Elvis Presley
18/08/2012 10:29 par ninanet
Demain, parce que ce soir je suis fatiguée, je vous entretiendrai sur la gentillesse. je l'ai côtoyée cet été, je l'ai appréciée. C'est important la gentillesse. C'est une valeur sûre.
Alors à demain.
Aujourd'hui je ne vous apprendrai rien. En effet, hier, toutes les radios, toutes les télévisions, en nous annonçant son décès, ont rendu hommage à Jean-Luc Delarue . J'ai eu envie d'écrire Monsieur Jean-Luc Delarue mais pour moi ce n'est pas un Monsieur mais un ami. Nous ne nous connaissions pas bien évidemment. En apprenant sa disparition j'ai reçu un grand coup de poing à l'estomac.
Bien sûr tous les jours des gens meurent du cancer, du sida, de rupture d'anévrisme ou autres maladies de notre siècle. Sans parler des violences, crimes et attentats.
Seulement Jean-Luc était entré chez moi tous les midis, à un moment creux de ma vie. Je m'en souviens précisément. J'avais été licenciée et étais en recherche d'un nouveau travail. Il était l'homme des défis, par exemple lorsqu'il accompagnait sur les marchés Jean-Pierre Coffe, qui avec sa gouaille et ses colères nous amusait. Avec trois fois rien ils nous expliquaient qu'on pouvait nourrir des familles. Ce n'était pas toujours vrai mais ça marchait.
Du rêve et de la bonne humeur !
Il était jeune et beau. Il était drôle. Il parlait avec beaucoup d'amour de sa grand-mère. Et ça nous faisait du bien. C'était sur Canal Plus. Rien avoir avec les émissions d'aujourd'hui que je ne regarde plus du reste. Pas le temps et pas envie parce que pas drôle !
Et puis un jour, celui que l'on surnommait le gendre idéal, il n'a hélas guère eu le temps de le prouver, a amorcé une glissade dont il n'a jamais pu arrêter le cours. Il était seul ! Seul avec lui-même et peut-être contre lui-même. Comment supporter ce succès foudroyant qui grille tout discernement et vous brûle vos chances ? Ce poids lourd à porter vous fait rencontrer la solution dite miracle, le faux ami. La drogue !
Ils étaient où ses amis qui aujourd'hui lui cirent ses bottes "inanimées" ? Pas un n'a pu le tirer de ce gouffre où il s'enfonçait ? Combien l'ont traqué ? Qui l'a dénoncé ? Qui gênait-il ? Il a essayé de s'en sortir, combien se sont moqués de sa caravane ?
Quand on a demandé à ceux et celles qu'il a aidés, s'ils avaient rencontré Jean-Luc ces derniers temps, l'une a répondu je lui ai écrit, l'autre je lui envoyais des mails... Peut-être ne pouvaient-ils rien faire de plus ? TROP TARD !
Monsieur Jean-Luc, si votre vie peut servir d'exemple à notre jeunesse et nous obliger à regarder autour de nous et à tendre la main au bon moment alors votre courte vie aura servi à quelque chose. ADIEU L'AMI !
"Quand tolérance devient complaisance". Je lisais ce matin un article à ce propos et je m'interroge.
La tolérance a des limites très larges. XXL. Tous les pouvoirs. Tous les abus !
Lorsqu'on veut limiter la tolérance par prise de conscience, alors on est traité d'intolérant.
Lorsqu'on veut se révolter parce que la tolérance peut devenir insupportable alors on est traité d'intolérant.
Tolérer un geste de colère, une parole déplacée, un mouvement d'humeur. Il faut encaisser sinon on est traité d'intolérant.
On peut tolérer que votre entourage ait une approche de la vie différente de la vôtre. On le voit dans la façon de se nourrir, les uns aiment le salé, les autres le sucré. Dans la façon de se parfumer, les uns aiment les parfums doux, les autres poivrés. Dans la façon de se vêtir, le long - le court, mode féminine ou masculine. Les "touche pas à" fleurissent. La tolérance dans la diversité est nécessaire et même vitale. La tolérance dans l'adversité est nuisible et peut être fatale.
Où la tolérance devient intolérable c'est quand elle se mue en complaisance par solution de facilité. Parce qu'il faut se plier aux diktats de la société actuelle. Parce qu'une minorité fait entendre sa voix contre une majorité silencieuse. Parce que la lâcheté des uns rend inaudibles les autres. La complaisance c'est la canne blanche.
Quand l'intolérable vous pourrit la vie au point de vous laisser sans voix, alors la décadence de la société est en route ! Complaisance oblige !
« Je ne connais absolument rien à la musique, pour ce que je fais, je n’en ai pas besoin » Elvis Presley.
En première lecture, cette phrase d’Elvis frôle l’insolence. Mais en y réfléchissant bien, elle illustre parfaitement le personnage.
CAR, il avait sa voix avec ses trémolos, il avait déplacé les foules, fait danser et se déhancher des générations entières. Il avait fait rêver, il avait allumé les cœurs, certainement favorisé des amours heureuses. Il avait sa beauté, son style, ses chansons inoubliables « it’s now or never », « love me tender », « don’t be cruel », « are you lonesome to night » sans oublier « king créole » et tant d’autres ...
Il était le KING, alors s’il ne connaissait pas la musique quelle importance ? Il était la musique, il vivait la musique, il incarnait la musique.
Il a laissé son empreinte dans mon cœur et dans ma vie, et si je devais le paraphraser :
« Je ne connais absolument rien à la littérature, pour ce que je fais, je n’en ai pas besoin » Cela ne marcherait pas. Bien évidemment !
Il faudrait impérativement que j’ajoute : c’est mon instinct primitif de survie qui fait l’essentiel ». Quand bien même, ça ne marcherait pas vraiment !
Il n’y avait que le KING pour oser !
Et moi, Elvis, je continue à te chanter !
Cette sensation qui vous prend brusquement. Cette sève amère qui monte insidieusement du ventre aux lèvres. Cette nausée qui vous coupe le souffle. Le dégoût !
Ne rien voir, ne rien savoir ! Tout voir et tout savoir. Le dégoût !
La tristesse s'en vient à son tour. La déception est indomptable. Le dégoût !
Comment s'en débarrasser ? Comment se laver de cette offense ? Plus fort est le dégoût !
Une solution cependant, relativiser. Mais relativiser n'est-ce pas abdiquer ?
Abdiquer n'est-ce pas accepter la pire des compromissions dans un silence assourdissant ?
Le silence, est-ce la bonne solution dans ce monde où tout le monde beugle pour alimenter le dégoût ?
Le coeur n'est plus qu'un moignon atrophié, la raison n'est plus que déraison, le regard s'éteint. Le soleil se voile, les étoiles ternissent, le parfum n'est plus qu'une boule puante.
À force de vouloir tout normaliser, le danger s'installe, comme le dégoût !
« Vivre avec sa conscience, c’est comme conduire avec le frein à main. » de Budd Schulberg.
Ce matin j'ai décidé de faire une pause. Pas d'avancée dans l’écriture de mon roman. Trop fatiguée. Pas de peinture, mes pinceaux sont secs. Pas de cuisine. Des hauts le cœur à la moindre odeur. Pas de ménage. Pas. Pas. Pas …. Alors quoi ?
Lire pour prendre des nouvelles de la société. Et me voilà donc propulsée dans un monde qui me semble soudain bien étranger.
Je fais défiler les titres et mes yeux n’en croient pas leurs oreilles :
- Un bébé de trois ans erre tout seul dans un parking, tétine à la bouche, pendant que sa mère est partie s'amuser. Pour toute explication : le couple de parents s'était disputé, le père a claqué la porte et la mère ne voulant pas être "la sacrifiée" en a fait tout autant !!! Deux enfants de 1 an et de 3 ans abandonnés sans aucun remords, ni aucune prise de conscience.
- Un bébé de trois ans veille sur sa maman décédée d'une rupture d'anévrisme. Depuis combien de temps ? Une semaine ? Plusieurs jours ? L'indifférence totale entourait cette jeune femme. Le grand-père, suite à un appel téléphonique d'une amie, découvre tardivement la mise en scène macabre. Il a fort heureusement recueilli l'enfant. Celui-ci aura-t-il conscience de ce qu’il a vécu ?
- Un père jette au sol son bébé de huit mois et par deux fois ! Il est mort, pas le père qui ne l’aurait pas volé mais le pauvre petit chou. Derrière les barreaux prendra-t-il conscience de la gravité de son acte ou se trouvera-t-il des « consciences » atténuées ?
- Un adolescent viole sa sœur de 8 ans. A-t-il conscience de l’avenir qui l’attend ?
- Un violeur arrêté après plusieurs viols dans des campings. Un récidiviste qui a la conscience de se croire invincible !
Je cherche un peu plus loin pour m’affranchir du sordide, pour ne pas perdre ma conscience. Je serre un peu plus le frein à main et j’analyse :
- Quelques râleurs s’en prennent au Président FH parti en vacances au bout de trois mois d’exercice et aux frais de la princesse. C’est vrai que pour avoir droit aux congés payés il faut avoir travaillé du 1er juin 2011 au 31 mai 2012. Or notre président était en campagne. Il a mouillé sa chemise et ON l’a élu, eh bien il prend des congés payés pendant qu’un français sur deux reste à la maison faute de moyens ! Le pauvre président a interrompu son repos non mérité pour rendre hommage au Major tué en Afghanistan. Ouf l’honneur est sauf ! Enfin presque. Acte conscient ou coup de pub?
Les sondages eux aussi sont des plus désopilants : 54% des français sont déçus de leur nouveau président et dans le même temps, paradoxe bien français, 57% estiment que le dit président tient ses engagements de campagne, à l’exception de quelques détails … reportés à plus tard … Mais je cherche à me rappeler ce qu’il avait promis ? Pas grand-chose ! La conjoncture ou la conscience de son impuissance ? Joker !
- Le juge Courroye. MUTÉ ! De toute urgence ! Pendant qu’il était en vacances ! Le pauvre ! Moi j’espère qu’il a conscience qu’il a quand même de la chance … d’être fonctionnaire. Parce que dans le civil, il aurait été obligé d’aller pointer au chômage. C’est ainsi quand on ne plait plus ! Mais non ! ON se dépêche de lui donner un poste. Pas au fin fond d’une province reculée et obscure, non ! Au Parquet Général de Paris. Zut ! Il voulait lancer sa carrière d’avocat (encore un), devinez où ? À Paris ! Il ne pourra pas ! Conscience absolue !
Je continue à chercher et que lis-je en éclatant de rire (ça décomplexe) ?
« Google continue de verser aux employés leur salaire après leur décès, et ce pendant dix ans !!! »
Je pensais à une plaisanterie ou à un sarcasme. Pas du tout. Je persévère donc dans ma lecture :
« Cela peut paraître ridicule, mais nous offrons des prestations décès chez Google ».
De mes yeux écarquillés, j’avale l’article, salivant par cette annonce alléchante : « Google est une société qui a une solide réputation en matière de confort. Les locaux sont luxueux, confortables, des zones de jeux ainsi que des cuisines ont même été aménagées. L’ensemble est mis à disposition gratuitement. Les employés ont donc l’occasion de travailler dans de bonnes conditions comme le stipule le site Challenges. »
Challenges, combien vous a-t-il coûté cet article ? Non, je m’embrouille, combien vous a-t-on payé pour passer cet article ? Au fond cela revient au même. Business is business !
Décidément les américains ont l’art de la communication. Trop c’est trop !
Moi, j’aurais aimé savoir si les employés étaient contents de leurs salaires, si les salaires après leur décès seront indexés sur le coût de la vie, si les primes seront intégralement versées après ... Pas un mot là-dessus. Of course ! Conscience tranquille les vieilles veuves et les orphelins devenus pères de famille à leur tour (j’ose l’espérer) seront gratifiés en toute conscience. Ah ! Le sacro-saint héritage !
Mais réfléchissons autrement. Les salariés de Google seront tellement chouchoutés, tellement gâtés, qu’ils ne se suicideront pas, qu’ils ne mourront pas … iront tranquillement à la retraite, en parfaite santé. Est-ce que dans ce cas-là les salaires continueront à être versés … dix ans plus tard ?
Bizarrement ma conscience disjoncte, j’ai lâché le frein à main. Tout schuss !!!
Les petits-enfants de mes voisins crient d'un bonheur conscient en plongeant dans la piscine. Un petit garçon pleure, il veut maman et le grand-père de le consoler « viens au va au manège ». Les larmes se sont taries immédiatement. Magique le manège ! Un bruit de glaçons tintinnabule dans les verres, le pastis s’y noie. Une odeur de barbecue traverse le jardin d’en face et vient me chatouiller les narines. Mon appétit revient ! Plus loin, un bouchon de champagne explose dans les airs, un envol d’oiseaux précipité, des fous rires, des chuchotements de plaisir, des soupirs de bien-être. La VIE est là à ma portée. Le frein à main ne répond plus !
Un grand merci aux organisateurs des salons de ces derniers jours à Tourves et au Brusc. Ils ont été d’une générosité et d’un professionnalisme très appréciés de tous les auteurs.
Un grand merci aux visiteurs nombreux, à l’écoute et passionnés de littérature peut-être encore plus que les auteurs.
Un grand merci aux cigales qui nous ont bercés de leurs chants.
Nos sacs bien remplis au départ étaient bien plus légers à la sortie, et nos cœurs étaient emplis de bonheur pour une juste récompense.
Mon roman (histoire vraie au mot près) « Retourne de là où tu viens » a emporté la palme des ventes et de loin. D’instinct, mes nouveaux lecteurs ne s’y sont pas trompés. J’attends leur verdict.
« Gustave » comme d’habitude a séduit les petits et les grands. Succès oblige, l’écriture du tome deux est bien avancée.
Ma saga romanesque, « Un soir d’été en Sardaigne » trottine allègrement. Fort heureusement le rêve l’emporte !
Bonheur toujours intact de ces moments de dédicaces.
Ouf ! Il a fait chaud aujourd'hui. Il n'y a pas eu autant de visiteurs que d'habitude cette année.
SAUF que ceux qui se sont aventurés par cette chaleur torride, délaissant les plages, les berges du Caramy ou les piscines, méritent qu'on leur tire un coup de chapeau.
Du fait du peu d'affluence, nous pouvions tout à loisir parler de nos livres mais pas que de nos livres, de toute la complexité de la chaîne littéraire.
Mention spéciale à Claude et son mari qui m'ont accordé une réelle attention, à Cathy qui avait acheté mon livre "retourne de là où tu viens" au salon de Garéoult. Qui ne tarissait pas d'éloges et qui m'a acheté mes deux autres livres sans même se poser de question.
Et bien sûr mon véritable échange a été avec Julie, une adorable adolescente qui me regardait de ses grands yeux et d'un sourire respectueux. Une jolie personne, vraiment ! Elle était avec son papa. Leur fusion était très belle à voir. Nous avons discuté un bon moment. Elle est repartie avec mon livre sous le bras, offert par son papa qui lui s'était acheté un livre de l'auteur voisin. Elle adore la peinture, j'espère qu'elle se lancera. J'espère la revoir. Elle m'a promis de m'écrire. Dur va être d'attendre son mail.
Merci à vous tous. C'est toujours un bonheur renouvelé ces séances de dédicaces. Après-demain rebelote à la nocturne littéraire du port de Brusc. Quand on vit de sa passion, il n'y a plus de frein.
Demain dimanche 5/8, c'est ma remise en question. Journée dédicaces de 10h à 19h à l'espace culturel de Tourves. Pour la troisième année consécutive, je vais retrouver mes lecteurs. Certains me reconnaitront, d'autres pas. J'irai à la rencontre de nouveaux regards, de nouveaux sourires. Chaque fois c'est la même appréhension. Ma nouvelle rentrée des classes. Ma remise en question. Suis-je bien à ma place ? Suis-je bien au rendez-vous de l'attente de toutes ces personnes qui nous rejoignent pour chercher avec gourmandise "le livre" qui saura les émouvoir ? Suis-je un auteur à part entière ? Le doute, toujours le doute. Mal nécessaire sans nul doute !
Tourves : Occupant un site verdoyant et bucolique, ce bourg provençal se niche au creux de collines qui bordent le Caramy. Sur l’une d’entre elles se dressent fièrement les vestiges du château de Valbelle que le dernier comte embellit au XVIIIè siècle d’une obélisque et d’un majestueux portique à colonnes. Le décor à lui tout seul me séduit et me rassure.
Mardi 7/8, nocturne littéraire au port de Brusc de 19h à 24h. Je dédicacerai mes romans parmi une cinquantaine d'auteurs. Parrains cette année : Yann Queffelec et Richard Bohringer.
Tout ira bien !
Nous vivons une époque folle où personne n'accepte de se remettre en question. Tout le monde se défile. Tout ce qui arrive est de la faute de l'Autre.
Un égoïsme ambiant règne en maître avec une arrogance incroyable.
Assise sur mon carré de sable, j'entends les réflexions irresponsables des gens qui m'entourent :
"Un avion raté, c'est la faute du chauffeur de taxi, je passe sur les moults détails, les enfants sont écrasés de fatigue c'est la faute du voyage, du décalage et non pas des journées à rallonge qu'on leur fait subir alors que d'ordinaire, ils sont couchés à 20h, les enfants boudent à table, bien sûr ils grignotent à longueur de journée. Plus d'horaires, plus de règles la faute à qui ? Aux Vacances. Le pouvoir d'achat prend la plus grande place dans les bavardages des peaux brûlées par le soleil. La faute à qui ? À Sarko même s'il est parti, même s'ils sont heureux les pieds dans l'eau. Les cancers de la peau plus tard incrimineront le soleil et non la bêtise de la surexposition. Et la liste pourrait s'allonger encore et encore !"
Pourtant se remettre en question pourrait sauver bien des gens dans bien des situations parfois inextricables !
Pourtant chercher un début d'explication à ce qui nous arrive c'est déjà avancer vers la sortie du tunnel.
Pourtant une attitude saine et confiante sauverait du mensonge et de la triche. De la politique de l'autruche.
Pourtant il ne suffit pas d'aimer pour se croire sorti d'affaires. Il faut aimer en cherchant à préserver l'autre, les autres. Aimer un enfant en lui expliquant le bien et le mal est plus difficile que de laisser faire par manque de courage, par laxisme et par ÉGOÏSME.
Pourtant LES "c'est pas grave", "c'est pas important" s'opposent régulièrement aux remarques diligentes des AUTRES. Un regard cynique, un haussement d'épaules accompagné d'une pirouette et l'affaire est jouée !
ET POURTANT, oui c'est grave ! Oui c'est important ! Oui il faut donner une image respectable aux générations futures. Savoir se remettre en question régulièrement en éveillant les consciences avec courage et optimisme. La vie est belle si on la regarde dans un miroir propre !