C'est déjà fini !
30/12/2015 14:49 par ninanet
Après cette année 2015 et son trop plein d'émotions, je n'avais qu'une envie, rejoindre ma famille pour décompresser. Mais pourquoi le temps est-il passé si vite ? Pourquoi n'avons-nous pas eu le temps de tout nous dire ? Pourquoi avons-nous eu chaud en cette fin du mois de décembre ? Pourquoi ? Pourquoi ? Peut-être aurons-nous les réponses l'an prochain ? En attendant il nous reste les belles photos des fééries de Noël à Biarritz... Magnifique !
Mes chères amies et chers amis, Ce soir, oublions l'espace d'un dîner convivial et chaleureux en famille, les attentats, les maladies, les inondations, les mauvais coups du sort... Pour ma part, ce sera avec mes enfants et petits-enfants pour quelques jours. je les ai délaissés et je dois à présent les gâter. Que du bonheur en perspective. Je tiens à remercier toutes mes lectrices, lecteurs, surtout les plus jeunes qui m'ont donné l'envie et le courage d'aller toujours plus loin. Merci au corps enseignant pour le travail fabuleux qu'il accomplit. Merci aux chroniqueuses et chroniqueurs qui mettent nos livres en valeur. Merci aux Organisatrices, Organisateurs des salons du livre. Merci aux Responsables des Librairies et Espaces Culturels qui poussent toujours un peu plus leurs murs pour nous faire de la place. Il faut le savoir, vous êtes notre moteur pour toujours avancer et nous faire connaître. Levons nos verres pour que 2016 nous apporte du rêve, de la joie, de l'amour et de la bonne santé. JOYEUX NOËL.
“L'esprit libre et curieux de l'homme est ce qui a le plus de prix au monde.” de John Steinbeck
Samedi, j'ai vécu ma dernière séance de dédicaces de l'année 2015 à l'Espace Culturel du Centre Leclerc de Montauroux. Un score de ventes tout aussi honorable que celui des années précédentes à la veille de Noël.
Le travail a payé, plus un seul "Gustave", ni "Lettre à pépé Charles" c'est sans surprise, heureusement que j'ai pu puiser dans le stock de la librairie pour terminer ma journée sans décevoir ceux qui voulaient les acquérir pour les mettre au pied du sapin. "Charles et Aurélien" se trouve presque orphelin de la trilogie avec quelques exemplaires restant. Mais la plus belle surprise est venue de "Gracieuse et Panache sont amis", plus de la moitié du premier tirage de fin novembre est déjà écoulé. Et cette foi-ci ce ne sont pas les mamies ou les parents qui se sont laissés séduire mais les petits eux-mêmes. Plusieurs m'ont demandé s'ils pouvaient dessiner comme moi. Ils ont tout de suite eu l'instinct artistique en voyant mes petites peintures naïves en couleur et mes dessins en noir et blanc. Susciter l'envie de mettre de la couleur dans mon livre à tous ces jeunes enfants, c'est, je l'avoue sans conteste, et en toute humilité, ma plus belle récompense.
J'ai été très impressionnée par Lucas 11 ans. Quelle maturité ! Il a repoussé "Lettre à pépé Charles" que je lui présentais vu son âge et a délibérément choisi "retourne de là où tu viens"... Car il écrit déjà et participe avec sa classe à un concours de nouvelles. Il voulait découvrir mon aventure littéraire. Quelle assurance dans sa voix ! Quel regard franc ! Quelle prestance déjà !
C'est incontestablement un esprit libre et curieux et je ne crois pas me tromper en lui prédisant un bel avenir. Il m'a rappelé mon jeune ami Téo rencontré à Cultura de Mandelieu que je n'ai pas oublié et Yanis le lauréat du concours de poésie du Lion's Club, tout juste 15 ans.
Laetitia, élève d'une classe de seconde, rencontrée lors d'une dédicace en juillet est venue me saluer. J'ai commencé à lui corriger son premier roman... Elle était visiblement très émue de me revoir.
L'avenir est là dans notre jeunesse curieuse et avide d'apprendre, dans notre corps enseignant qui y croit et se démène pour les guider vers le chemin culturel, espace de liberté.
Et cela n'a pas de prix !
Nous venons de vivre une année 2015 complètement folle, dangereuse, agressive. Les attentats, les élections, les mises en garde, les menaces, les problèmes des uns et des autres. Comment la finir en douceur et en joie ? J'ai trouvé le remède : aller voir le film de Claude Lelouch un+une. Avec Claire mon amie, nous ne trouvions pas de film à notre goût alors on s'est décidé pour cette romance. Sans trop y croire.
Puisque nous aimons les films de Lelouch, Elsa Zylberstein et Jean Dujardin. Alors pourquoi pas ? Oh combien nous avons eu raison.
Nous avons ri aux larmes, nous avons essuyé notre petite larme, nous avons adoré l'Inde, cette population que rien n'effraie, les dialogues truculents, justes, percutants. Les acteurs sont beaux, mais beaux à mourir... Sublimés par la caméra de Monsieur Lelouch. Elsa en allumée, un peu folle mais si séduisante, Jean en séducteur qui se laisse prendre au jeu de l'amour et qui fait répéter l'histoire. La musique enlevée, légère, entrainante. La vie comme on aimerait la vivre. Jean dit "C'est compliqué les parenthèses". Mais quelle pépite de bonheur une parenthèse dans une existence. Bref un sans faute, un vingt sur vingt. J'y retournerai sans aucun problème demain... Mais pas le temps hélas.
Un grand merci Monsieur Lelouch, on retrouve votre jeu de cinéaste, ces allers et retours, ces acteurs qu'on sent heureux de faire partie de cette aventure romanesque, cette musique qu'on fredonne pendant le film et qui vous reste dans la tête bien après le film.
Deux heures d'excellent cinéma.
Personne ne me prendra mon sourire, c'est l'obligé de mon cœur !
Ce matin, malgré la fraicheur et le petit vent impertinent narguant un beau soleil et un ciel bleu azuréen, j'ai pris la route de ma librairie presse à Boulouris pour dédicacer. Après ce mois de novembre et ce début décembre fabuleux, de rencontres qui se sont bousculées à qui mieux mieux et que je n'arrive pas à oublier, mais que je ne veux pas oublier, venir dédicacer là, tenait d'une gageure. J'aime les challenges et Boulouris c'est ma ville !
Alors doucettement je commençais à installer mes livres et mes affichettes, contrariée par le vent qui venait défaire mon installation, voltiger mes marque-page, car je ne vous l'ai pas encore dit, je dédicace à l'extérieure de la librairie exigüe. Un moment je me suis demandée : Mais qu'est-ce que je viens faire dans cette galère ? Mais pourquoi ? Je ne sais même pas si je vais pouvoir terminer mes dédicaces d'ici Noël, tant mon stock de livres a subi un régime drastique de dédicace en dédicace, j'aurais dû rester tranquillement à la maison pour une fois...
Je ne suis pas une ingrate et chaque fois que je viens ici, c'est pour donner un petit coup de pouce à cette minuscule librairie. Un couple courageux et efficace dans une station balnéaire où la population est assez âgée. Pour voir des enfants il faut attendre les congés scolaires. Toutes ces mamies et papis sont contents de l'aide que leur apporte ce jeune couple. Leur porter un colis reçu des enfants, leur remplir des papiers, leur faire des photocopies, leur vendre le Var matin ou le programme télé... Elle et lui ont toujours le sourire et le mot gentil. Ce commerce de proximité est indispensable pour toutes ces personnes âgées qui habitent là depuis toujours. Il faut qu'il perdure !
Aussi je ne me suis pas départie de mon sourire, ordre venant de mon cœur. J'ai rencontré, vraiment, des gens adorables. Entre autres, un monsieur m'a proposé d'aller me chercher un café après la dédicace d'un livre pour sa femme. La même chose mais cette fois, une femme qui ne peut plus lire mais qui en a pris un pour son mari qui lit les romans à haute voix pour qu'elle en profite (j'adore ces maris galants, généreux, amoureux comme au premier jour). Une mamie m'a dit "vous êtes courageuse" et je lui ai répondu "mais non, ce n'est pas du courage, c'est de la passion et je n'ai même pas froid, tellement je suis toujours heureuse de vous rencontrer". Et c'est vrai ! Valentino a choisi "Lettre à pépé Charles" pour son petit-fils qui commence à jouer les fortes têtes m'a-t-il dit et il s'est empressé d'ajouter "mais je l'aime bien ce petit". Sûrement que le petit doit l'adorer ce gentil papi. Mamie Manou m'a déjà acheté tous mes romans pour sa petite-fille Pauline sauf le dernier (aujourd'hui) et elle m'a dit "attention la prochaine fois que vous revenez, il me faudra un nouveau roman".
Mais bien sûr, tant que je respirerais, j'écrirais ! À midi je suis rentrée chez moi, un peu frigorifiée mais tellement ravie par cette belle réception chaleureuse des Raphaëlois. Un beau challenge !
Hier en plaisantant, un très bon ami à moi, m'a dit : ton roman "retourne de là où tu viens" risque d'être très bientôt censuré. Au vu du premier tour des résultats électoraux dans le PACA sous-entendait-il. Bizarrement cette pensée m'avait effleurée mais ma plume reste stoïque, déterminée et ma flamme restera toujours allumée !
Aussi je ne le crois pas. C'est un livre généreux, ouvert, plein d'espoir et surtout il raconte l'histoire d'une intégration bien réussie. Un sans faute, toute prétention gardée.
La France est généreuse, terre d'accueil depuis toujours. C'est une vieille dame intelligente, sensible et raisonnable. ET nul résultat électoral ne saurait remettre tout cela en question. J'ai confiance, tant pis si je passe pour une naïve. Mon livre a fait vibrer des jeunes collégiens, des centaines et des centaines de lecteurs. Il a été réédité plusieurs fois et il continuera à donner l'envie de se battre pour réussir.
Est-ce le hasard, si ce matin, une lectrice, amie d'une amie lectrice, m'a commandé "Retourne de là où tu viens" pour l'offrir à une tierce amie ? Je ne le crois pas non plus. Le bouche à oreille, le téléphone provençal qui a parlé de mon livre au téléphone Valdoisien fonctionnent à merveille. Le père Noël existe et mon livre continuera de toucher mon lectorat.
Plus qu'une dizaine de jours pour finaliser vos cadeaux de Noël. Il faut que la fête perdure et rien de mieux qu'un livre dédicacé qui se lit, s'offre, et resserre les liens intergénérationnels et amicaux.
Pour commander c'est très simple : http://a5editions.fr . C'est ma maison d'édition, ce qui veut dire que je m'occupe des dédicaces et des expéditions sous 48 h et en port gratuit. Alors encore hésitants ? Parcourez mon blog qui vous en dira plus sur l'auteure que n'importe quel autre document : http://ninanet.vip-blog.com .
Merci de votre fidélité et surtout pour tous vos encouragements.
La vie n'est que justice ! Quand on croit à sa bonne étoile, quand on a la rage de vaincre, quand on a la passion et le vibramento chevillés au corps... alors ça marche.
Cher père Noël,
Très tôt j'ai appris que tu n'existais pas mais dans ma tête tu as toujours eu ta place. Je te rêvais en t'accordant des circonstances atténuantes, tu étais débordé, tu ne pouvais pas être partout et lorsque je voyais les enfants exhiber leurs jouets les lendemains de Noël qu'hélas ils délaissaient tout aussitôt, moi je savais qu'un jour tu me gâterais à mon tour. Et ce jour est enfin arrivé. Tu existes, je le savais !
Ce week-end je l'ai su encore plus fort, encore plus vrai, encore plus vibramento !
Vendredi un faux départ, un loupé d'une responsable de dédicaces. Peu importe, la vie n'est pas toute tracée m'as-tu soufflé à l'oreille, tu as bien un plan B dans ton escarcelle ? Bien sûr, j'ai rebondi grâce à toi ! D'un saut de puce de Grasse à Montauroux, j'ai été reçue au pied levé, à bras ouverts et à cœur chaleureux par Alexandra et son équipe à l'Espace Culturel de Montauroux. Mon fief, mon porte-bonheur, l'Amitié, tout en un ! Comme d'habitude dans ce lieu magique où est née ma trilogie, de belles rencontres, de belles dédicaces pour Noël, à chaque fois je te faisais un petit clin d'œil. Mais oui tu existes ! La preuve par l'absolu.
Samedi, direction Cultura Mandelieu. Là cher père Noël, tu as rattrapé toutes ces années où je t'espérais en vain. Des viennoiseries offertes à l'arrivée par Marie-Pascale. Cela m'a vraiment fait plaisir, d'autant que Marie-Pascale m'avait accueillie avec une gentillesse infinie à mes tout débuts d'auteure où j'étais une parfaite inconnue au bataillon. Peut-être déjà lui avais-tu envoyé un signe avant-coureur ? Des gens, tant de gens, un défilé permanent, des compliments et des mots d'amour d'enfants. "Tu es belle" m'a dit une petite fille en regardant ma photo que Marie-Pascale avait posée sur ma table pour annoncer ma dédicace. Ambre, Williams, Léna, Ben, Tom... je n'arrive pas à me souvenir de tous les prénoms, mais je voyais "Gracieuse et Panache sont amis" me quitter allègrement pour passer dans les bras de maman Guigui, de Mémé Tine, de papa Antoine, d'enfants adorables. L'innocence même et l'amour dans toute sa générosité. Que d'émotion visible à l'énoncé du prénom de la personne qui allait recevoir mes livres, "un petit plus me dit-on, ça fait tellement plaisir". Véronique qui a subi une année de harcèlement est partie avec "retourne de là où tu viens". "La clé de l'embrouille" pour l'offrir à Bernard qui adore lire... De cette journée, cher père Noël, je n'oublierai jamais deux grands gaillards, portant dans les bras de gros pavés littéraires, rigolant, complices. Deux bons copains pensai-je. Ils se sont arrêtés face à moi, s'excusant presque d'avoir déjà arrêté leur choix. Tout naturellement nous avons bavardé. Puis dans une transmission de pensée, se sont regardés et l'un a lancé "et si vous nous choisissiez un livre pour Salvatorica, c'est la grand-mère". Ah bon ! Je vous prenais pour deux bons copains, mais vous êtes deux frères ? Et là j'entends encore l'éclat de rire de Pierre qui n'est autre que le père de Paul. Ça ne s'invente pas. Le père, le fils, un charme irrésistible ! Pierre est médecin et porte en lui tout le charisme du monde. En s'éloignant avec la trilogie, il était déjà même un peu loin, se retournant s'est écrié : "je suis très heureux d'avoir rencontré un ange aujourd'hui". J'étais trop émue pour répondre. La hotte du Père Noël n'était pas tout à fait vide puisque Monique, qui hier m'avait fait dédicacer "Lettre à Pépé Charles" pour son amie Renée, m'a tél. ce matin pour compléter, après réflexion, son cadeau par "Gustave" et "Charles et Aurélien". C'est mieux n'est-ce pas m'a-t-elle demandé ? Et j'ai repensé à Paul et Pierre et à Salvatorica.
Merci cher Père Noël, maintenant sauve-toi vite ! Dans ce monde troublé, d'autres t'attendent. Apporte-leur du bonheur... Tu sais toi que le bonheur est contagieux !
Après l'entrée au collège Berty Albrecht à Sainte Maxime, dans une classe de 3ème, de mon roman autobiographique : "Retourne de là où tu viens",
"Gracieuse et Panache sont amis" conte initiatique sur l'amitié et le bien vivre ensemble, entre dans une classe de CP à Draguignan.
Le Père Noël existe bien !
Je dédicace demain vendredi de 9h30 à 18h à Auchan de Grasse
et Samedi de 10h à 18h au Cultura de Mandelieu.
Je vous attends nombreux. Merci.
La réalité aura-t-elle une résonnance plus lumineuse que le rêve ?
Je m'étais posée la question avant d'aller à la rencontre des Collégiens du Collège Berty Albrecht à Sainte Maxime ce vendredi.
Tout d'abord je voudrais présenter ce collège, rattaché à l'Académie de Nice et qui accueille cette année 717 élèves.
"Qui était Berty Albrecht ? Née à Marseille le 15 février 1893 dans une famille protestante venue de Suisse (les Wild), elle appartient à la bonne bourgeoisie marseillaise. Infirmière de la Croix-Rouge, Berty joue un rôle important dans les hôpitaux militaires pendant la guerre 1914-1918... Arrêtée deux fois en 1942 par la police de Vichy, elle parvient à s'échapper. Elle écrit à son mari : "La vie ne vaut pas cher, mourir n'est pas grave. Le tout, c'est de vivre conformément à l'honneur et à l'idéal qu'on se fait."...
Les valeurs qu’elle incarne –dévouement, engagement pour les autres, don de soi, courage, lucidité dans l’action, opiniâtreté dans les combats contre l’inacceptable- si elle les a portées à un niveau exceptionnel, sont celles de la République, celles de la citoyenneté. Elles doivent donc, naturellement, constituer le fondement d’un projet éducatif actuel et moderne, le nôtre. Et si nous avons choisi de donner le nom de cette femme, exemplaire à plus d’un titre, à notre collège, c’est pour ne jamais l’oublier. Le Principal". (Extraits de la biographie élaborée par le Principal du collège).
Est-ce le hasard qui m'a fait rencontrer Madame Florence de Germont, Directrice de la Médiathèque de Sainte Maxime, lors d'une intervention de l'Unesco animée par Michel Nobles, que je salue amicalement au passage ?
Est-ce le hasard si Madame Florence de Germont a tout de suite senti que mon vécu littéraire intéresserait Madame Tatiana Berg ? Madame Tatiana Berg est professeur de Français d'une classe de 3ème ainsi que d'une classe artistique de 6ème et 5ème.
Est-ce le hasard si Madame Tatiana Berg a eu un coup de cœur pour mon histoire et qu'avec sa classe de 3ème, elle a voulu la partager dans un travail pédagogique ? Et justement dans ce Collège Berty Albretch où je me retrouve complètement dans ses valeurs ? "Il n'y a rien de plus triste qu'une vie sans hasard" de Honoré de Balzac.
Et c'est ainsi que depuis la rentrée de septembre 2015, 29 collégiens étudient mon roman "retourne de là où tu viens". C'est tout un symbole ! Moi, la petite fille aux pieds nus, précoce et surdouée, j'ai dû interrompre mes études, intégrer le monde des adultes à l'âge de seize ans au lieu de passer mon Bac, mais je n'ai jamais cessé de me cultiver. En cours du soir pour adultes, en lectures. Pour assouvir ma soif d'apprendre. Aussi, combien fut profonde ma blessure lorsque, lors d'un concours littéraire, je fus harcelée toutes les semaines par mails anonymes du genre "tu es la honte de la littérature, tu ne feras jamais partie de notre monde... Retourne de là où tu viens"...
Vendredi donc, face aux Collégiens accompagnés du corps enseignant, mon émotion était à son comble. Ma voix au début était mal assurée mais une fois dans le bain, j'ai pris une cure de jouvence.
Je tiens à saluer le comportement exemplaire de tous ces collégiens. Je m'attendais à un peu de chahut, normal quand on a 15/16 ans. Pas du tout. Ils me dévoraient des yeux, m'écoutaient avec une attention accrue au fur et à mesure de nos échanges...
Dans l'emballement des discussions, j'ai appris encore tant de choses sur moi. Madame Florence de Germont m'a fait remarquer que cette rencontre allait refermer ma blessure puisque en toute légitimité "je fais partie du monde littéraire". La boucle est bouclée. C'est aussi ce que je pense. Madame Tatiana Berg m'a fait remarquer que dans tous mes écrits, la pluie est présente... Mais une pluie salvatrice... Symbole de l'eau dans la terre... qui fait germer... et émerger... Quel paradoxe !
“Tant que vous n'avez pas été embrassé par un de ces pluvieux après-midis parisiens, vous n'avez jamais été embrassé.” de Woody Allen. Quel paradoxe !
Ensuite, on a demandé aux élèves de donner quatre mots qui leur paraissent importants. Les miens sont : L'arbre (la nature), l'oiseau, le chat, (les animaux) et la pluie, qui a toujours été mon alliée.
On m'a demandé aussi si le titre du roman a été facile à trouver. J'ai commencé mon récit par le titre, tant le rejet des autres que je subissais était douloureux et injuste !
On m'a également demandé si j'avais une astuce pour lutter contre le syndrome de la page blanche. J'ai tant à raconter que je n'ai pas encore rencontré ce problème et peut-être que la solution se trouve là : Écrire non stop ... puis faire le tri... Et c'est souvent un crève-cœur d'effacer certains passages... Mais épurer un texte est nécessaire.
Deux heures, c'est si vite passé ! Merci à Madame Florence de Germont et à Madame Tatiana Berg pour leur investissement personnel afin de donner le meilleur à nos collégiens et à leur accompagnement lors des discussions. Elles ont été admirablement complémentaires et surtout excellentes ! Quel bonheur de savoir que je vais très bientôt les retrouver pour une rencontre où le hasard a mis son grain de sel.
Et pour terminer, je voudrais citer Friedrich Nietzsche "Nul vainqueur ne croit au hasard".
J'ai vaincu mon adversaire anonyme, non pas par hasard, mais par ma détermination et ma confiance en moi, tout en restant humble. Je le devais à tous celles et ceux qui m'ont donné ma chance.
"Le rêve est la flamme qui maintient le coeur au chaud".
La réalité aura-t-elle une résonnance plus lumineuse que le rêve ?
- "retourne de là où tu viens" roman autobiographique sur le rejet de l'autre, le harcèlement... Une réflexion en travail pédagogique au Collège dans le Var, d'une classe de 3ème durant le premier trimestre de cette rentrée. Pour finaliser l'étude de texte de mon roman, rencontre le 27/11 de 9h à 11h30 avec les 29 collégiens et le corps enseignant. Débat sur le thème choisi "se construire dans la différence sans indifférence". À la lecture de leur travail pédagogique qui m'a fait découvrir des analyses littéraires, des situations que j'avais décrites d'instinct, je présume que les débats vont être interactifs et très stimulants. À suivre...
- Ma dernière publication : "Gracieuse et Panache sont amis", conte initiatique sur l'amitié et le bien vivre ensemble, Premières lectures, à partir de 6 ans. Un festival en couleur pour un grand festin d'amitié.
- Le vendredi 27/11 à l'Espace Culturel du Centre Leclerc Cogolin de 13h à 18h.
- Le samedi 28/11 à la Librairie Lo Païs à Draguignan de 9h30 à 18h.
- Et le dimanche 29/11 à Cultura Plan de Campagne de 9h30 à 18h .
Ma passion n'a pas de limite... Venez nombreux la partager. Merci.