"Les 8 plumes" à Saint Raphaël
03/06/2013 20:51 par ninanet
Tu n’étais rien qu’une petite graine
Mais tu étais Tout et tu étais seReine
Dans le corps d’une princesse
Ton souffle battait sans cesse
Le miracle fut de courte durée
Dans le néant tu fus poussée
Dans le désespoir tu as jeté
Ce ventre qui t’avait adulée
Les larmes coulent
Les rêves s’écroulent
Petite graine d’amour violentée
Les anges viennent te récupérer
De tout là-haut, petite graine
Protège ta princesse éplorée
Qui t’a hélas si peu portée
Mais qui ploie sous la peine
Souffle la paix sur ce corps ravagé
Plante l’espoir en son cœur
Promets-lui des jours meilleurs
Rends-lui son courage dévasté
Petite graine d’amour je t’aime
Sur la photo dans l'ordre de gauche à droite,
- en premier plan : Yves et Marie-Florence
- au milieu : Annette
- en dernier plan : Caroline, Véronique, Hervé, Éric et Cécile
Je n'omettrai pas de parler du fond de la photo, la baie de St Raphaël où le soleil a tenu ses promesses durant les trois jours, avec juste un peu (beaucoup) de vent le samedi.
Ce week-end, les blogueurs "les 8 plumes" de l'express.com (à l'exception de Benoit absent pour raison familiale) m'ont fait l'immense honneur de choisir Saint Raphaël pour se retrouver et par la même occasion de m'incorporer en toute amitié à leur groupe. Nous avons parlé de livres, de chroniques littéraires avec beaucoup de plaisir et de sérieux. Leur différence fait leur complémentarité mais ce qui les lie indéniablement c'est leur attachement aux livres. J'ai connu Éric grâce aux miens qu'il a chroniqués et je l'en remercie à nouveau.
Trois jours en éclats de rire, en belles promenades et en moments très conviviaux autour de bonnes chères et d'excellents vins.
Certaines et certains ont été courageux et n'ont pas hésité à plonger dans l'eau salée pas très chaude encore et dans ma piscine plus tempérée.
Trois jours où nous n'avons pu retenir les aiguilles de nos montres qui tournaient à vive allure et quand est arrivée l'heure de la séparation et du retour au quotidien, les regards étaient brillants mais l'émotion perceptible, les embrassades chaleureuses et les promesses de se revoir très vite ont été échangées.
Me voici donc ce soir avec un peu de vague à l'âme, des souvenirs plein la tête et la certitude d'amitiés nouvelles qui ne demandent qu'à s'installer dans la durée.
Ce n'est qu'un au-revoir ...
Un jour sur un blog ami j’ai vu ce cheval et j’en ai eu le coup de foudre. Je me suis promis de le peindre avec mon regard.
C’est fait et avec un tout petit sentiment de fierté, je vous présente Gélinotte, une jument libre au regard candide, qui galope crinière au vent, le temps d’une balade au fil de l’eau. Je voudrais qu’elle entre chez vous avec son rire pour égayer votre journée.
Aujourd'hui je voudrais m'adresser à ma maman, lui dire que je l'aime même si nous ne nous sommes jamais comprises, même si nos caractères trempés dans l'acier nous ont fait nous dresser en combats de coqs, même si jamais nous ne nous sommes épanchées, aujourd'hui je voudrais la remercier car elle a inoculé dans mes gênes l'envie de me battre, l'envie de réussir, l'envie d'être généreuse, et surtout la nécessité vitale d'être une bonne mère.
Pour tout cela je la remercie et lui envoie ces quelques fleurs peintes en pensant à Elle.
Maman tu m'as fait aimer les fleurs, souviens-toi j'avais cinq ans ... moi je n'ai jamais pu oublier !
Bonne fête à toutes les mamans. Ces fleurs sont aussi pour vous.
Hier lors de mes dédicaces j'ai vraiment été touchée de voir combien les mamans étaient aimées. Robert m'a spontanément demandé de dédicacer deux livres pour sa maman Hermine. Il avait les yeux brillants de tendresse en me parlant de sa maman "à 92 ans, ma maman lit encore beaucoup".
Lindsey, Miya deux petites filles adorables, Maguy, Hélène des adultes, mais aussi touchantes quand elles choisissaient LE livre pour leur maman ... et d'autres encore sont reparties en serrant le conte hilarant des "Auteurs en vadrouille".
Certes on peut se dire que c'est une fête commerciale, bien sûr il faut fêter les mamans tous les jours. Hélas le temps manque et la vie est trépidante. Aussi ce matin j'ai été ravie et heureuse d'entendre le téléphone sonner avec au bout du fil mes deux fils, mes Amours, ma fierté, ma raison d'être.
Pour le deuxième samedi consécutif, et pour l'Amour de toutes les mamans, je dédicace mes livres à l'Espace Culturel du Centre Leclerc de Montauroux (83).
Pour cette "spéciale journée dédicaces", à chaque dédicace j'offrirai un petit conte hilarant "Il était une fois ... Auteurs en vadrouille", écrit à la collégiale avec des Auteurs du Réseau Linkedin.
Durant le W.E. de la Pentecôte nous avons oublié notre âge, nos humeurs et avons écrit de bon coeur dans une douce folie collective. « Les Auteurs en vadrouille » se joignent à moi très généreusement pour vous souhaiter une bonne fête des mamans.
Vous ne pouvez vous déplacer ? Un exemplaire sera joint à toute commande de livre en direct sur le site : http://a5editions.fr - Paiement sécurisé Paypal ou par chèque. À réception les livres seront expédiés en port gratuit sous 48h.
Ne boudez pas votre plaisir, il y a une maman dans tout coeur de femme et il y a "le" livre pour la séduire !
Je ne remplirai pas des lignes et des lignes pour parler de "Georges". Toutes les radios, les télés et les journaux le font mieux que moi. Écrire pour faire comme tout le monde, n'est pas ma tasse de thé. J'ai juste ta chanson qui me trotte dans ma tête "Ma liberté" ! Adieu Georges Moustaki.
"L'amour maternel est le plus éminent des sentiments égoïstes, ou, pour dire autrement, le plus énergique des sentiments altruistes" de Alain.
Je ne sais pas qui est Alain mais ce qu’il écrit raisonne dans ma tête. Je m’inquiète soudain : raisonne ou résonne ? Les deux ! Je me raisonne pour que ne résonne pas la révolte en moi !
La femme qui décide un jour d’enfanter ne pense pas à un acte égoïste. Cependant quelle est la femme qui réfutera l’idée qu’elle prend cette décision un peu égoïstement. Pour ressentir cette fusion neuf mois durant pour ensuite la vivre chaque jour en accompagnant pas à pas sa réussite, sa gloire jusqu’à appeler sa petite « Gloria », sa chance aussi … dans un sentiment totalement altruiste. L’autre, sa partie d’elle-même. Son tout. Son moi ! Jusqu’au-boutiste ! Jusqu’à son dernier souffle !
Mais la femme qui n’enfantera pas pour de multiples raisons, bien souvent égoïstement fondées ou infondées, payera un lourd tribut à l’aridité de son corps. J’ai souvent remarqué que même dans le désert, une petite fleur sauvage venue de nulle part pousse toujours. La loi de la nature fait sa Loi !
Celle qui se bat, qui lutte, qui se sacrifie, bien souvent au péril de sa vie pour procréer, dépense une énergie démesurée et altruiste. Cette femme-là je la saluerai en particulier.
J’éprouve tout à coup une pensée affectueuse à toutes celles et ceux qui chérissent, pleurent et regrettent leur « môman », disparue toujours trop tôt ! Et plus encore aux mamans qui n'entendront plus "maman je t'aime" parce que la vie en a décidément autrement. Quelle pire triste journée que ce dernier dimanche du mois de mai ?
Cependant va résonner ma révolte contre les mamans qui ne méritent pas ce « label ». Même si elles ont des excuses, même si elles sont inconscientes du mal qu’elles inculquent dans les veines de leur progéniture qui n’a rien demandé avant d’être une minuscule graine mais mendie un peu d’amour après, car la graine a besoin de grandir, même si je veux espérer qu’au fond d’elles-mêmes le cordon reste encore un peu accroché comme un fil rose ou bleu, j’ose à croire que toutes les mamans aiment leur petit bout d’Elles.
Sinon quelle espérance ?
"La pensée vole et les mots vont à pied. Voilà tout le drame de l'écrivain" de Julien Green
En ce moment, mes pensées volent bas et mes mots traînent les pieds !
Je n’en ferai pas tout un drame !
En ce moment le ciel pleure
toutes ses larmes sur mes fleurs
Le soleil fait la grève
Une guerre sans trêve
Nous n’en ferons pas tout un drame !
En ce moment des enfants souffrent
Sous les coups le mal s’engouffre
Des femmes meurent sous la violence
Tout cela dans la plus grande indifférence
Là est bien le drame !
Demain je briserai mes chaines
Mes mots reviendront sans peine
Mes pensées voleront très haut
Ma plume dessinera un oiseau
Sinon oui ce sera un drame !
Samedi il pleuvait des cordes. D’où vient cette expression ? Je ne saurais le dire mais les cordes ressemblaient à s’y méprendre à des lassos lancés à la volée de tout là-haut et qui nous faisaient prendre nos jambes à nos cous pour nous mettre à l’abri. La violence des rideaux d’eau qui chutaient était estourbissant au point que les sourcils froncés, le regard hagard, tous se demandaient si on verrait un jour la fin de ce cycle infernal.
Positiver est ma devise. Aussi, bien au chaud à l’Espace Culturel du Centre Leclerc de Montauroux, plutôt que de désespérer à attendre mes lecteurs pour dédicacer mes romans, je me suis mise à travailler mon sixième roman. Pas eu vraiment le temps !
La dernière fois, ici, il neigeait, alors ça ne peut pas être pire !
Puis est arrivé mon premier rayon de soleil. Michèle. Souvenez-vous je vous avais parlé d’elle lors de ma première dédicace ici. Michèle dont le père se prénommait Charles et qui était repartie avec trois « Gustave » pour l’offrir à ses soeurs. Notre amitié naissante n’a pas failli. Je l’avais prévenue de mon passage à Montauroux. Michèle est venue me saluer et est repartie avec mon quatrième livre qu’elle n’avait pas encore lu. Magique cette émotion contenue dans nos regards qui se passent de discours.
La porte dans un grincement mécanique laissait passer quelques personnes qui avaient bravé le déluge pour venir se promener dans les rayons de livres. Les échanges étaient cordiaux. Chaque fois qu’un enfant accompagnait ses parents, il repartait avec « Gustave ». J’ai ainsi pu parler avec Dziga, un garçon calme et pondéré. Adorable et poli !
J’ai voulu savoir ce que son prénom voulait dire « Toujours en mouvement ». Le prénom de Dziga a été emprunté au cinéaste russe Dziga Vertov. Un clin d’œil à mon Château !
Puis j’ai bavardé avec une petite fille adorable Clélie. Pas commun son prénom. Clélie non plus n’est pas banale. Des yeux pétillants, un joli sourire. Elle sait ce qu’elle veut. Elle voulait tout savoir de Gustave. En partant elle se retourne vers moi et me demande mon prénom. Sa maman lui a répondu « mais tu l’as sur la couverture et tu as même sa photo ». Mais surtout ce qui m’a frappée c’est ce qu’elle m’a raconté : à l’école elle a une amie qu’elle aime beaucoup et les élèves les traitent d’homosexuelles. Clélie a huit ans ! Sa maman regrettait qu’à l’école, il n’était plus question que de ça ! Clélie est vraiment jolie, pétillante, excellente élève et heureusement est très équilibrée car chérie par sa maman.
À seize heures, un deuxième rayon de soleil, encore plus beau car inattendu ! NAT !
Tout à fait par hasard, NAT avait cliqué sur Facebook et avait appris que je dédicaçais à Montauroux et elle a eu envie de venir me voir depuis Grasse. Nous nous sommes rencontrées, NAT et moi, lors d’une journée où elle exposait ses magnifiques peintures et moi je dédicaçais, à Tourrettes. Bien que nettement plus jeune que moi, elle m’apporte une protection presque maternelle. Elle m’apaise ! « J’aime te lire, j’aime ton style » me répète-t-elle à l’envi ! NAT est une belle personne sincère, alors je ne sais pas quoi lui répondre ! « Présente-moi Pépé Charles » ! Là oui je parle, je parle ! Et on rit et on explose d’une belle complicité. On se quitte en se promettant de se revoir très vite. Je sais qu’entre temps elle me téléphonera pour me parler de mes livres et de son ressenti. Quel bonheur !
La journée s’est ainsi écoulée parsemée de forts moments d’échange avec Emma, Paul, Rose ...
Alexandra, la Responsable de l’Espace Culturel, toujours aussi dynamique, m’a cordialement invitée de revenir dédicacer samedi prochain pour la fête des mamans. Après la neige, la pluie, forcément il fera soleil !
Ce matin, mes fèves étaient couchées comme si elles voulaient tirer leur révérence. Mes minuscules fleurs jaune des tomates éparpillées au sol semblaient encore plus désolées. Les pétales de mes rosiers m'offraient un joli tapis rouge cent fois plus beau que celui des marches à Cannes. Des tomates, des rosiers sans fleurs ? Juste des feuilles dentelées bien vertes qui pointent le ciel pour demander des explications ? Le vent et la pluie en ont eu raison ! Quel gâchis !
Le printemps cette année me fait penser à un enfant très capricieux qui trépigne pour obtenir un peu de notre attention. Eh bien il va en avoir !
Je suis allée chercher des tuteurs que j'ai planté aux quatre coins des rangs de fèves. Je les ai enrubannés de ficelle blanche et avec Amour j'ai redressé mes belles tiges pour les aider à revivre. Elles vont tenir le coup. Sûr !
J'ai taillé toutes les fleurs dégarnies de leurs pétales pour obtenir très vite d'autres roses. Les roses ne m'ont jamais trahie, elles seront très vite de retour.
Quant à mes tomates, il en restera bien quelque chose après le toilettage que je leur ai imposé.
Bon la nature rebellée, pour cette fois je te pardonne mais que je ne t'y reprenne pas.
Mon café a une saveur particulière ce matin !