La tuerie

14/12/2012 21:10 par ninanet

Je suis abasourdie. Dans mon précédent article je parlais justement du comportement solitaire des Américains. Et aujourd'hui on nous montre aux informations télévisées des enfants affolés que dis-je terrorisés ! Des maîtresses au comportement exemplaire ont réussi à sauver quelques enfants. Une classe d'innocents injustement abattus par un tireur isolé. Quel que soit son motif qu'on va chercher à expliquer, c'est absolument insupportable.

L'Amérique prône "le touche pas à mes armes" et des millions de machines à tuer circulent en toute légalité permettant un tel massacre. Et on tuera encore et encore.

Alors qu'on apprend que le président Américain grâcie une dinde chaque année, il renonce à promulguer la loi pour  interdire les armes  en circulation libre. Une dinde a-t-elle plus de valeur que ces pauvres petits enfants ?

Ce soir, je suis trop triste ! Rideau !

À Cathy

13/12/2012 12:29 par ninanet

Cathy,

C’est avec beaucoup de plaisir que je vous écris. Ma chronique vous est spécialement dédiée.

Oui il faut sauver « le soldat commerce de proximité ». Je n’aime pas dire les petits commerçants. Ils sont grands !  Ils se battent et continuent à répondre présents, malgré les moments de découragement et de fatigue qui les submergent.

Ils sont vraiment courageux pour continuer à se lever tôt le matin pour réceptionner la marchandise, mettre en place, à sourire, à conseiller, alors que parfois les journées sont interminables et qu’ils se sentent isolés et en perte de vitesse.  Mais ils s’accrochent et résistent ! Après mon passage samedi chez Brigitte, à la Presse les Violettes, j’en suis davantage consciente.

Il faut des grandes surfaces. Pour les familles qui achètent en grosse quantité, pour les petits prix et les marques "maison" moins chères. Mais pour une personne seule, âgée, sans voiture c’est inaccessible à tous points de vue.

Il faut des commerces de proximité pour TOUS ! Pourquoi ne pas se lever le matin en se disant, tiens je vais aller acheter mon journal chez mon marchand de journaux et en même temps respirer la tendance. Ou bien le matin sortir acheter sa baguette dans une boulangerie qui sent si bon le beurre frais, le chocolat, le sucre et le miel. De temps en temps se laisser tenter par un petit pain au chocolat pour le dimanche par exemple. (Non je ne bats pas campagne. Je parle avec bon sens !) Et là on rencontre un voisin, un ami. C’est important de commencer sa journée en échangeant des propos même anodins.  Régulièrement je bavarde en attendant mon tour et là on échange une recette, une idée de repas pour le midi. On vit quoi ! En Amérique on achète les journaux dans un distributeur, on boit son café face à un distributeur et on remplit son chariot au pas de course à minuit dans une grande surface ! Comme l'Amérique a dix ans d'avance sur nous, voyez le spectre de l'isolement qui nous guette !

Je me souviens lorsque j’étais commerçante, à l'entrée, j’avais mis un petit distributeur à café. Oui je suis une mémère café. Certaines de mes clientes venaient juste pour glisser la pièce dans la machine et discuter un peu. Je m’arrangeais toujours pour être disponible. Parce que cela me faisait du bien aussi.

La même chose dans les salons du livre. Les gens viennent nous acheter des livres pour pouvoir découvrir des nouveautés, parler, faire connaissance. Ne pas subir le matraquage des grandes enseignes ! Bien sûr ils pourraient acheter, seuls face à leur écran, dans les commerces en ligne avec une remise de 5% mais non ! Ils sont là émus et touchés. Les enfants c’est encore plus enrichissant. Quand ils me demandent « c’est vous qui… » ? Quel bonheur de leur répondre « Mais oui c’est moi, regarde » ! Je me dis toujours : "peut-être vais-je susciter une vocation ou lui donner l'envie de lire". Ce serait tellement génial !

Et qu’on ne me dise pas « je n’ai pas les moyens ».  Un sourire c’est gratuit, aller dire  bonjour à la voisine qu’on n’a pas vue ces jours-ci pour s'assurer que tout va bien. Lui  proposer nos services. Je suis sollicitée pour quelques jours à aller nourrir les deux petits chats d’une dame qui est entrée à l’hôpital pour une petite intervention. Ça ne coûte rien ! Mais les chats me le rendent au centuple !

Ne nous donnons pas bonne conscience juste au moment du Téléthon ou des restos du coeur.

La Solidarité commence par les tous petits gestes au quotidien. Pensons-y !

Ma nouvelle destinée

09/12/2012 11:45 par ninanet

  • Ma nouvelle destinée

    Ma nouvelle destinée

    09/12/2012 11:45 par ninanet

Une bonne nuit de sommeil, ça ne m’arrive pas toujours, ça ne m’arrive pas souvent mais quand ça m’arrive, ça me fait un bien fou.

Donc je suis de très bonne humeur en ce dimanche ensoleillé et j’ai une pensée pour ceux qui se lèvent sous la neige, bloqués chez eux, dans l’impossibilité d’aller faire la fête en famille ou entre amis.

Au fond ce n’est pas dramatique (je vous dis, je suis de très bonne humeur), le congélateur est rempli, la cheminée chargée prête à flamboyer et l’odeur des légumes de saison mitonnés avec soin embaume la maison  et réjouira les palais. C’est beau la neige ! Ce n’est pas moi qui le dit mais une brave dame interviewée à la télévision. Et puis il y a la télé, chez Drucker cet après-midi il y aura Omar Sy. Il nous a bien fait rêver lui, alors on peut se resservir une petite louche. Hier, rentré des États Unis et invité chez Ardisson, il semblait un peu perdu, le regard ému de celui qui ne réalise pas encore comment c’est arrivé. Il faut dire que chez Ardisson on reste sur ses gardes, avec Drucker, le gendre idéal, ça sera de la franche rigolade.

Paul Anka me chante « Les filles de Paris sont les plus jolies du monde ». Ah Paris ! J’y ai vécu mes plus belles années, rencontré l’amour de ma vie, fait de beaux enfants qui à leur tour m’ont donné de merveilleux petits enfants. Oui mais ça c’était l’autre vie. Bizarre j’ai l’impression que je raconte la vie de quelqu’un d’autre.

Hier celle qui dédicaçait chez Brigitte, Presse des Violettes à Tourrettes sur Loup, c’est une autre. L’autre ! Le nouveau cru ! Je me revoyais deux ans auparavant. Brigitte avait accepté de me recevoir à son premier salon du livre qu’elle avait organisé toute seule comme une grande. Au téléphone elle m’a simplement répondu « mais oui venez ». Brigitte la vaillante ! J’étais intimidée un maximum, assise à côté d’auteurs  connus et qui étaient salués par tous. C’était la fête de la Violette, une véritable institution. Des cars entiers venus de toute part. On me regardait, on me disait « bonne chance » et parfois on m’achetait un livre pour m’encourager. La journée s’était clôturée par une remise d’un petit bouquet de violettes offert par la généreuse Brigitte.

Aussi hier, toutes ces images défilaient dans ma tête. Changement de vie à 380°.

Hier il n’y a pas eu la foule de la fête de la violette mais les inconditionnels amis de Brigitte, les uns venus la saluer comme tous les jours, pour gratter le ticket gagnant, ou pour raconter la petite anecdote du jour, les autres pour acheter le journal. Certains repartaient très déçus. La grève des journaux périodiques les faisait repartir les mains vides. Ah bon On fait encore la grève dans cette période critique ? Eh oui soupirait Brigitte, la première victime de cette hérésie bien française.

Et comme par hasard le Nice Matin titrait « l’insolente joie de vivre des seniors ». Cela ne s’invente pas. Véridique ! Désolée mais je ne l’ai pas rencontrée cette joie de vivre des seniors. Beaucoup semblaient renfermés, repliés sur eux-mêmes, soucieux, tristes. Je les ai entendus ces soupirs qui partaient du tréfond de certains lorsque je leur disais que c’était bientôt Noël. Combien seront seuls ce soir-là ? Une dame m’a dit je viens ici tous les jours. C’est ma fenêtre de survie. Les personnes achetaient mes livres avec un regard amical posé sur Brigitte. Toutes mes dédicaces n’étaient pas des cadeaux pour Noël mais pour l’amitié, l’amour ou pour le plaisir de rêver avec « Gustave ». Comme d’habitude il a emporté tous les suffrages.

Vraiment, prenez le réflexe de pousser la porte d’un petit commerce, devenez des habitués et aidez-les à perdurer.  C’est vital !

Cette fois le mari de Brigitte m’a offert, en plus de deux bises bien appuyées sur mes joues rosies de plaisir, un petit bloc de correspondance personnalisé. En haut à gauche, le village des Tourrettes sur Loup. Quel bonheur !

Paul Anka continue à chanter pour moi « You are my destiny ». Ma nouvelle destinée !

Joyeux Noël

06/12/2012 11:52 par ninanet

  • Joyeux Noël

    Joyeux Noël

    06/12/2012 11:52 par ninanet

Aujourd'hui je ne résiste pas au plaisir de vous montrer, par la preuve, mes progrès en informatique.

Mis à part ma frappe au kilomètre dans word et mon blog que j'anime tant bien que mal, l'informatique pour moi n'est pas une sinécure. Je n'y comprends rien. Normal ! Mon cerveau n'est pas éduqué pour cette technique barbare.

Que de crises de nerfs lorsque d'un clic maladroit j'efface par erreur ce que j'avais mis une heure, voire plus pour une réalisation "morte née".

Que de messages qui passent à la trappe parce que je ne sais pas les ouvrir.

Passer son temps à aller chercher du secours auprès des plus érudits, ce n'est pas pour moi. Aussi j'ai décidé de prendre des cours d'informatique pour ne pas mourir idiote. Apprendre c'est le maître mot de toute mon existence. Cette soif d'apprendre !

Notre animateur Jean-Pierre est d'une patience à toute épreuve. Nous sommes une bande de "gentilles personnes pas très douées". Et encore c'est un euphémisme ! Il aide à droite, à gauche. Râle parfois mais rarement. Et voilà le résultat : cette publicité. Tout ça pour ça me direz-vous ?  On en reparlera à la fin de cette année de formation.

J'en profite pour vous donner mes prochaines dates de dédicaces en cette fin d'année festive. Offrir un livre n'est pas un geste banal. Mieux, dédicacé il fera encore davantage plaisir car il sera toujours là en délicieux souvenir malgré les années qui elles passent trop vite ! 

- Samedi 8/12 de 9h à 12h, à la Presse des Violettes - 6 route de Saint Jean à Tourrettes sur Loup (06140). Chez Brigitte Suné. J'ai déjà dédicacé chez elle, lors d'un mini salon du livre et j'ai gardé une franche amitié pour Brigitte. J'espère lui donner un bon coup de pouce en dynamisant son commerce ce samedi.

- Dimanche 16/12 de 9h30 à 18h au premier salon du livre de l'Escarène (06440). Nous serons 25 auteurs. Il est organisé par Céline Aversenq des Éditions Mille Plumes avec l'aide du Maire Monsieur Donadey. Un coup de chapeau à Céline qui se démène sans compter pour ses auteurs.

- Samedi 22/12 de 10h à 18h au Cultura de Puget Sur Argens (83480). J'y suis si bien reçue à chaque fois que j'y vais dare-dare. L'équipe est géniale !

- Lundi 24/12 de 10h à 18h au Cultura de Marseille La Valentine (13011). Mon deuxième passage. J'espère que ça marchera aussi bien que la première fois.

Si vous passez par là, entrez, il y a toujours de la lumière.

Sinon comme d'habitude je vous raconterai. Avec mes Livres il se passe toujours quelque chose ! Alors ne vous en privez pas ! Merci.

 

Louvres-Lens

05/12/2012 15:23 par ninanet

  • Louvres-Lens

    Louvres-Lens

    05/12/2012 15:23 par ninanet

La Culture vient au secours d'une ville sinistrée.

Pensez-vous que la culture peut allègrement combler le trou laissé par l'exploitation minière ?

Pensez-vous que des quatre coins de France, d'Europe et pourquoi pas du Monde, la gourmandise culturelle s'enorgueillira d’avoir visité Louvre-Lens ? Oui ! La Culture est un fleuron qui peut relever tous les défis.

La fête des lumières à Lyon illuminera la ville le 8 décembre. La tradition perdure et des quatre coins de l'hexagone on vient faire la fête.

Les Artisans dans les marchés de Noël, partagent l'amour de leur métier, pour le plaisir des yeux, pour le plaisir des papilles et surtout pour que Noël reste une fête incontournable

La Culture traditionnelle, littéraire et gourmande a-t-elle encore de beaux jours à vivre ?

Certainement ! Absolument ! Impérativement ! Magnifiquement ! Royalement ! 

Touche pas à mon arbre de Noël !

Honoré de Balzac

03/12/2012 12:32 par ninanet

Samedi je suis allée à une conférence à propos de l'oeuvre monumentale d'Honoré de Balzac, précédée d'une projection d'un film/TV réalisé par José Dayan, avec pour acteurs principaux Gérard Depardieu dans le rôle de Balzac et Fanny Ardant dans celui de la princesse Ewelina Hanska. Je ne me souvenais plus grand chose de mes lectures d'adolescente concernant Balzac. Quelques gros passages ou titres confus et lointains. Aussi lorsqu'une association "Les Amis de la Langue Française" m'a invitée, j'ai accepté d'autant plus que c'était mon premier samedi de repos, sans dédicaces et sans écriture. Je les en remercie au passage. Ce fut une belle récréation. Un ressourcement !

Nous n'étions pas très nombreux et c'est tant mieux. Rien que des Amoureux de la Littérature Française ! L'émotion était à son paroxysme. Nous étions tous très secoués, touchés, émerveillés, émus et surtout interpellés. Oui ! Interpellés que, quelques siècles après, cet auteur qui en a inspiré tant d'autres à son époque pour ne citer que Zola, Flaubert, Proust ... ses dialogues époustouflants, ses sentiments où il se met à nu, ses analyses de la société « la comédie humaine » s’imposent encore dans notre quotidien ! Dans notre vingt et unième siècle !

Cette reconstitution de sa vie au moment où il arrive enfin à épouser celle avec qui il avait échangé des correspondances enflammées durant vingt ans, est plus que touchante. Cet homme, car un auteur est un homme avant tout, aux multiples liaisons amoureuses, arriva à ses fins en épousant SA princesse. Sans elle il ne pouvait pas écrire. Il avait besoin de sa présence, de son amour. Lorsqu'elle lui demande s'il est sûr de vouloir l'épouser sans sa fortune, il lui répond "j'ai toujours douté de tout dans ma vie mais une chose dont je suis sûr aujourd'hui c'est mon amour pour toi".  Lorsqu'elle lui annonce qu'elle attend un enfant de lui, il est fou de joie. "Un fils. Je l'aimerai de toutes mes forces, moi qui n'ai pas réussi à être aimé. Mon fils  aura un grand destin et habitera dans des contrées lointaines où nous irons le retrouver pour réchauffer nos vieux os". Ce fils il ne l'aura pas. La Princesse fera une fausse couche. L'amour de sa mère non plus. "Pourquoi ne m'aime-t-elle pas, moi qui l'aime tant. J'ai tout fait pour ! J'ai tant travaillé, tant écrit pour l’émouvoir, en vain".

Il est mort abandonné de tous ou presque, d'une gangrène.  De nos jours on parlerait d'un cancer généralisé.

Sur son lit de mort,  sa mère lui demandera pardon. L’a-t-il entendue ? Sûrement, il l'avait trop mendié son amour ! Quand bien même ! TROP TARD !

Noël est tout proche. Balzac continue à être réédité. Alors pour lire et relire Balzac, il n’est jamais TROP TARD ! Je vais m’offrir quelques unes de ses œuvres et les laisserai en héritage.

 

 

Le choix de la raison

29/11/2012 10:18 par ninanet

Ce matin un timide soleil fait son apparition. Il reprend ses droits. La plaisanterie a assez duré se dit-il ! Et moi et moi, je dois briller, réchauffer, libérer les angoisses.

Cela faisait deux jours que le ciel pleurait. De toutes ses forces. De tous ses chagrins. Pas de répit ! Menaçant de tout démolir. Frappant ici et là ! Tonitruant de toute son autorité incontestable. Qui peut l'arrêter ?

Mais que t'arrive-t-il ai-je envie de lui demander ? Pourquoi ? Je ne peux pas croire que c'est uniquement parce que nous sommes en hiver. Ici, d'ordinaire il pleut quelques heures et puis tu t'en vas vers d'autres terres, d'autres lieux, nous oubliant pour longtemps.

Ne me dis pas que c'est pour que nous nous ressaisissions, pour que nous arrêtions de faire n'importe quoi, pour que nous arrêtions la machine infernale qui nous a engloutis dans une spirale qui nous fait oublier tout discernement. À cette interrogation, tu redoubles de violence !

Et oui tu as bien réussi ton coup. Tout le monde est aux abris. Les hommes de chantiers, dans leur ciré orange, t'observent à se rompre le cou. Les routes sont impraticables. Les terrains sont gorgés d'eau, plus de matchs, plus de récréation pour les fans. Les hospitalisés pensent qu'ils sont punis doublement. C'est déjà bien triste un hôpital mais regarder désespérément tomber la pluie derrière une vitre c'est pire ! D'autres larmes viennent rejoindre les tiennes.

Seule la terre te sait gré de lui offrir de quoi s'abreuver, de quoi se ressourcer, de quoi la libérer du béton qui l'ankylose. Seuls les arbres, les rares fleurs hivernales brillent et goûtent à ton élixir, dégoulinant de volupté.

Tu as choisi le bonheur des uns au détriment des autres et tu as sûrement fait le bon choix. Ainsi va la vie : faire le bon choix, celui de la raison !

Les masques blancs

25/11/2012 22:09 par ninanet

Hier journée dédicaces au Cultura de Mandelieu. Encore, me direz-vous à juste titre ?

Oui je ne m’en lasse pas. Aller vers les autres devient une nécessité, l’actualité est si triste.

Les gens sourient quand on leur sourit et tout va bien.

Hier pas de foulards, pas de niqab, pas de provocations. Un parfum de noël flotte dans l'air.  Puis vers quinze heures, comme par magie, une petite troupe théâtrale  enfantine a surgi de nulle part ; qui déguisé en père Noël, qui en princesse, qui en lutin. Ils étaient heureux, ils annonçaient à la façon des troubadours, serpentant autour des adultes subjugués, leur spectacle, un conte de Noël, avec une aisance et une sincérité naturelle. J’ai reconnu de suite la petite fille qui, une demie heure auparavant, s’était montrée si timide lorsque je lui présentai « Gustave », en présence de sa Maman. Fini la timidité, ses yeux brillaient et j’ai été très émue quand son regard s’est posé sur moi.  La même émotion se reflétait sur le visage de sa maman quand nos regards se sont croisés au même instant.

Est-ce un hasard si la compagnie théâtrale s’intitule « Les masques blancs » ? Le masque, celui qui cache la peur et qui donne confiance. Le blanc, celui de la pureté.

À l’entrée du magasin, une association « Rêves » (l’Association qui réalise les rêves des enfants gravement malades) faisait des paquets cadeaux pour recueillir des fonds pour ces enfants maltraités par la vie. J’espérais de tout mon cœur, à chaque fois que je dédicaçais un livre, que la personne demande un paquet cadeau et laisse une petite pièce. Un fil de soie solidaire !

Je suis certainement très naïve mais c’est tellement facile de s’entraider ! Pourquoi on n’y arrive pas ? Pourquoi ces jeunes filles se battent-elles au point d’en envoyer une sous un train, ces tueries, ces populations qui souffrent ?

Ma journée d’hier fut malgré tout très fatigante. Je suis rentrée chez moi la tête pleine de toutes ces rencontres que je n’arrivais pas à évacuer rapidement. Tout défilait dans ma tête et s’emmagasinait. Seul mon cœur reste léger.

Aujourd’hui je récupère. Je suis tranquillement recroquevillée chez moi. Comme le fœtus dans le ventre de sa mère. Un grand silence m’oppresse soudain ! Je ne regarde jamais la télévision. Cependant, j’appuie sur le bouton du poste, sans choisir de chaîne, au hasard.

Je pianote sur mon clavier et  en fond sonore, comme par hasard « hurle » Enrico Macias : « Mon histoire, c’est ton histoire … Ma nature, c’est ta nature, si tu crois que rien n’est plus précieux qu’un enfant s’endorme en rêvant et qu’il se réveille au fond de tes yeux, ma religion c’est ta religion ». Ces paroles me touchent confusément.

Le pied noir chante avec le Breton, le Corse, l'Israélienne ... des sourires, des embrassades, de l'amitié ... Décidément la musique adoucit les moeurs.

Comme par hasard, Enrico chante en duo avec Khaled. Un juif et un arabe ! Ils chantent dans une même respiration. Pas de fausse note. Un tempo synchronisé. Ils se sourient. J’ai juste le temps, en détournant la tête de mon clavier, de surprendre leur accolade fraternelle !

Mais oui c’est possible !

Alors aujourd’hui, moi aussi je voudrais qu’on exauce mon rêve : « plus de guerres intestines. Plus de guerres de religions. Je serais la plus heureuse de la terre ».  

Internet et sa magie !

23/11/2012 10:42 par ninanet

  • Internet et sa magie !

    Internet et sa magie !

    23/11/2012 10:42 par ninanet

« Il y a des jours où je pense que je vais mourir d’une overdose d’autosatisfaction » Salvador Dali.

Il n’y a pas de hasard ? Mais si le hasard existe et il a une grande place dans ma vie ! Tous les matins je commence ma journée en lisant mes mails, les nouvelles du jour ... Mon inspiration en quelque sorte. Ce matin, j’ai cueilli une jolie fleur que je me dépêche de mettre avec bonheur dans mon vase à bulles de mon blog. 

Bonjour Annette, « Je vous aime, je vous suis. » J’adore la façon dont vous vous exprimez et c’est vrai que vous êtes un troubadour du livre et l’électron libre, c’est tout-à-fait vous. D’avoir lu votre roman, j’ai l’impression de vous connaître et j’ai hâte d’en lire d’autres. Bien à vous et à très bientôt. Lily

 

Ce message vient à la suite de quelques commentaires échangés la veille sur un réseau social. Il m’a touchée tout particulièrement car il est arrivé à point nommé. Il y a des jours où je me demande si je ne fais pas fausse route, si je vais pouvoir continuer à écrire, si … Et aujourd’hui c’est ma journée de doute. C’ÉTAIT ! Car après réception d’un tel message, d’un tel cri du cœur, je me sens régénérée comme ma fleur qui diffuse un doux parfum d’amitié dans mon vase. Chaque pétale est une note de musique.

Puis je continue ma lecture et je prends connaissance de la citation du jour, de Salvador Dali. Justement aujourd’hui. Quel hasard !

Bien évidemment, je n’en suis pas à l’overdose mais « petit à petit mon vase fait son nid ». 

Bien évidemment, je resterai humble et moi-même ! Et je continuerai !

Lily un jour « le hasard » me conduira par chez vous et nous nous connaîtrons « en vrai ».

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, une amie auteur, Marlène Laffarge, la générosité même, a eu envie de m’offrir sa réalisation : un bouquet coloré de mes livres. Noël avant l’heure !

Un hasard ? Non ! Une chaine d’amitié qui s’allonge au fil du Net.

« Internet et sa magie » !

 

Même pas peur !

22/11/2012 16:24 par ninanet

« La peur est le commencement de la sagesse. » (François Mauriac)

À en croire François Mauriac ce serait une qualité.  Et je suis assez de son avis. La peur nous prévient de quelques gestes ou réactions que l’on pourrait se reprocher un jour.  La peur de mal faire par exemple nous fait réfléchir à deux fois. La peur pour autant ne doit pas nous figer. La peur doit s’appréhender, s’éduquer, se guérir. Oui mais comment ? Comment faire raisonner notre corps devant la peur de l’eau ? Comment s’obliger à ne pas courir lorsqu’on est seul la nuit dans une rue déserte et qu’on a le sentiment d’avoir le diable à ses trousses ? Comment s’empêcher de sursauter au moindre bruit ? Comment cacher sa peur ? Parce que tout est là. La peur il faut la cacher, la dompter, la dominer, l'apprivoiser.

Le masque ! Porter le masque de l’assurance, de l’amour, de la bonté, de la beauté, de la colère, du mépris  … À chaque situation, son masque. Et ça masque et ça gagne !

Le pire c’est celui qui n’a pas peur. Les enfants disent « même pas peur » mais un enfant apprendra tôt ou tard que la peur fait partie intrinsèque de son éducation, de son évolution, de ses victoires ou de ses échecs. Devant la feuille blanche de la rédaction qu’il a du mal à rédiger, devant un grand qui lui a volé son sac de billes (cela c’était à mon époque, aujourd’hui on dirait son portable), devant la réprobation de ses maîtres, un examen raté ou un train de retard !

Le pire c’est l’homme qui n’a pas peur parce qu’il ne risque rien ! Pas besoin de parapluie quand on est au chaud à l'intérieur, pas besoin de gants les mains dans les poches. Il ne passera pas à la chausse-trappe, non, il y envoie les autres. Il n’a pas peur du ridicule, il s’en gausse ! Il n’a pas peur des foules, il va au-devant. Même pas peur ! Invincible ?

Ce même homme, un jour il prendra peur. Il mesurera le temps perdu, les occasions manquées, les réalités de la vie qui lui reviennent à la figure comme un boomerang !

Si c’était le cas, sa prise de conscience le conduira vers le chemin de la sagesse …  Sinon j’ai vraiment peur pour lui !