j'Imagine pas !
22/11/2015 14:11 par ninanet
J'Imagine pas !
Vivre un seul jour sans entendre l'éclat de rire des enfants,
Lire dans leurs yeux la confiance et la joie de vivre au présent,
Répondre sans crainte à tous leurs questionnements
Et leur expliquer que la liberté est notre fondement.
J'Imagine pas !
Qu'un jour les femmes soient camouflées
pour échapper aux regards enamourés,
qu'à l'intérieur elles restent cloîtrées
Tout juste bonnes à faires des bébés
J'Imagine pas !
que ces bébés grandiront dans la haine
qu'un jour ils se feront sauter sans gêne
parce qu'on ne les a pas sevrés à l'amour
Mais promis des vierges là-haut en retour !
J'Imagine pas ! Célestine
Qu'un jour tu perdes ton sourire,
Ta joie de vivre et ta liberté
Ton regard plein d'innocence
ton amour des mots et des livres.
J'Imagine pas ! Lina
Qu'un jour tu ne puisses circuler sans être inquiétée
Dans ces temples de la culture et dans sa pluralité,
Dire je le veux, STP maman je le veux
Et brandir un livre que tu dévores déjà des yeux.
J'imagine pas ! Anaïs
Qu'un jour ta mamie n'ait plus le droit
De choisir des petits contes écrits pour toi
De te les lire, toi qui n'a que trois ans
Heureuse de te faire rêver, divine enfant.
J'Imagine pas !
Mon pays sans joie, sans liberté de penser
Sans les rayons de soleil pour nous réchauffer
Sans les murmures du vent pour nous affranchir
De l'esclavage de certains bourreaux du rire .
J'Imagine pas !
Non je ne peux imaginer vivre sans ce bonheur
Qui frappe à ma porte, chaque jour chaque heure
Chaque rencontre, chaque sourire, chaque baiser
Dans cette foule, DEBOUT, hier rencontrée.
J'Imagine pas !
Nul autre pays au monde
Plus libre et plus élégant.
Mon esprit vagabonde
Et s'envole au firmament.
Après chaque dédicace j'avais pris pour habitude de raconter mes rencontres, mes coups de cœur, mes émotions. Ma façon à moi d'exprimer ma reconnaissance.
Ce samedi n'était pas un jour comme les autres. Ce n'était pas une dédicace pour une dédicace. Ce n'était pas un sourire pour un sourire. C'était de l'amour par amour !
La pudeur et le respect envers tous ceux qui sont tombés sous les coups de haine des bêtes immondes ont fait taire mes mots. Ma plume est restée silencieuse mais pas longtemps. Il ne faut surtout pas rester pétrifié par cette lâcheté mais raconter pour témoigner.
En me levant ce samedi matin, lendemain des attentats monstrueux, je me suis demandée si je devais aller dédicacer ou s'il valait mieux rester chez moi. Ma plume m'a piquée au plus profond de moi. Elle m'a fait sursauter en me traitant d'ingrate. Elle m'a dit " tu dois rester debout et prouver que tous ces morts ne sont pas morts pour rien. Ne pas être lâche comme ces fous inhumains, réduits à l'état de bête immonde, sans conscience".
Alors je me suis préparée comme d'habitude, j'ai affiché mon plus beau sourire, ma confiance bien ancrée en moi et ma passion intacte quoi qu'il arrive !
Avant toute chose je voudrais remercier tous ces papas qui accompagnaient leurs petits dans la librairie Arcadia à Marseille et qui d'un bisou choisissait "Gustave" ou "Gracieuse..." selon l'âge, ces mamans à l'écoute, ces mamies généreuses et rêveuses feuilletant "Gracieuse et Panache sont amis" en pensant aux cadeaux de Noël.
Un bout de leur enfance était là dans mes illustrations et dans mes mots d'amitié pour tous les petits bout de chou aux yeux émerveillés. L'innocence de l'enfance. Cela va droit au cœur !
Merci à Marc, qui après un bel échange, serrant "La clé de l'embrouille" contre lui, m'a remerciée et serré la main.
Merci à Mamie Anne qui offre "Gracieuse..." à Alessia. Elle est loin m'a-t-elle dit mais heureusement il y a les fêtes de Noël pour nous retrouver.
Merci à une très jeune Tata qui a eu un coup de cœur pour la trilogie "Gustave" pour l'offrir à sa nièce Maïlys qui lit tellement qu'elle aura fini les 3 livres en quelques jours m'a-t-elle assurée et "Gracieuse.." à la toute dernière Hella. Pour Noël ai-je demandé ? Oh non pour tout de suite ! Il y aura autre chose pour Noël.
Merci à Mamie d'amour qui a choisi "retourne de là où tu viens" pour Maéva et "Gracieuse..." pour Sélèna. Avec un énorme brillant dans les yeux, elle m'a dit : "Maéva" c'est bienvenue et "Sélèna" c'est la lune ou céleste.
Et d'autres encore, moins démonstratifs mais si aimants. Merci à vous tous qui êtes venus ensoleiller mon samedi matin.
L'après-midi, le salon organisé par le Comité du Vieux-Marseille et la Fnac, c'était une autre paire de manches. 170 auteurs et plusieurs milliers de visiteurs étaient attendus comme chaque année et ce depuis 24 ans. Le danger était démultiplié et pourtant presqu'aucune défection parmi les auteurs et les visiteurs étaient là, sereins, sourire aux lèvres, exubérants et tous, généreux comme toujours.
Ce matin, en me levant, je me suis sermonnée. Il faut que tu le dises, il faut que tu remercies comme à chaque belle rencontre, il faut que la vie continue, que la libre expression continue, que le bonheur continue. L'amour en continu.
Mes proches sont inquiets, me conseillent d'éviter les dédicaces en ce moment.
JAMAIS DE LA VIE !
“Il n'est rien de réel que le rêve et l'amour.” de Anna de Noailles
Ma France je t'ai rêvée
dans le ventre de ma mère.
Dans mes bras je t'ai serrée
le jour où j'ai foulé ta terre.
Ma France je t'ai rêvée
un bout de ton sol, est ma maison
Mon jardin n'est qu'amour et passion
Ma France toujours je t'aimerai.
La barbarie a semé sa haine
A mis Paris à feu et à sang
Elle a tué tes enfants innocents
sans discernement et sans gêne.
Ma France dans ma tête un grand désarroi
Ma France dans mon corps un grand froid
Ma France dans mes yeux un regard sévère
Ma France dans ma bouche un goût amer.
Ma France je t'ai rêvée
Pour le meilleur et pour le pire.
Aujourd'hui j'ai perdu mon sourire
Mais jamais je ne t'abandonnerai.
Ma France regarde tes enfants
D'un seul cri ils vont se relever
D'un élan ils vont se rassembler
Personne ne les réduira à néant.
Ma France je n'ai que mes mots puérils
à t'offrir, dans cette guerre stérile.
Mais les mots sont autant de fleurs
pour sécher larmes et rancœur.
Ne cédons en rien !
N'oublions rien !
N'abandonnons rien !
Ils ne seront pas morts pour rien !
Après le si beau week-end de la semaine dernière au Lion's Club de Sainte Maxime, je continue sur ma lancée.
Première présentation et dédicace de "Gracieuse et Panache sont amis"
le samedi 14 novembre 2015
- Librairie Arcadia, 30 rue des Electriciens - Marseille de 9h à 12h
- 24ème Carré des Écrivains proposé par la FNAC et le Comité du Vieux Marseille - Centre Bourse - 13001 Marseille de 14h à 18h
Je vous attends avec plaisir et impatience.
En pleine activité sur mon ordinateur, j'ai juste eu le temps de lever la tête pour voir ce magnifique bouquet cueilli avec amour dans le jardin et posé en catimini sur mon bureau. 51 ans de mariage à la fin du mois, et toujours aussi amoureux ! C'est fou ça. C'est mon premier FAN, depuis la première heure où j'ai décidé d'écrire. Juste envie de partager avec vous ces roses rouges, mes fleurs préférées.
"En ce monde, rien n'égale la beauté d'une Âme libre qui s'autorise à s'épanouir par l'expression de sa passion, lui offrant ainsi sa joie de vivre, sa lumière, sa force, son art"
Il était une fois...
Petite Plume, ébouriffée, impatiente, confiante et naïve, fit trempette dans une encre trouble. Des tourbillons de plumes haineuses, jalouses, xénophobes... essayèrent de l'entraîner dans une chute fatale. L'histoire débuta en 2007 et vira au cauchemar en 2009.
Petite Plume, de son encre salée, de ses tremblements d'indignation, de sa hargne de la gagne, gratta, gratta la rugosité du papier. Les insultes hebdomadaires sur Internet se transformèrent en un titre de roman, préfacé d'Annie Bruel, une grande romancière du Paca devenue son amie. Naquit ainsi "retourne de là où tu viens". Sa force, son étoile vive !
Le temps passa, Petite Plume prit du poil de la bête... Libre et passionnée.
En 2015, parmi une centaine de Plumes, toutes aussi brillantes les unes que les autres, Petite Plume fut choisie pour être le cadeau littéraire du lauréat d'un concours de poésie du Lion's Club à Sainte Maxime. Yanis, quinze ans, très ému, ne savait que dire mais ses yeux brillants d'une multitude de petites pépites de diamant, valaient les discours les mieux préparés.
Quant à Petite Plume, fière et heureuse, il ne lui reste plus qu'à remercier.
Tout d'abord merci à M. Philippe Lubert le directeur du Lion's Club de Ste Maxime, qui deux jours avant le Festival, sur un simple coup de fil et en toute simplicité a accepté ma présence parmi les auteurs. Une organisation et une communication irréprochables, sans parler de la convivialité qui a régné durant tout le Festival.
Merci au Lion's Club d'avoir eu le coup de coeur pour "retourne de là où tu viens".Merci aux Maximoises et aux Maximois d'être venu(e)s en grand nombre, alors que le soleil estival les invitait plutôt à lézarder sur la plage.
Merci à tous ces enfants, curieux de faire notre connaissance, heureux de nous lire, trépignant pour qu'on leur achète le livre de leurs choix.
Merci à Clarisse au sourire et au regard lumineux, à Mouminette une grand-mère à l'écoute de Mae et Juliette, à Bernadette H. qui a fait trois fois le tour du salon et qui à chaque tour me faisait dédicacer pour un de ses petits-enfants pour Noël. Au troisième tour, elle m'a réservé le premier exemplaire de "Gracieuse et Panache sont amis" (au vu du BAT) pour sa petite-fille Odelia. Joli prénom.
Merci à Kingsley qui a dû patienter un bon moment devant "retourne de là où tu viens". Ses parents n'en finissaient pas de bavarder avec l'auteur qui était à ma gauche (tout aussi bavard et passionné que la plupart d'entre nous).
Merci à Yabre et Hendou, Marina, Lucas, Léa...
Pardon pour tous ceux que je ne cite pas, la liste est longue, mais vous êtes dans mon cœur de Petite Plume.
Le bonheur ... tout simplement !
Des regards qui en disent long !
L'émotion était visible.
"Fais de ta vie un rêve et d'un rêve une réalité" de Antoine de Saint Exupéry
On parle beaucoup de harcèlement scolaire. On peut être harcelé à tout âge ! Cela n'arrive pas qu'aux autres. Je l'ai été à l'âge de 63 ans lors d'un concours littéraire dans une école d'écrivain. Pour me déstabiliser et me faire renoncer au concours.
Règle N° 1 : Ne jamais renoncer...
Il en est ressorti mon roman "retourne de là où tu viens".
De nombreux professeurs, après l'avoir acheté lors de dédicaces et en avoir pris connaissance, face à leur impuissance à préserver leurs élèves des tentatives de suicide dues aux multiples formes de harcèlement scolaire, m'ont invitée pour raconter ce qu'il m'est arrivé et comment je m'en suis sortie. Jusque-là c'était informel, des échanges lors de salons du livre, des classes regroupées sous un préau, à même le bitume, ou dans l'improvisation, pour essayer de dédramatiser sur les dérives d'Internet.
Règle N° 2 : Se sentir utile...
Aujourd'hui, "retourne de là où tu viens" entre de plain pied au collège.
Une classe de Troisième l'étudie depuis le mois de septembre, dans le cadre d'un projet littéraire "l'estime de soi".
Règle N°3 : ne jamais céder aux pressions néfastes et destructives.
Le 27 novembre je pars à la rencontre de ces 29 collégiens, de leur professeur de français et de la responsable de la Médiathèque qui a permis la réalisation de mon rêve le plus fou. Annette Lellouche au Collège ! On en parle au Collège !
Avec humilité, le cœur battant et l'émotion vive, je répondrai à toutes leurs questions, dans un souci de partage et d'apaisement pour ce mal du siècle qu'est "le harcèlement".
Règle N°4 : Garder la tête haute et foncer !