Bonheur des retrouvailles.
25/02/2024 17:38 par ninanet
« Si tu veux être aimé, aime. » Sénèque
« Il est doux d'être aimé pour soi-même. » Beaumarchais
Deux citations qui me siéent à merveille.
1/ Je veux être aimée, bien sûr ! Mais qui ne le voudrait pas ? J’ai tant aimé déjà enfant, à devenir encombrante… c’est peut-être que l’abus dessert le but !! À trop aimer !
2/ « Il est doux d’être aimé pour soi-même », sentiment doux dont l’abus donne confiance.
Par ce ciel ténébreux, ces nuages menaçants, aucune envie de sortir. Que me reste-t-il ? Vous raconter ma journée dédicace d’hier en ce 24 février. Pour une reprise elle a été emplie de surprises.
La voiture, à peine démarrée, que des grêlons véhéments viennent s’écraser sur le pare-brise. La pluie s’est tout de suite imposée, ouf … Puis le soleil en conquérant a triomphé. La route libre est vite avalée. Mon chauffeur me rassure « les vacanciers font la grasse matinée ».
En un tour de main ma table avec sa jolie nappe rouge de toréador a repris son éclat, mes livres se sont serrés les coudes, alignés avec discipline et je regarde autour de moi. Le grand vide. Le grand désert. Mon chauffeur me rassure « Il n’est que 9h, ils vont arriver ! Il s’en retourne à la maison me laissant à mes doutes.
Aucune séance de dédicace ne ressemble à une autre, je crois l’avoir écrit à de multiples occasions. Celle-ci n’échappera pas à la règle. L’auteur doit toujours se remettre en question… Rien n’est acquis d’avance. Ma passion reste chevillée à mon corps.
À la seule différence qu’à Montauroux je suis toujours accueillie avec de grands sourires, des embrassades et ce matin avec en plus un : « Annette est arrivée, on va vendre des livres… ». Quel challenge ! Quelle pression ! Et plus que jamais mes doutes… que je balaie d’un énergique « GO ! ».
Je ne vous mentirai pas, cette journée n’a pas été un grand cru. En cette période de vacances scolaires, les touristes ne sont pas là et les Varois ne se sont pas bousculés.
Mais qu’y-a-t-il de plus important pour moi ? C’est de revoir mes jeunes amis, Ezzio avec sa maman Emmanuelle, Antoine avec mamie Béa et papi Luc. Ils ont grandi, leur regard a gagné en maturité et posé sur moi c’était toujours aussi doux et empathique…
Toutes ces mamies, mamans, papa… accompagnés d’enfants qui ont pour la plupart flashé sur mes « Gracieuse »…
Cette dame anglaise qui était venue acheter le Prix Goncourt, après un long échange, repart avec en plus « La Miraculée ». En partant elle me dit « j’ai été ravie de faire votre connaissance, ne changez pas, restez comme vous êtes « avec son accent so british…
Le palmarès des dédicaces revient au Tome 6 « Gracieuse et Panache quand je serai grand… » et de loin ! À chaque fois l’enfant criait « moi je veux être… qui électricien, qui pâtissier, qui policier (oui, oui … ). Suivi du Tome 7. Heureusement j’avais prévu grand ! C’était très émouvant de voir cette jeunesse repartir le sourire aux lèvres, avec mes contes serrés contre leur coeur.
Le tome 8 est en cours… je l’ai promis pour très vite !
Bonjour mes amies et amis, mes lectrices et lecteurs, petits et grands.
J’ai grand plaisir à reprendre mes activités d’auteure, et notamment de venir à votre rencontre en dédicace après une interruption de deux mois. À l’impossible nul n’est tenu.
J’espère ardemment vous retrouver, nombreuses et nombreux, à l’Espace Culturel du Centre Leclerc à Montauroux, ce samedi 24/02/2024 de 9h à 17h.
À demain et merci.
Bonjour mes amies et amis
Ma petite chronique du jour : Lettre à Élise.
Hier je vous ai raconté une rencontre qui m’avait déçue, mais sans laisser de trace. Il est des personnes qui passent et trépassent en nos mémoires ! Aucun souvenir ! Mémoire sélective dit-on ! Si l’on veut !
Aujourd’hui je vais vous raconter une autre rencontre que je n’oublierai jamais. Un cadeau de mon ange protecteur.
Mon rendez-vous chez le stomato. Lui est incroyable ! Il vient vous accueillir dans la salle d’attente, vous lance un « Bonjour » tonitruant et se met à chantonner. À chaque fois je ne manque pas de m’étonner. Comment cet homme de cette qualité professionnelle peut être habité par la simplicité et la gentillesse ? Respect Maestro !
Voilà qui, comme à chaque fois, me met à l’aise, me séduit, me réconcilie avec ce monde barbare dans lequel nous vivons.
Donc j’entre dans son cabinet de soins, et là j’ai droit à un beau sourire et un gentil signe de la main. Son assistante qui est du même acabit ! Lorsque j’étais venue la première fois, j’étais dans un état de souffrance dentaire important. Tout le temps du soin difficile, elle me caressait les mains, me souriait. On ne se connaissait pas mais tout de suite nos regards se partageaient en silence.
À un moment le stomato s’est éloigné pour préparer la pate… elle s’est penchée sur mon oreille et m’a chuchoté « J’ai reçu votre mail le 30 décembre dans les indésirables et je n’ai pas pu vous répondre ». Là el maestro se retourne et nous apostrophe toutes les deux « il se passe quoi là ? » « Madame écrit pour les enfants et je voulais lui commander Lettre à pépé Charles » « Ah pour chaton ? » « Oui » !
Pendant un dixième de seconde je suis restée sans voix (c’est assez rare). Je ne lui ai jamais présenté mes livres, pas encore ! D’où tient-elle ce titre ? Elle ne me laisse pas le temps de réagir, el maestro avait autre chose à faire. La salle d’attente était bondée. Dès qu’il a eu le dos tourné à nouveau, la voilà qui me chuchote « je veux Lettre à pépé Charles… Je le veux et ma fille aussi ». « Et votre fille s’appelle comment » ? Élise me dit-elle toujours dans un murmure. Ok je vous l’apporte la semaine prochaine. Échange de sourires radieux !!!
Voilà nous avons volé un peu de temps au temps pour Élise.
Je lui prépare une spéciale dédicace espérant la rencontrer un jour.
Bonjour mes amies et amis. Bonjour les amoureux de toute la planète.
L’amour n’est pas toujours simple mais il sera toujours le plus fort.
Elle avait caché sa tête sous les draps
Pour pleurer sur sa vie qui ne sera pas.
Elle avait choisi le chemin désespéré
Du sacrifice. Son amour restera muet.
Il s’est assis au bord de son lit
A soulevé le drap et lui a souri.
D’un geste doux de la main
Il a effacé son gros chagrin.
Elle gardait les yeux baissés
Ne pouvant supporter le feu
De son regard sur elle posé
Formulant ses vœux pieux.
D’un mouvement lent il s’inclina
Tenant fermement son menton
Ses lèvres sur ses lèvres il posa
Elle céda dans un geste d’abandon.
La raison lui disait de résister
Mais le corps tout enflammé
S’offrait aux caresses de l’Aimé
Sombrant dans l’extase du baiser.
Elle cessa de lutter, étouffant un cri
Dans ses bras résolument se blottit
Leur cœur dans un rythme affolé
Battait la musique d’amour accordé.
L’amour fou avait gagné.
Pour combien de temps ?
Vivre l’instant présent
D’avance, s’y étaient résignés.
Joyeuses Saint Valentin.
Bonjour mes amies et amis.
« Les semaines défilent et s’enfilent sur un fil en équilibre dans le temps » Annette L.
Voilà quatre mois qu'un événement de la plus grande gravité s'est produit en Israël. Je n'en reparlerai pas, tout le monde est au courant. Tout le monde a été horrifié (sauf certains inconscients qui sont en train de creuser leur propre trou où très bientôt ils tomberont dedans). Je ne les citerai pas non plus, je n'ai pas pour habitude de me baigner en eau glauque, à l'odeur âcre et nauséabonde.
Aujourd'hui un hommage national a été rendu aux victimes du massacre en Israël. Aux otages encore détenus et à ceux morts. Aux innocentes victimes qui ne demandaient qu'à vivre, rire, danser. Le symbole de cet hommage a été représenté par du mimosa et un nœud jaune.
Il y a quelques années j'ai peint du mimosa avec un ciel ténébreux. Était-ce prémonitoire ?
Aujourd'hui je formule un voeu, refaire mon tableau avec un ciel bleu azur... Le bleu de la paix et de l'amour. Et le plus rapidement possible quand tout le monde sera rentré à la maison. AMEN !
Bonjour mes amies et amis.
"Pour que soit ce qui est est" Paul Valery
Du plus loin que je me souvienne, je me disais "il y a ceux qui écrivent et ceux qui lisent (moi).
Du plus loin que je me souvienne, en cachette, j'aimais composer des petites poésies. J'exprimais noir sur blanc ce que je ne pouvais crier haut et fort.
Du plus loin que je me souvienne, je me dépêchais de les détruire de peur qu'elles ne tombent dans les mains de ma mère qui n'aurait pas compris. "L'école c'est sérieux, alors arrête tes bêtises avec ça, et travaille, sinon je te fais quitter l'école" qu'elle m'aurait dit ! Et ce qu'elle n'a pas manqué de faire, plus tard, par la force des événements !
Du plus loin que je me souvienne, je n'aurais jamais imaginé que mes poésies, mes mots, mes écrits, verraient la lumière au grand jour, à travers mes sourires, mes soupirs, mes cris du coeur, mes déclarations d'amour et d'amitié, mes contes pour la jeunesse "premières lectures". Et mon nom écrit en grand sur une couverture de livre.
Alors aujourd'hui, quand je suis heureuse ou quand je m'ennuie, quand j'ai du temps ou l'envie me presse et me taraude, quand je ne peux calmer ma plume qui palpite sur les touches de l'ordinateur, je la laisse griffonner sans peur, ce que lui dicte mon coeur, en tout bien tout bonheur !.
« Créer c’est résister, résister c’est créer » de Stéphane Hessel
Et si on disait plutôt « créer c’est exister » ?
Et si la création est un exutoire pour avancer,
Pour se rassurer, pour survivre, pour durer.
Et si exister devient une bonne raison pour créer ?
Face à ma plume qui impudique se faufile
Dans ma vie, à mes risques et périls,
Face à mes pinceaux qui de rouge ou de gris
Harmonisent mes sentiments sans parti pris
Toute seule, face à l’autre MOI
Sans savoir comment ni pourquoi
Plumes et pinceaux existeront
Pour l’ivresse de la création
Courir, encore courir,
Séduire, encore séduire,
Rougir toujours, ou pâlir,
Crier en sourdine, ou sourire
Créer pour exister sans détour
À travers mes pleins et déliés
En tramant mes mots d’amour
Avec humour pour résister.
Bonjour mes amies et amis.
« Quand c’est trop facile, attention il y a un loup »… Pensée qui me vient tout de suite à l’esprit.
Je suis contente que janvier se soit achevé. Hélas, pour moi sur une belle déconvenue.
J’aime partager avec vous mes belles aventures et les moins belles. Peut-être me donnerez-vous votre sentiment.
Hier nous avions rendez-vous chez une chirurgien dentiste. Très jeune, souriante, affable à souhait. C’est de bon augure me sembla-t-il, sur le moment.
Elle installe tout de suite mon mari pour une panoramique. Jusque-là rien d’anormal.
Puis ça se gâte.
- Oh la la, c’est compliqué votre histoire. Ceci, cela. On pourrait peut-être faire un implant (à 84 ans ???). Lorsque je lui en fais la remarque, elle me répond : c’est sûr qu’à son âge !!!
De toute façon je ne vous ferai rien aujourd’hui. Il faut que j’en parle à ma collègue. On va réfléchir, donnez-moi votre adresse mail, on vous écrit. Elle me demande ma CB pour le paiement, pendant qu’elle parle, elle se paye sans que je sache combien (merci le sans contact), me tend le ticket et nous raccompagne à la porte. Dehors, je regarde mon ticket 43 euros ??? Cher de la minute de la panoramique !!! Aucun soin en attendant l’avis de sa collègue et pourquoi a-t-elle besoin de sa collègue ? Aucune ordonnance. Aucun conseil. Rien !
Mais dans quel monde vit-on ? Les questions fusent. Par qui a-t-on été reçus ? Une petite stagiaire, une assistante ? Je me le demande encore après ma nuit de sommeil saccadé de cauchemars. Et soudain je comprends pourquoi on a obtenu ce rendez-vous aussi vite facilement alors qu’on sait qu’il faut attendre des mois…
Et si c’était à refaire ? Je crois que je ferais des études pour être dentiste…
Quand je pense aux agriculteurs… Restons optimiste… Ne mélangeons pas tout.
Bonne journée sous un ciel gris en ce premier jour de février.
« Quand le pouvoir pousse l’homme à l’arrogance, la poésie lui rappelle la richesse de l’existence. Quand le pouvoir corrompt, la poésie purifie » John Fitzgerald Kennedy
J’ai commencé mon aventure littéraire avec « le printemps des poètes » en 2009.
Toute jeune, lycéenne précoce, je composais des petites poésies pour tuer les temps morts. J’avais un amoureux et elles lui étaient toutes dédiées. Il ne les a jamais lues.
C’était aussi l’époque des « Amoureux de Peynet ». Ils étaient si beaux ces amoureux…
La poétesse en herbe qu’on lui a coupé sous les pieds, à défaut de poursuivre ses études, a continué sa route dans le monde des affaires.
Que d’affaires, bien réussies, mais avec un manque certain : « poétiser ».
Puis un jour, par le plus grand des hasards, une rencontre m’a ouvert la porte, et en grand, de la poésie. Une voisine me présenta un écrivain-poète. Aussitôt, une alarme tonitruante se déclencha dans mon cerveau en ébullition. Je griffonnais des vers sur n’importe quel bout de papier… Jusqu’au jour où l’écrivain-poète annonça qu’aura lieu « le printemps des poètes » à l’Hôpital Bonnet à St Raphaël. Nous étions en 2009.
Des jours et des jours j’ai composé des poésies avec des thèmes et sans thèmes et le jour J je n’oublierai jamais mes déambulations dans les étages de cet hôpital. On devait passer de chambre en chambre et lire nos poésies. C’était très émouvant. Je crois que c’est là que je me construite auteure. Mais Poète ? C’est encore autre chose ! Plus de finesse dans la composition des mots, des vers. Je ne m’autorisais pas à publier un recueil poétique.
Je me pose toujours les questions : qu’est-ce qu’un poète ? Que valent mes poésies ? Y-a-t-il des amateurs de poésies ? Écrire en vers ou en prose ? Puis j’ai décidé de glisser dans tous mes romans, quelques poèmes, pour le plaisir. Rien que pour le plaisir.
Vous êtes peut-être en train de vous demander pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que cette année c’est Sylvain Tesson qui en est le parrain et cela a soulevé des pétitions contradictoires.
C’est grâce aux livres de Sylvain Tesson et à celui de Ron Alston que j’ai réussi à me reconstruire suite à mon grave accident. Leurs récits m’arrivaient tel un chant murmuré avec amour. L’amour de la vie. Ces hommes courageux qui ont surmonté leurs malheurs et défié le destin pour s’en sortir, méritent bien le titre de Poète. Pour moi un poète doit avoir une philosophie de la vie qui enivre ses admirateurs.
Pour moi, sans aucun doute possible, Sylvain Tesson peut parrainer et en toute légitimité « le printemps des poètes » et que la poésie purifie les corrompus.
Le billet de la Naïve
« Creuse, creuse le trou, tu finiras par tomber dedans » Dicton de ma mère
En haut de la pyramide, le mensonge, tout le monde y goutte, à pleine cuiller ou les doigts plongeant dans de gros pots…
Il y a l’expression « s’enferrer dans le mensonge ».
Mais pourquoi mentir ? La vérité fait-elle si peur qu’on préfère se cacher derrière un mensonge qui un jour vous rattrapera.
À notre époque la vérité est plus forte que le mensonge. Parce que si on dit la vérité, aussi dure ou pénible soit-elle, on peut trouver une explication et on peut trouver le pardon.
Que celui qui n’a jamais fauté, jette la première pierre.
Le mensonge, plus il est gros, plus il est pathétique. Plus le menteur ment, plus il va trouver sur sa route de gros cailloux (rien à voir avec les petits cailloux du petit Poucet) qui le feront chuter un jour ou l’autre. Alors dure sera la sentence ! Petite ou grande forfaiture s’entend !
Le pire ennemi du menteur c’est le téléphone portable que tout un chacun dégainera plus vite que la raison l’y oblige. On veut des preuves ? Eh bien d’un clic elles seront irréfutables.
Tous les jours apportent son lot de menteries. Hier Les médias se sont déchainés sur une pauvre femme, enfin pauvre quand on habite dans le 6ème arrondissement de Paris… Mais pauvre car affligeante dans ses comportements. On a beau lui dire de se taire, elle continue en larmoyant, affrontant la vindicte populaire.
Alors la Naïve s’interroge : Dans quel but ? Cache-t-elle un secret plus grave ? Allez savoir !
Aujourd’hui ce sont des politiques d’une bêtise extrême, qui commencent à nous attendrir en allant accompagner des immigrés sous des tentes, « nous écouterons le Président avec eux… et bla bla… » Sauf qu’ils sont assez CONS (pardon) de s’en aller diner se croyant hors champ des caméras. Mais des caméras, des journalistes, des adversaires, il y en a à tous les coins de rue. Pris les doigts dans le pot de confiture !
Là aussi la Naïve se pose la question : Sont-ils si stupides que ça ? Moi je le crois ! À force de crier au loup, ils viennent de se faire mordre en plein flagrant délit. Le délit n’est pas d’aller diner au restaurant. Non, non. Mais d’avoir menti.
Alors si un jour vous décidez de mentir, réfléchissez-y à deux fois. La vérité en elle-même est tellement plus simple ! Ainsi braves gens vous dormirez tranquilles…
Bonjourjour mes amies ert amis, petits et grands.
Je m’étais promis (je vous avais promis) une année 2024 en poésies. Or elle a démarré en cacahuète qui rime avec Annette. La grippe, la toux, le rhume, le ras le bol.
Puis ce matin je me suis dit « pourquoi pas » ? Vous allez me demander « pourquoi pas quoi » ??? Je ne sais pas, mes doigts ont couru sur le clavier.
Les mots, elle n’a plus envie de les dire
Elle a envie de les hurler pour s’étourdir
Comment expliquer l’inexplicable
Ce dont elle est bien incapable
Taire la souffrance qui la ronge
Ignorer le vide où elle plonge
Crier que tout l’indiffère
Le hurler à la terre entière
Après le tumulte, les cris, les rires
Subsiste le silence paré de doux délires
Assourdissant dans sa remise en question
Son cœur n’est plus apte à la rébellion.
La porte de l’interdit s’est refermée
D’un coup sec, d’un geste désespéré.
Résonne en elle son bruit infernal
Sur ses joues des larmes dévalent
Elle n’a plus aucun rôle à jouer
Les mains vides elle est dévastée
Leurs routes se recroiseront-elles
Pour se crier leur amour éternel ?