La haine !
23/09/2012 21:14 par ninanet
Les salons du livre se suivent et ne se ressemblent pas. Je vous entretenais précédemment du salon "des livres & vous" et j'étais ravie d'y aller, d'intervenir aux tables rondes et de revoir tous mes amis auteurs.
Toujours dans la peur de rater un train, je suis arrivée, très en avance, dans les toutes premières. Cela m'a permis de choisir ma place, de m'installer puis de m'entretenir tranquillement avec les animatrices. Très bel accueil souriant. Échange d'amabilités et d'intérêts communs. J'ai pu également voir arriver les auteurs. Effusions chaleureuses avec les connaissances, découvertes polies et mesurées avec les inconnus. Jusque-là un sans faute. Les lecteurs se sont faits un peu attendre. Puis je vis arriver un couple d'un certain âge. Monsieur tirait une valise à roulettes, les livres de Madame. Celle-ci était une auteure et c'était sa première séance de dédicaces. Étant arrivée fort tard et tout le monde ayant pris place, elle semblait désemparée car personne ne s'intéressait à elle. Arrivée à ma hauteur elle s'adressa à moi, sûrement en réponse à mon sourire amical « où dois-je me mettre, me questionna-t-elle » ? J’avais envie de lui répondre « c'est à cette heure-ci qu'on arrive ? » mais je me suis abstenue par charité. Qui suis-je pour juger ? Sans réfléchir je lui proposai de venir s'installer près de moi puisqu’elle n'avait qu'un livre à exposer donc besoin de peu de place et bien sûr elle accepta soudain soulagée. Cependant dans son regard j’ai vu briller un air condescendant. Mon instinct qui d’ordinaire sonne l’alarme en temps utile ne me prévint pas. Les deux messieurs qui m’entouraient, n’avaient pas envie de se serrer pour lui faire de la place. Mon côté solidarité féminine fut le plus fort. Les premières heures se passèrent tranquillement. Très peu de visiteurs mais des visiteurs « acheteurs ». L’écoute était respectueuse et intéressée. Nos livres partaient au compte-gouttes. Pour un premier salon ma voisine se défendait bien. Dame ! Son livre était la résultante d’une thèse qu’elle avait soutenue et complétée pour les besoins du roman. Madame se targuait d'avoir de l'instruction ! Ces attitudes pitoyables et pathétiques me font toujours sourire. À temps perdu nous échangions des propos anodins mais complaisants. Elle était intriguée par mon livre « retourne de là où tu viens » car j’en parlais avec beaucoup de passion. Elle voulut en savoir un peu plus, le feuilleta. Quelques heures plus tard, fut abordé le sujet brûlant des jours derniers : les caricatures de Charlie Hebdo. Encore une fois mon instinct ne m’a pas dit « tais-toi ». Je n’ai pas vu venir l’orage. Elle s’emballa. Je passe sur tous ses propos emplis de haine. Telle une balle de tennis, ses réponses rebondissaient d’un revers d’esprit stupide. Un instant stupéfaite, je lui répondis, mes yeux bien plantés dans les siens : « Madame, la haine vous enlaidit, votre air hautain sert juste à cacher la bêtise qui vous habite ». Elle a continué à bafouiller je ne sais quelle défense. Je ne l’écoutais plus. Elle m’avait gâché la fête !
FREE PICTURES
23/09/2012 20:37 par ninanet
Deux jeunes passionnés de cinéma ont, en un temps record et avec un résultat de pro, réalisé une belle vidéo de mon livre "retourne de là où tu viens". Pour remercier Free Pictures, je vous la fais partager :
http://www.youtube.com/watch?v=jDEmWpkM1zk&feature=plcp
Émile Zola
21/09/2012 21:39 par ninanet
"L'action contient en elle sa récompense. Agir, créer, se battre contre les faits, les vaincre ou être vaincu par eux, toute la joie et toute la santé humaines sont là ! ...
Crever pour crever, je préfère crever de passion que de crever d'ennui".
Extrait d'Au Bonheur des Dames d'Émile Zola.
Voici une devise que j'applique à la lettre depuis toujours !
Des Livres & vous"
21/09/2012 13:11 par ninanet
Profitez de l’été indien pour faire un petit saut par chez nous.
Samedi 22/9 je serai en dédicaces toute la journée à la fête « Des livres & vous » de Mandelieu la Napoule (Estérel Gallery).
Une bonne nouvelle vient de tomber, la ville de Mandelieu installera des tentes pour vous protéger du soleil encore très présent dans le Sud.
Plusieurs Cafés littéraires, j’en animerai un où je parlerai de mon livre "retourne de là où tu viens" thème : Internet et sa magie, Internet et ses dérapages ! http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2012/07/10/retourne-de-la-ou-tu-viens-dannette-lellouche/
À 16h je participerai à une table ronde "par quoi passe l'avenir de la création littéraire". http://www.mediatem.fr/adulte/adulte-recommandations/item/un-soir-d-ete-en-sardaigne-une-belle-surprise-rafraichissante-et-divertissante
Sans oublier « Gustave » mon petit sucre d’orge qui va en séduire plus d'un !
http://livrogne.com/2012/06/gustave-annette-lellouche/
Faites une pause littéraire, « Dé livr ez- vous » des turpitudes de la vie actuelle …
Si vous veniez nombreux ce serait encore plus motivant !
Ce matin, je suis allée chez mon coiffeur. Mes cheveux blancs, malicieux, pointent toujours le bout de mes racines lorsque je dois faire bel effet. Eh oui, il est un âge où prendre soin de soi est impératif ! C'est une marque de respect. Lorsque j'étais plus jeune, il y a bien longtemps, je m'en moquais totalement. Mieux ! je voulais plaire naturellement. Mais là ce n'est plus possible. Aussi je ne vais pas m'en plaindre. Deux heures à papoter avec ma jeune et jolie coiffeuse, à échanger, à raconter, les autres clientes s'en sont mêlées. Ce fut un pur moment de convivialité. J'en suis ressortie rajeunie de ... L'âge la belle affaire ! De toute façon je vais vous faire une confidence, répétez-la à l'envi ! "j'ai dix ans". Dix années se sont écoulées depuis mon arrivée à Saint Raphaël. Un bouleversement total de mon train de vie. Plus de clients à satisfaire, plus d'employés à manager, plus d'heures passées dans les transports en commun, plus rien ! Et cerise sur le gâteau, à cinq ans une belle étoile me tombe sur la tête et chamboule tout. Sa brillance m'émeut d'abord. Elle clignote comme pour me dire "viens", j'entraperçois une porte blindée, la clé est dessus. Ma curiosité m'oblige à donner un tour de clé et là miracle, des mots pêle-mêle me bousculent. Je venais de rencontrer mon nouveau destin, ma fabuleuse aventure littéraire. Dix ans de lutte, de joies, de peines, de trous noirs et d'embellies. Dix ans pour ressembler à la nouvelle personnalité que je suis et qui me comble. Dix ans pour la petite fille aux pieds nus que j'étais dans une autre vie (ceux qui m'ont lue comprendront), pour chausser mes bottes de sept lieues et continuer à gravir la montagne de toutes mes envies. Cet après-midi je vais retrouver mes pinceaux, mes tubes de peinture à l'huile, mes amies pour deux heures de liberté hautes en couleur. Je suis une retraitée sur-bookée et j'en redemande !
OUF !
20/09/2012 11:53 par ninanet
Je pense que mon groupe de joueurs de cartes, les bons retraités pépères, va pouvoir souffler. Je vous racontais précédemment une petite scène surprise sur mon carré de sable. Je n'ai guère le temps d'y retourner sur mon périmètre de sable, mais je suis certaine qu'ils doivent se réjouir. Non on ne ponctionnera pas les retraités. L'argent c'est ailleurs qu'il faut aller le chercher. Non on ne changera rien de rien ! Non mais ! Qui fait vivre les charters, les clubs ... bon tout cela je vous l'ai déjà dit et tout le monde le sait bien. Donc un pas en arrière pour nos chers dirigeants. Encore un ! Pourquoi ces effets d'annonce ? Pourquoi affolez les populations sans concertation, sans réflexion. Nos chers dirigeants ne savent pas qu'il "faut tourner sept fois la langue dans sa bouche". Et si c'était la faute à la course aux scoops ? Si les rumeurs étaient de nature déstabilisante ? Et si tout cela n'était que pour créer une cacophonie non maîtrisable ? La cerise sur le gâteau, les problèmes de religions. Non en fait il faut plutôt parler du problème provoqué par une poignée de fauteurs de troubles. À force de faire tourner les images en boucle on a l'impression qu'ils sont les rois du monde ! Mais les plus nombreux, c'est nous ! Messieurs les dirigeants, les journalistes, les moralistes, tournez-vous vers nous, écoutez-nous, consultez-nous, ponctionnez-nous "nos idées". Tous ensemble pour un monde meilleur !
La ponction
18/09/2012 21:15 par ninanet
L'été est encore là, bien installé sur nos plages. Le ciel étend son beau voile bleu, la mer scintille sans sourciller et le soleil darde de toutes ses forces pour nous intimider. Aussi, comme l'été n'est pas prêt à décamper, les retraités non plus. J'observe, un peu en retrait sur mon petit carré de sable, un large groupe d'hommes et de femmes assis en rond sur des petites chaises pliantes et à l'abri de plusieurs parasols. Des retraités profitant de l'arrière saison. On les entend jurer, crier, rire et battre les cartes. La scène de Marcel Pagnol revisitée. Je ne peux m'empêcher de me dire "En voilà qui se la coule douce. Ils ne sont pas malheureux tout de même nos retraités ! Puis comme pour me contredire, la série de doléances des uns et des autres couvre les rires et le froissement des cartes qu'ils triturent sans ménagement. Les uns racontent leurs enfants au chômage, d'autres la maladie du petit dernier, les rhumatismes, le cholestérol... S'enchaîne très rapidement l'augmentation du coût de la vie, du gaz, des légumes et même des cotons tige. Ah bon même les cotons tiges ? Mais oui ... et de partir sur des précisions chiffrées. J'te parle même pas de la baguette ! Le plus âgé de tous, semble-t-il, prend la parole sur un ton très solennel : mais attendez vous n'avez encore rien vu ! Oh toi le pessimiste ! Le pessimiste moi ? Tu n'as pas entendu ce matin, ils se sont dépêchés de faire de beaux schémas pour nous prouver que nous les retraités on est riche et on doit "casquer". Non pas possible, explique-toi mieux ! Ils nous ont expliqué que du temps de Giscard, t'imagine ils sont remontés à Giscard, lui qui fricotait avec les princesses comme s'il avait le temps de s'occuper des retraités. Eh bien un ministre de Giscard a fait une loi pour aider les retraités qui à l'époque partaient à la retraite avec un salaire de misère. Depuis cette loi n'a pas été abrogée et maintenant zoum on rectifie le tir. Bien fait pour toi lui répond sa femme, t'avez qu'à pas voter pour l'autre naze ! Et si tu crois qu'avec l'autre fou furieux ç'aurait été mieux ? Et vous imaginez si c'était DSK dit une petite voix fluette ? Oh la la mon Dieu m'en parle pas, j'en ai des frissons. Pourquoi ma chérie tu en as des frissons, il te faisait du charme ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Il parait qu'il a déjà remplacé Anne Sinclair. Ah je vois, tu as encore acheté tes magazines à popotin. À potin ! Oui au moins je suis au courant de tout. Et tu as vu la princesse des anglais, avec ses seins nus, comment c'est déjà son nom ? Kate ! tu vois toi tu retiens le nom des dames. Elle est belle hein ! Tu salivais le jour de ses noces devant la télé. Fallait le voir, il l'imaginait dans son lit reprit sa femme en pouffant de rire. Les hommes tous les mêmes ! Et vous les femmes à vous pâmer devant l'autre danseur qui se touchait tout le temps son sexe. À sa mort toutes les nanas pleuraient comme des madeleines. Des éclats de rire fusaient dans tous les sens. Tout le monde parlait en même temps ! Tout Gala, tout Voici, tout Paris Match, sans oublier la poitrine proéminente de Paméla Anderson, y passèrent, les déviant complètement du motif de leur mécontentement. C'était à croire qu'ils n'avaient pas envie de gâcher une belle journée d'été, une belle partie de cartes et tout à l'heure un bon apéritif pour des histoires de gros sous.
Ils ont été les fourmis d'hier, travaillant, suant, épargnant et ils paieront pour les cigales d'aujourd'hui !
Adieu l'artiste !
15/09/2012 22:20 par ninanet
Aujourd'hui, tous les journaux télévisés ont ouvert leur journal du soir en tapant les trois coups: « Pierre Mondy est décédé à l’âge de 87 ans. Nous connaissions tous cet immense acteur … ». Ont suivi les éloges, les rétrospectives, je n’écoutais plus. À chaque fois qu’on nous annonce la mort de quelqu’un, suivie immédiatement de son âge, tout bêtement je calcule. En calcul mental j’excelle, point n’est besoin de calculette. C'est dû à ma génération bûchettes. Donc je calcule … ce qu’il me reste à vivre par rapport au « décédé ». Donc là, pour le coup il y a de la marge. Mon cerveau embraye. Je suppute allègrement. J’aurai le temps d’écrire tant de livres. Tant que ça ? Mais oui un livre par an, faîtes le compte ! J’aurai sûrement le temps de marier mes petits enfants et peut-être serais-je arrière grand-mère ? J’aurais le temps de naviguer, de bourlinguer, de rêver. Sauf si la dame en noir en décidait autrement. Alors là j’aurais « tout faux » comme disent les enfants. Je ne veux pas y penser. Mon regard se reporte sur la télévision. Il n’y est plus question de Pierre Mondy mais de pauvres victimes innocentes, qui avaient encore tant d’années à vivre et qui sont tombées sous le couperet de la dictature, de la sauvagerie d’hommes barbares. Visions d’horreur insupportables. Là je prends toute la dimension de l'inanité de mes calculs. Ah tiens on reparle de Pierre Mondy. Il apparaît en gros plan sur l’écran. Et il le crève ! J’ai un petit pincement au cœur. C’est toujours très triste d’apprendre la mort de quelqu’un, mais c’est la vie ! Adieu l’artiste !
Pierre, repose en paix. Tu n’as rien à craindre, on ne t’oubliera jamais.
Ma rentrée des classes
11/09/2012 22:44 par ninanet
Aujourd’hui j’ai fait ma rentrée des classes "Informatique". J’entends d’ici les interrogations fuser « mais pourquoi faire, tu connais déjà à peu près tout, tu tiens un blog … » j’en passe et des meilleures.
C’est exactement ce que je me disais ce matin en me préparant pour aller à ce premier contact. Qu’est-ce que j’allais y faire ? Je n’ai pas beaucoup de temps etc …
À chaque fin de saison, je me jure que l’an prochain j’irai m’inscrire et à chaque début de saison, je me dégonfle. Pas cette fois, je vais y aller et je verrai bien.
Le rendez-vous était fixé à 9h. Je pensais qu’à cette heure un peu matinale, les gens étaient partis faire trempette, été indien oblige, il n’y aura pas grand monde. Que nenni !!! Environ une centaine de personnes attendaient là, une interrogation inscrite sur chaque visage face à l’affluence : y aura-t-il de la place pour tout le monde ? Je me suis dit aussitôt, il y a peut-être d’autres ateliers qui reprennent ce matin. Que nenni !!! Rien que l’informatique !
J’ai observé un peu autour de moi et force était de constater qu’il y avait des jeunes … de 60 ans environ et des moins jeunes qui pouvaient bien approcher les 80 ans. Diantre ! Bon nous allons bien voir de quoi il retourne, ai-je pensé comme pour me rassurer. Autodidacte, je bidouille sur mon ordinateur, là je voudrais apprendre les bases pour gagner du temps.
Les animateurs se sont présentés, une fois tout le monde installé, ce qui a pris un bon moment car il a fallu ajouter des chaises et pousser les murs de la grande salle Mimosa de Saint Raphaël Accueil Loisirs. Ma ville !
Les animateurs sont des bénévoles, des retraités, des gens plein d’enthousiasme et qui connaissent leur sujet sur le bout des doigts. L’auditoire était attentif et fut très vite rassuré sur le programme adapté à tous les niveaux. Que demande le peuple ?
Je n’ai pu m’empêcher de penser une fois de plus que nous avions beaucoup de chance de vivre en France. Dans cette même salle, le vendredi je m’initie à la peinture, le lundi je participe à la conversation en anglais, sans oublier les autres disciplines, il y en a pour tous les goûts, le bridge, la marche, les cours de théâtre, la bibliothèque et tout ça gratuitement. Tout ça gratuitement et en toute liberté, grâce à tous ces bénévoles qui donnent de leur temps et de leur énergie pour partager leur savoir. Merci !
Mais ce qui m'émerveille encore plus c'est la vitalité de toute cette génération des 60/80 ans qui ne veut pas arrêter la machine, qui a toujours des envies, des besoins, qui bougent même si "on a mal au bras, au genou, aux articulations". Un matin, lors d'un circuit, j'étais en avance pour monter dans l'autocar et j'entendais les deux chauffeurs dire sur un ton méprisant, en même temps qu'ils enfumaient leurs poumons en pompant sur la nicotine : "bon on va les emmener où les "t'as mal ou"?. Seulement voilà les tamaloù remplissent les croisières, les circuits et les salles d'étude. Bravo !
En France, pour mourir idiot, il faut le vouloir vraiment. Suivez l'exemple jeunes gens.
Jeux paralympiques
03/09/2012 21:50 par ninanet
Les jeux olympiques pour handicapés me gênent. Terriblement !
Voir un homme nager avec un seul bras, une aveugle courir avec son coach, un tournoi de tennis en fauteuil roulant ... me met mal à l’aise.
Eh oui ça me gêne et j’aurais du mal à vous dire pourquoi.
Peut-être parce que je suis une âme sensible et qu’au-delà de l’athlète et de sa performance, je ressens sa souffrance, son combat face à la vie qui lui a fait une mauvaise blague ?
Peut-être parce que j’ai peur de me retrouver en situation de voyeurisme ?
Peut-être parce que je me dis faut-il être diminué pour se surpasser ? Seulement à ce prix-là ? Si oui c’est terrible ! Mais non !
Peut-être parce que je ne suis pas sportive et que déjà les jeux olympiques m’indiffèrent. Ces médailles qu’on brandit, qu’on mordille, qu’on embrasse, oui, ces embrassades, ces cris, ces larmes, ces rires, ces émotions et le cocorico dès les premières médailles tombées dans l’escarcelle, et qui s’est très vite enrhumé du reste. On s’est classé combien ? Combien de médailles ? Je n’en sais rien et peu m’importe !
Et au fond, peut-être parce que cela me donne des complexes … Handicapé ou pas, nul n’est parfait !
Et qui a dit : l’essentiel est de participer ? Les athlètes handicapés font plus que participer, ils font avancer le monde ! Aucun être humain ne peut rester insensible à ce dépassement de soi !
Ma gêne est une chose mais mon admiration est sans borne, aussi je ne vais pas me gêner pour leur dire BRAVO !
La gentillesse
28/08/2012 15:18 par ninanet
La gentillesse : qualité de quelqu'un qui est gentil.
Donc c'est une qualité ! Bizarre que de nos jours la gentillesse est souvent synonyme de "petit". N’utilise-t-on pas l’expression réductrice "tout ce qui est petit est gentil" ? Observez la réaction d’une maman quand on lui dit : « oh qu’il est gentil votre petit ». Elle panique. Gentil le petit ? Alors que tous les enfants sont bruyants, chahuteurs, agaçants parfois ? Un enfant gentil est un enfant heureux. Indéniablement !
La gentillesse prend également une connotation péjorative « oh lui c’est un gentil » sous entendu « un doux dingue » ou pourquoi pas carrément « un pauvre type, un mou, un niais ». Du reste la même maman dira de son fils devenu grand, avec fierté, amour et beaucoup d’émotion dans la voix : « oh il est si gentil mon fils » ! En fait traduisez : « je l’aime tant » ! Parce que les gentils on ne peut que les aimer.
Aussi je m'insurge !
Au mieux, je dirais qu'être gentil n'est pas donné à tout le monde. Au pire, que la gentillesse déserte notre monde.
C'est dévalorisant ! C'est réducteur ! C’est inutile ! C'est l'exclusion !
Alors, si depuis quelques jours me démange l’envie de parler de la gentillesse, c'est parce que je l'ai rencontrée cet été. Et elle m'a touchée. Habituée à recevoir des coups et à en donner, j'ai tout d'abord été méfiante. Très ! Toutes les bonnes ou mauvaises raisons se sont liguées pour me mettre en garde. J'étais sur la défensive. J'ai même été dans l'offensive.
Puis petit à petit la croute d'auto protection s'est fissurée. La gentillesse s’est faufilée dans la brèche. En toute simplicité, faisant écho à mon enfance.
Je me suis laissée amadouer. Je me suis laissée faire ! Et je me suis dit que j’ai eu beaucoup de chance d’avoir rencontré la gentillesse.
M’a-t-elle rendue meilleure ou m’a-t-elle tout simplement démontré qu’être gentille, généreuse, affectueuse la rendait elle, la gentillesse, jolie et attachante, voire craquante ? J’étais à sa merci en toute sérénité et bonheur. J’étais apaisée et mise en confiance. À ses côtés j’étais bien.
Et lorsque la vie m’a déroulé son tapis de sentiments, les cinq défauts capitaux que j’exècre : la méchanceté, l’égoïsme, la bêtise, la mesquinerie, l’indifférence, la gentillesse a tout gommé.
Alors si un jour vous côtoyez la gentillesse, ne ratez pas le rendez-vous. Mais attention la gentillesse est une maladie contagieuse ! Moi j’ai attrapé le virus, je ne cherche pas à en guérir mais à en contaminer d’autres.
