Repassez dimanche !
11/04/2014 11:31 par ninanet
Je me rends compte soudainement que Dimanche va tirer sa révérence et je ne vous ai pas écrit. Et pourtant j’ai promis, chose promise chose due.
Alors je me pose la question vais-je commencer par le début ou par la fin ? À chaud le vécu d’hier ou à froid ma rencontre de jeudi.
Allez comme je suis avant tout une romanesque, que j’aime les belles histoires d’amour, ma décision est vite prise. Je vais vous raconter mes amoureux de Peynet.
Jeudi midi j’étais invitée à déjeuner par Gérard, un admirateur, un fan, un galant homme, rencontré au salon du livre de Toulon en novembre 2013. Je lui avais dédicacé « retourne de là où tu viens »… ensuite il m’a fait l’honneur et le plaisir de lire tous mes livres. Ayant estimé que nous n’avions pas suffisamment échangé nos points de vue à Toulon suivis de nos mails pourtant nombreux et amicaux, accompagné de Dominique, sa nouvelle compagne, a mis cent kilomètres au compteur pour venir me retrouver à Saint Raphaël. J’avoue que j’appréhendais un peu ces retrouvailles, peur de décevoir, peur de perdre ma part de mystère. Mais face à ces deux sexagénaires délicieusement amoureux, j’ai fondu totalement sous le charme. Je les revois encore se tenant par la main, se sourire du soleil plein les yeux. Il était aux petits soins, lui a passé sa veste sur ses épaules quand il l’a vue frissonner. C’est l’amour comme j’aime, sans âge, sans tabou, sans nuage… Ils m’ont écoutée avec une amitié et un intérêt touchants. Gérard à la fin du repas m’a dit : « je retrouve bien l’auteur dans la femme que j’ai en face de moi, aussi sincère et spontanée ».
Jeudi étant le jour du vernissage de notre exposition, ils ont ensuite admiré nos tableaux. Nous avons vécu un moment privilégié d’une densité rare et que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Longue vie d’amour à mes amoureux de Peynet.
Samedi journée dédicaces à Gréasque. Journée étonnante et éprouvante à la fois. C’est un salon que je fréquente annuellement depuis quatre ans. Et cette année encore, l’accueil était chaleureux, les bénévoles dévoués, la paella délicieuse, le rosé frais à souhait. Ma première heureuse surprise est venue de Valérie Bary la responsable de la bibliothèque de Gréasque. Elle s’est tout de suite enquise de ma santé, (j’avais oublié que j’étais venue l’an dernier dédicacer avec un holter autour du coup suite à un malaise, pas Valéry). J’étais vraiment touchée. En professionnelle, elle connaissait exactement les titres de mes livres achetés par la bibliothèque les années précédentes et a complété avec les deux derniers volets de la trilogie. Doublement touchée !
Suite aux dernières élections municipales, il y a eu un changement de maire et d’élu(e)s. Notre lectorat, sans doute déçu du résultat des élections, ne s’est pas déplacé. Ou peut-être la période de transition n’a-t-elle pas favorisé la communication ?
Moi j’ai tiré mon épingle du jeu, grâce à ma trilogie. La très jolie Sarah voulait « Gustave » mais aussi « Charles et Aurélien » et sa maman généreuse a décrété « alors il faut aussi prendre « Lettre à pépé Charles ». Romain, un adorable boute en train, a été gâté en surprise par sa mamie Vincente qui a tout de suite dit « cette trilogie c’est pour Romain ». Mélissa une adolescente repartie avec « retourne de là où tu viens » pour le lire avec sa maman Sabrina. « Un soir d’été en Sardaigne est parti sous le bras d’une amoureuse de la Sardaigne », mais cela n’a pas été le cas de l’ensemble des auteurs. Je n’ai qu’un souhait à formuler que tout le village retrouve sa joie de vivre et d’une seule voix et que la fête du livre soit un succès total l’an prochain. Moi en tout cas je serais là, « si je le vaux bien ». Merci à tous.
S'il vous plait, repassez me lire dimanche... J'aurais tant de moments merveilleux vécus depuis hier et jusqu'à demain... Samedi 12/4 Fête du livre à Gréasque.
Le temps me manque ... Je suis là et je devrais déjà être partie. Il court, il court le furet... le furet du bois joli...
Et en même temps j'ai envie de vous faire partager mes coups de coeur...
À dimanche, à coeur ouvert...
Hier soir, après avoir passé toute ma journée à travailler sur mon roman, le visage tiré de fatigue, toute courbatue suite à ma position assise face à l’écran, je me suis mise au lit avec un livre, histoire de sortir du mien, d’oublier mes mots pour retrouver ceux d’un autre auteur.
Soudain j’ai senti un fourmillement sous mon corps. Je suis vraiment fatiguée pensai-je ! Que se passe-t-il ? Ma fatigue est telle que je vais me sentir mal ?
Puis brusquement mon lit a commencé à bouger. De plus en plus fort. Il bougeait vraiment comme lorsqu’un enfant saute dessus pour jouer. Mais là il n'y avait pas d’enfant et pas de jeu. Une prise de conscience : la terre tremble !
J’ai vraiment eu peur ! Juste quelques secondes ! Juste le temps de m’imaginer ce qu’ont dû ressentir ceux qui ont connu les tremblements de terre, les séismes. Les images télévisuelles ont défilé devant mes yeux… On se sent petit et puis soulagé. Juste une petite frayeur… La vie continue… Je me promets de la vouloir encore plus belle !
Ce matin, aux informations « Un séisme de magnitude 5,19 sur l’échelle de Richter a secoué le Sud-Est de la France »… Tout de même !
Un tableau ne vit que par celui qui le regarde de Pablo Picasso
Rien n'est impossible. Il faut seulement un peu de courage de Régine Deforges
Quelques tableaux de notre exposition. Un pur bonheur et beaucoup beaucoup de courage !
Non je ne vais pas vous parler d’élections. Les télévisions, les radios, les sites Internet s’en chargent.
Dans une bataille il y a les vainqueurs et les vaincus. Félicitations aux gagnant(e)s et toutes mes condoléances aux perdant(e)s. Et que tout le monde se mette au travail !
Le Bonheur est toujours là et ce soir il montre son visage radieux grâce au mail reçu de l'un de mes tout premiers lecteurs, Maurice V.
Maurice, Professeur d'histoire, est l'un de mes tout premiers lecteurs que je n'ai pas encore eu le plaisir de rencontrer. Nous nous sommes connus via le blog et les réseaux sociaux.
Il m'a accompagnée de ses encouragements depuis le début de mon aventure littéraire, a apprécié à des degrés divers les différents thèmes abordés dans mes romans. Sa préférence incontestablement va vers la trilogie. Voici son message concernant le dernier volet. Pas besoin de long discours. Quand on connaît l’importance des mots, un seul, le meilleur, lui a suffi :
"@Annette,
Merci pour la fin de la trilogie.
Formidable, comme dirait le chanteur à la mode, Stromae."
Merci Maurice. Peut-être à bientôt à Toulon pour faire connaissance "pour de vrai".
« C'est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble » de Montaigne
Samedi soir j'ai regardé l'émission d'Ardisson et l'intervention d'un porte-parole semble-t-il de Google sur l'intelligence artificielle. Il s'est fait lui-même traité de robot tellement il paraissait réciter une leçon formatée dans son cerveau ! L'intelligence artificielle ? Tous formatés pareil ? Tous beaux, gentils et sans rien dans le ventre ? Sans but, béats et dociles ? Quelle horreur !
J'avoue que ça m'a fait froid dans le dos. Moi qui aime tout gérer, ne rien laisser au hasard, hasard du reste auquel je crois (sans hasard pas de destin), me transformer en marionnette et en cas d’indocilité me faire débrancher ? Ai-je bien compris ? Doublement quelle horreur !
N'exagérons rien, l'Homme et la Femme peuvent trouver des solutions de paix et non de guerre et sans robots. Ils peuvent et doivent éduquer, rationaliser, se surpasser, en refusant l'assistanat, en préférant jouer le rôle de décideur, de père, de mère, de professeur, de compagnon de jeu...
La fiction quand elle peut apporter du rêve oui ! La fiction quand elle peut aider à l’apprentissage de langues, de la lecture, des mathématiques, aux touts petits oui !
La fiction ne doit, en aucun cas, remplacer la réalité. Sinon cela fragiliserait l'enfance, plus tard l'adolescence pour en faire des adultes immatures. Des robots !
En toute harmonie pour faire et dire tous ensembles : NON à l’intelligence artificielle, NON à Google !
OUI à la fiction et à la réalité qui doivent vivre en belle harmonie pour dire et faire ensembles.
"Ne te préoccupe pas des personnes qui parlent dans ton dos, car c'est là qu'est leur place... derrière toi. Pendant que toi tu continues d'avancer!"
Ces jours derniers je participais à un forum de discussions avec pour thème « le véritable sens du pardon ». J’y ai relevé cette citation.
Ce sujet m’interpelle toujours car pardonner n’est pas facile. Pardonner n’est pas donné à tout le monde. Pardonner c’est parfois avoir le sentiment de se trahir, d’avoir souffert pour rien, d’avoir traîné une lourde valise dont le poids vous a empêché de vivre.
L’écorchée vive se rebelle : « Tout ça pour ça » ! Et pourtant elle aimerait que ça cesse pour retrouver un équilibre. Elle se demande pourquoi ? Comment ?
Et l’abeille continue à piquer ! Son dard empoisonne l’air et c’est l’asphyxie.
Dans un de mes romans je mets en exergue la citation « Il y a des lambeaux de mémoire qui nous empêchent de grandir parce qu’ils nous ont vieillis prématurément » de Stendhal.
Et voilà ! La mémoire est l’ennemie du pardon. Pour pardonner il faut faire un grand lavage de mémoire, laver à grandes eaux, essorer et sécher à coups de renouveaux. Le tout sans se retourner, sans ressasser, sans se victimiser. Le tout pour avancer !
Quelle force de caractère il faut ! Quelle envie d’aller de l’avant débarrassée d’esprit de vengeance ! Quelles peurs masquées face à l’incendie qui couve et se réveille quand on croit avoir gagné ! C’est latent. C’est brûlant. Un coup de dard et ça repart !
Lorsque la peau s’est tannée, que les oreilles n’entendent plus, que les yeux restent clairs, que le cœur sourit à nouveau, alors oui vient le temps du pardon.
Le pardon vient après avoir léché ses plaies. Le pardon arrive après la cicatrisation.
Alors l’abeille n’est plus que papillon !
"Où serait le mérite, si les héros n'avaient jamais peur" de Alphonse Daudet
Elle t’attend, ne le sais-tu pas ?
Pourquoi la fuis-tu, elle t’aime
Elle se meurt en silence là-bas
Toi tu inventes des stratagèmes
Dans tes mensonges te réfugies, tu fuis
Où vas-tu, pas à la rencontre du bonheur
Pourquoi t’enfoncer seul dans ta nuit
Souviens-toi de vos plus belles heures
Dans son silence elle s’est murée
Dans ton orgueil tu t’es enfermé
Pourquoi souffrir, la vie file vite
Appelle-la, elle t’attend déconfite
Tu veux son bonheur dis-tu
De toi tu l’éloignes, malheureux
Elle pleure, répétant je te veux
Prends-la et porte-la aux nues
Hier je vous parlais du Bonheur et de ma perception du Bonheur.
Je vous disais que je l'attendais, le reconnaissais, le cueillais et m’enivrais de son précieux parfum.
Non pas une fois par an, tout le temps.
Ce matin, au saut du lit, il me guettait… le coquin !
Ma journée commence toujours par un café et la lecture de mes mails. Ensuite j’y réponds invariablement.
Je privilégie certains mails que je recherche le cœur battant, ceux que je déguste avec délectation, ceux qui flattent mon égo, ceux qui répondent aux commentaires dans les réseaux sociaux, les commandes de mes livres pas autant que je l’espèrerais, mais peu importe…
Et il y a celui-ci, que j’attendais avec impatience.
Madame M.P. m’avait commandé la trilogie provençale « Gustave » sur les recommandations d’une de ses amies que j’avais rencontrée en dédicaces et qui lui en avait fait l’éloge.
Donc mon petit Bonheur-Bonus-Soleil s’est présenté avec ces quelques lignes qui m’ont touchée :
« Bonjour,
Je viens de finir vos livres et je tenais à vous remercier pour les moments de détente et de plaisir que j'ai éprouvés. Ce petit Charles est émouvant, l'histoire de cette famille est très belle. Encore merci pour ces moments de plaisir
Cordialement
Mme M.P.
J’ai commencé ma vie professionnelle « au Bonheur des Dames » (au Bon Marché), c’était prémonitoire non ?