LA RENCONTRE
11/11/2014 17:15 par ninanet
"Mais au fond, il n'y a pas d'amis, il n'y a que des complices. Et quand la complicité cesse, l'amité s'évanouit" de Piertre Reverdy
Mon week-end à Saint Ambroix.
Je pourrais comme à l'habitude vous raconter ma séance de dédicaces à Saint Ambroix. Peut-être un peu plus compliquée que d'ordinaire. Les lecteurs n'étaient pas au rendez-vous, l'automne avec ses pluies glacées est venu jouer le trublion dans le salon. Beaucoup de promeneurs, heureusement quelques lecteurs sont partis avec ma nouveauté, d'autres avec ma trilogie qui remporte toujours le palmarès.
Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de vous raconter une jolie histoire hors du commun :
Il était une fois... un réseau social... Un week-end pluvieux sans dédicaces...
Des auteurs, sans idée préconçue, au hasard d'un échange de propos à coups de commentaires légers et drôles, donnèrent naissance à un conte hilarant Zinzolin.
Tout aurait dû s'arrêter là... Avec le retour du soleil et des dédicaces...
Il a mis un pied dans la porte pour qu'elle ne la referme pas...
Elle ne l'a pas repoussée avec l'énergie qui l'anime d'habitude...
Seront-ils maîtres de leur Destin ? Non !
Un sentiment nouveau tel un courant d'air chaud, s'est installé de jour en jour dans leur quotidien. Des échanges informels, des sourires téléphoniques, des embrassades virtuelles deux années durant. En artistes passionnés ils ont construit un mur solide pour y adosser leur Amitié. AMITIÉ quand tu nous tiens !
De moult occasions de rencontres ratées délibérément, en échéances repoussées instinctivement par la peur de l'inconnu, chacun faisait valser ses pions sur l'échiquier de leur MOI. Puis un Sept novembre, à Saint Ambroix, fini les faux-fuyants, plus moyen de reculer. ENFIN PRÊTS. La poche de résistance a volé en éclats sur leur mur érigé avec complicité et passion, pour provoquer LA RENCONTRE.
Ils dissimuleront leur émotion, trop de regards étaient posés sur eux. Ils ne craqueront pas, se souriront, s'embrasseront comme deux vieux amis qui s'étaient quittés la veille. Comme si cette rencontre était factuelle, deux auteurs dans un salon du livre, quoi de plus naturel !
Deux ans qu'ils avaient imaginé cet instantané de bonheur. Pour deux journées qui s'écoulèrent comme dans un film au ralenti, comme dans un monde ouaté, comme dans un état second, comme s'ils avaient la faculté de retenir le temps, à en rater leurs dédicaces...
Au moment du départ, pari gagné ! Leur regard complice était chargé d'une promesse : ils n'attendront pas deux ans pour se revoir.
Cette rencontre à trois, on en a rêvé durant deux ans et ce W.E. est passé si vite, qu'il m'en reste une grande nostalgie !
Un adorable client qui ne pouvant choisir entre mon amie auteur Marlène et moi nous a draguées gentiment... Je plaisante. Il nous a fait dédicacer nos livres pour sa fille.
Je dédicace. C'est toujours un moment de grande émotion.
Quand le virtuel cède la place au réel !
Deux années d'échange, de partage, de sourires téléphoniques et enfin LA RENCONTRE !
Demain je raconterai en détail. Ce soir je récupère.
« Parfois il est sage de boire pour ne pas être noyé » proverbe italien
Ce week-end j'ai bu jusqu'à plus soif !
J'ai bu à la source de la vie tranquille.
L'urgence de résurgence...
Ciel azuréen et soleil méditerranéen.
Tableau idyllique pour un week-end à vivre en toute nonchalance.
J'ai bu à la source de ma liberté.
Pour toute compagnie des pigeons se posant çà et là en conquérants.
Des oiseaux pépiant en toute insouciance.
Ce week-end, j'ai flâné dans ma ville
J'ai bu à la source de ma curiosité
regard neuf et sourire indélébile
sur les métamorphoses réalisées
Aujourd'hui il pleut sur ma ville. Le ciel gronde, les éclairs mitraillent, le vent violent sadique dénude les arbres, les oiseaux ont perdu leurs repaires. La nature reprend ses droits, l'automne exprime son sale caractère et moi je me prépare pour mon prochain Week-end "d'auteure". Je vais aller à la rencontre de nouveaux lecteurs à Saint Ambroix dans le Gard, mais pas que...
Je vais rencontrer mes ami(e)s auteurs jusque-là virtuel(le)s. Deux années à s'écrire, à se téléphoner, à corriger mutuellement nos livres, à encourager quand la fatigue se fait sentir. Deux années à se mirer dans le reflet de nos ordinateurs devinant l'autre. Deux années de présence constante et réconfortante avec pour seul support : l'amitié.
Noyé... par l'émotion certes !
La clé de l'embrouille, une chronique déjà !
"Je suis la Dame blonde accompagnée de ma fille. Nous nous sommes entretenues avec vous chez Cultura au sujet de votre dernier livre « La clé de l’embrouille ».
J’ai lu votre livre pratiquement d’une seule traite (en 2 fois exactement) j’ai beaucoup aimé, et j’ai passé un agréable moment.
Votre livre se lit très facilement. Je suis une Femme qui a toujours vécu dans la région de Marseille, bien évidemment j’imaginais parfaitement les images, et il y a juste ce qu’il faut de suspense.
Je dois dire que l’envie de lire votre livre « retourne de là où tu viens» devient pressante. Merci beaucoup. Cordialement"
Je me souviens parfaitement de cette lectrice, accompagnée de sa fille, rencontrée à Plan de Campagne la semaine dernière. Elles avaient un regard complice, un sens de l'écoute et l'envie de partager ma belle aventure littéraire qui m'avaient transportée de bonheur. Il y a des personnes qui plus que d'autres vous laissent leur empreinte. Je ne m'attendais pas à recevoir aussi vite leur promesse faite de m'écrire après lecture.
Et comme un bonheur ne vient jamais tout seul, voici le ressenti d'un lecteur breton qui m'a découverte sur les réseaux sociaux et qui a eu envie de lire la trilogie "Gustave" pour ensuite l'offrir à ses petits-enfants :
"Ce que j'ai trouvé intéressant, chez vous, c'est que c'est un monde plus réel, quoique très particulier de l'enfance, avec sa magie propre qui ne doit rien à des supers pouvoirs, tellement en vogue de nos jours, magie qui tient à la façon de voir des enfants, avec à la fois une pureté, mais aussi une imagination créative (du moins pour certains)".
Hier matin à la Librairie-Presse de Cagnes-sur-Mer, une dame m'a tout de suite reconnue. Lors de mon précédent passage en Juillet, je lui avais dédicacé "Gustave" et "Lettre à pépé Charles". Hier, elle a choisi "Charles et Aurélien" avec juste ces quelques paroles "pour réchauffer mes soirées d'hiver à venir". Ce compliment dit avec tant de simplicité m'a fait comprendre qu'elle appréhendait un peu l'hiver, sa solitude. J'étais un peu partagée entre la tristesse pour cette dame seule et le bonheur de lui tenir, par mes personnages, un peu compagnie.
Même si parfois la fatigue me prend, même si l'envie de tout arrêter et d'aller au cinéma, en vacances ou me promener au bord de l'eau, au lieu de m'enfermer dans les salons du livre et les Espaces Culturels tous les W.E. me démange, je me reprends vite, dynamisée par ces moments magiques !
"La clé de l'embrouille" ne s'arrête pas en si bon chemin.
Après avoir séduit les lectrices et lecteurs de Vence et de Plan de Campagne, c'est au tour de :
- l'Espace Culturel du Centre Leclerc de Montauroux (83) le vendredi 24/10 de 9h à 18h.
- la Librairie Presse de Cagnes-sur-Mer (06) le samedi 25/10 de 9h à 13H.
La trilogie "Gustave" "Lettre à pépé Charles" et "Charles et Aurélien, en grande séductrice, caracole en tête des ventes. Sera-t-elle détrônée par la "Clé de l'embrouille" ? La compétition est lancée.
Infatigable me direz-vous ? Passionnément tout simplement.
Alors venez, même si vous devez faire un détour, vous ne le regretterez pas.
MERCI.
Deux amis, l'oeil perçant et les pattes bien accrochées sur leur perchoir, à l'ombre d'un feuillage vert pimpant, par une belle journée d'automne estival, s'ennuyaient un peu :
- Aujourd'hui il y a dédicaces au Cultura du Plan de Campagne. On y va ?
- Ouais, moi tu sais les livres...
- Juste pour voir la nana... Tiens justement elle arrive. On va se planquer et écouter ce qu'elle raconte.
- Elle va parler de ses livres, mais on ne la connait pas, ça sert à rien.
- Justement, il faut aller faire sa connaissance. Moi je suis comme St Thomas, je ne crois que ce que je vois.
- Alors, arrête de pépier, la voilà qui s'installe. Eh regarde déjà une lectrice s'approche. Pas de perte de temps, chouette !
- Ouah, elle lui prend un livre, puis un autre, encore un autre, quatre au total ? Approchons-nous. Il y a quelque chose de louche là-dessous.
"Daly doit acheter un cadeau d'anniversaire à son camarade . "Gustave" semble très intéressant on le prend ? Daly ne l'entend pas de cette oreille, Gustave il le veut pour lui. Bon allez un pour toi et un pour ton camarade et on pourrait peut-être prendre "Lettre à pépé Charles", vous le lirez tous les deux dit la maman, Non je veux "Charles et Aurélien". Puis Daly se tourne vers la nana "Madame, ils sont beaux vos dessins ".
- Eh tu as vu comme elle rougit la nana ?
- Ouais mais venant de la bouche d'un enfant, un si beau compliment, il y a de quoi rendre jaloux, tu ne trouves pas ?
- Zieute un peu, ce n'est pas fini la maman du gamin continue à tortiller les livres. Ah tu as entendu c'est une prof et elle parle de ses élèves et elle va acheter "retourne de là où tu viens". Et de cinq ! Pour le coup c'est la prof qui est contente ! Qu'est-ce qu'elles sont bavardes ces deux-là, le Daly s'en moque, il lit déjà "Gustave" !
- Regarde l'autre qui s'arrête et qui lit la 4ème de couverture de "La clé de l'embrouille". Tu as entendu ce qu'elle a dit ?
- Je ne suis pas sourd : oui elle a dit "il a l'air très sympa, je le prends". À ce rythme-là cette nana va cartonner et je suis déjà fatigué.
Nos deux compères se sont un peu assoupis, pendant que la nana finissait de s'installer et de parler et de présenter et de sourire et de dédicacer... Vint l'heure du midi, le gargouillis de l'estomac de la nana les réveilla.
- Elle parle de casser la croute, elle laissera bien tomber des miettes, on en profitera.
En fait de miettes, rêveuse et euphorique, elle lançait dans le vide des petites boules de pain et nos deux compères vinrent picorer et voleter autour d'elle. Elle aime depuis toujours les oiseaux, et ils le savent. Au point qu'ils lui envoient des messages qu'elle seule décode. Magique !
L'après-midi caracola avec la même prouesse que la matinée. Une petite fille feuilleta "Gustave" puis regarda la nana :
"Vous dessinez bien, sa maman répliqua toi aussi Chloé tu dessines très bien, Chloé toute rougissante répondit : alors peut-être quand je serais grande j'écrirais aussi comme vous" ?
- Tu as vu la nana, elle renifle, à la fin de la journée, il lui faudra un mouchoir !
Nos deux amis au beau plumage n'avaient pas le temps de s'ennuyer, la nana non plus.
- Regarde elle vient de dédicacer son dernier "Gustave" elle semble désolée.
- Ben oui ! "Gustave" et maintenant "l'embrouille"...
- "La clé de l'embrouille" n'escamote pas le titre, c'est important "la Clé". Il y a le secret dedans.
- Comment tu sais ça toi, tu ne lis pas ?
- Elle n'a pas arrêté de le dire, au point qu'elle vient de laisser filer la dernière clé.
- "La clé de l'embrouille" il ne faut pas escamoter le titre, n'est-ce pas, mais alors l'embrouille c'est quoi ?
- T'as qu'à le lire toi, monsieur l'intellectuel ! Bon à présent on peut partir ?
- Attends je vais m'approcher d'elle et lui laisser un petit souvenir.
La nana en ramassant les quelques livres qui restaient sur la table de dédicaces, découvrit une jolie plume. Elle la prit, lui fit une bise. Message reçu !
Beau succès pour la première sortie de « la clé de l’embrouille » à l’Hyper U de Saint Maximin la Sainte Baume. Accueil chaleureux, belle affiche et belles rencontres. Je reviendrai à Saint Maximin le mercredi 3/12 pour les dédicaces de Noël dans une librairie indépendante « Le jardin des Lettres », 11 rue du Général de Gaulle. Le courant entre la propriétaire de la librairie et moi-même est très bien passé. Je souhaite très sincèrement que ce petit coup de pouce donné à une librairie indépendante se passera aussi bien ! Aujourd’hui repos bien mérité avant d’aller à la rencontre de Niçoises et des Niçois à la Maison des Associations du Vieux Nice, Mardi 14/10 de 18h à 20h. Débat animé par la poétesse Monique Marta. Thème : Auteure/Éditrice. Je répondrai sans tabou et en toute franchise à toutes les questions posées. Merci de vous retrouver nombreux.