre d'escampette.

Une semaine sans ordinateur, sans dédicaces, sans écriture.

Partir, tout oublier pour se ressourcer et poser mon regard ailleurs.

J'aurai mon petit calepin pour noter toutes les anecdotes que j'aurai plaisir à rapporter.

Je tire les rideaux, je ferme à double tour et je m'évade pour une semaine magique.

 

Aller au bal

28/05/2012 21:45 par ninanet

Fait divers : Deux jeunes mères ont abandonné leurs cinq enfants âgés respectivement de cinq mois à sept ans, pour aller danser à Paris. Une fuite d'eau dans l'appartement a alerté les pompiers qui découvrirent l'incroyable.

Être mère est un don du ciel, de la nature. Donner la vie, quoi de plus merveilleux !

À chaque période de fêtes des mères, j'ai toujours une pensée émue pour toutes ces femmes qui se battent des années durant pour procréer. D'autres remuent ciel et terre pour adopter. Combien pleurent leurs enfants décédés pour cause de maladie, d'accident, le pire, de disparition. Leurs larmes sont de sang, leur chagrin incommensurable, indescriptible.

En ce jour de fête des mères, toutes ces mamans qui vont recevoir des colliers en pâtes colorées, des dessins, des mots d'amour ! Toutes ces mamans qui vont avoir un regard voilé de tendresse et ainsi disparaitront la fatigue, les soucis, les sacrifices. Juste une journée de bonheur pour une année d'amour maternel.

J'ai gardé précieusement deux couverts en bois, une cuiller et une fourchette (service à salade), les manches ont été gravés de mon prénom et d'un petit coeur. Cadeau de mes fils faits en classe pour MA fête des mères. L'émotion est toujours vive, lorsque je m'en sers lors de toutes nos réunions de famille. Un jour mon fils m'a dit "tu les as encore, il va falloir qu'on t'en offre d'autres, on en fait des beaux maintenant". IL avait un  sourire taquin sachant pertinemment que jamais je ne me séparerai de ces trésors d'amour.

C'est à cela que je pensais lorsque j'ai pris connaissance de ce fait divers. Comment peut-on aller danser et s'amuser quand on a laissé un petit bébé fragile de cinq mois ? S'il n'y avait eu le  passage d'un ange (la fuite d'eau) qui sait ce qu'elles auraient retrouvé à leur retour ? Qu'a-t-il manqué à ces deux femmes pour qu'elles se transforment en courant d'air laissant à l'abandon ce qui aurait dû être leur unique raison d'être ? La jugeotte ? La fibre maternelle ? Le sens des responsabilités ?

Cependant le plus triste ce sont ces cinq enfants. Eux ne fêteront pas leur mère. Ils ont été placés. Voici ce que je souhaite que le bébé de cinq mois leur écrirait.

Sorti de tes entrailles

un beau matin tout fébrile

Enfermé dans ta muraille

Pour le motif le plus vil

 

Sorti de ton centre

Toujours ballotté

Toujours rejeté

Toujours loin de ton antre

 

Sorti de mes misères

Retrouvant mes repères

J’oublierai tous ces jours

Sans joie et sans amour

 

Tu m’as donné le meilleur

La hargne du gagneur

Tu m’as donné la vie

Ce sera mon seul Merci !        

 

Le troisième cerveau

26/05/2012 17:33 par ninanet

Le soleil est au beau fixe. Le ciel bleu rejoint la mer belle qui scintille de mille étoiles de jour. Partie pour un moment de détente, je me suis installée sereinement à une terrasse de café lorsque mon regard s'est  porté sur la vitrine d'un kiosque à journaux. Un gros titre s'affichait avec insolence dans un magazine "le ventre, votre deuxième cerveau". Je pressentis brusquement que le rêve allait être gâché.

Bizarement mes yeux se sont posés sur la table de consommateurs à ma gauche. Une grosse glace, dégoulinante de crème chantilly et d'un coulis de framboises,  était en train de se faire engloutir par une personne bien rondelette. Mince alors ! Me suis-je dit ou est-ce mon premier cerveau ?  Jamais je ne me permettrais cela ! Pourquoi ? Je ne suis pas grosse. Oui mais si ... et voilà mon premier cerveau de m'expliquer que nous sommes au mois de mai. Bientôt le maillot de bains, les rondeurs à cacher et tout le tintouin. Alors pas question de sucreries, chantilly et autres.

Soudain mon estomac qui pourtant avait eu sa bonne ration au déjeuner se prit à ronchonner. Il se mit à négocier : Une petite glace deux boules, sans chantilly. Allez va pour un sorbet ! Mais voilà le premier cerveau entra en guerre contre le second qui lui-même contre-attaqua. "Ce soir ce sera léger mais maintenant on se fait plaisir". "Pas question" surenchérit le premier cerveau.

Sauf que j'avais commandé mon sempiternel café avec un petit verre d'eau. Ils furent posés sans ménagement par un joli brin de fille. Mon regard se porta sur la coupe de glace déjà vide de ma voisine de gauche, puis sur l'affiche et enfin sur le joli mannequin qui s'éloignait, se déhanchant sur des gambettes bien galbées. Pas un gramme de graisse ! Oups !

Le ventre le deuxième cerveau oui mais je préfère le troisième cerveau : le regard. Plus convainquant que tous les discours ! Ce sera : pas de glace ! Mon café eut une saveur particulière.

Le destin 2

17/05/2012 19:14 par ninanet

Doit-on subir son destin sans broncher ?

Peut-on avoir une influence sur notre destin ?

Doit-on le laisser nous guider ?

S'élever contre lui et se révolter ?

Toutes ces questions que je me pose

et ces réponses auxquelles je n'ose

d'un trait d'esprit et de sincérité

d'une galéjade vous apporter.

Il était riche, il était beau

il est tombé dans le caniveau.

ils étaient jeunes, ils étaient amoureux

elle est partie le laissant malheureux.

La santé, le bonheur, l'amour

tout pour elle jusqu'au jour

où la maladie sur son lit l'a clouée

l'oiseau sans un mot s'est envolé.

C'est le destin qui a mêlé les cartes et lorsqu'on ne tire pas la bonne, que faire ? Se battre ? Mais les jeux sont faits !

Pleurer, hurler, invoquer les cieux, se laisser mourir ?

Simplement continuer à laisser tourner les aiguilles du temps. L'orage passé, le soleil revient parfois plus brillant.

Nul ne peut influencer le destin mais tous pouvons nous relever après les coups et la revanche n'en sera que plus spectaculaire !

 

Le Destin

15/05/2012 09:19 par ninanet

À quoi tient le Destin ? Aujourd'hui deux hommes vont vers leur Destin.

Il y a eu un gagnant. Il y a eu un perdant. Mais qui a gagné et qui a perdu ?

Et si ce n'est pas ce que l'on pourrait penser ? Et si le gagnant a perdu et le perdant a gagné ?

Un jour nouveau apporte toujours sa lumière. Le chemin brille pour celui qui sait lever la tête et regarder très haut. Voir, sentir, deviner, respirer. Ne jamais se retourner ou alors juste un regard furtif pour mesurer le chemin parcouru et celui qui reste à vivre.

Tout reste à gagner pour un peu qu'on en ait envie.

Tout reste à perdre si on ne sait pas rester lucide.

Seul le coeur continue à battre et s'offre à sa destinée.