Dédicace à Cultura d'Aubagne

08/04/2018 13:38 par ninanet

« Métier d’auteur, métier d’oseur » de Beaumarchais

Samedi 7 avril, levée de bonne heure et de bonheur, hyper motivée et confiante, je me prépare à aller à Aubagne, à la rencontre… de qui, combien m’écouteront ? Interrogation gratuite, tu rendras ta copie vers 18h me susurre une voix venue de mon tréfonds. J’avale vite mon petit déjeuner, mon coffre chargé de tous mes trésors et oh hisse les voiles de mon char à neuf chevaux, équipé du meilleur GPS qui soit sauf quand très vite il perd le nord… Motif : des travaux. Ouille, ouille ! Il faut calmer mon chauffeur qui tempête. Je regarde très discrètement ma montre pour ne pas ajouter de l’huile sur le feu… L’heure tourne en même temps que nous refaisons plusieurs fois le tour des mêmes ronds-points. Superstitieuse, je me dis « c’est mal parti ma fille »… Ma fille (comme je m’appelle dans les durs moments) aime les belles surprises, les sourires échangés, les regards interrogateurs qui valent les plus beaux discours, alors elle espère, croise les doigts, y croit dur comme fer. On va y arriver et on y est arrivé grâce à un chef de chantier qui sourit devant nos moulinets et notre crise d’énervement effective, plante son crayon sur l’oreille, redresse son casque et nous dit « suivez Zacharie ». Nous avons suivi Zacharie (la direction) qui nous a menés droit direct à Aubagne. Fallait le savoir ! Ceci pour expliquer aux lecteurs qu’aller en dédicace c’est une mise en condition !

L’enseigne bleue de Cultura se voit de très loin. Ouf ! Mais qu’il est grand ce magasin ! Immense à me donner le tournis. On vient me chercher à l’accueil et me voici devant une minuscule table carrée (surmontée d’une belle affiche annonçant ma dédicace). Ma déconvenue se lit sur mon visage. Très vite et avec beaucoup de gentillesse, la minuscule table disparaît au profit d’une belle table rectangulaire. Parfait ! Je m’installe rapidement, et tout aussi rapidement je commence à dédicacer, une Miraculée, deux Miraculée, Trois Miraculée… Oh miracle ! Tant pis pour mes autres romans, celui-là me tient trop à cœur. Quelques livres jeunesse. L’ivresse ! Un coup d’œil à ma montre : 11H. À ce rythme je vais manquer de livres. J’avais pourtant prévu large… XXL ! S’en suit brutalement un calme plat. J’ai tout loisir de regarder ce qui se passe autour de moi et là je me rends à l’évidence, les lecteurs se précipitent sur le dernier livre « vu à la télé »… Les hôtesses courent dans tous les sens pour retrouver tel titre, tel autre… Ah ces diables de médias que tout le monde exècre mais qui influencent néanmoins le choix des lectures… Juste derrière moi, veillait une armée de livres de Monsieur Le Pen, au top 3 du classement des meilleures ventes de livres. Chut ne le répétez pas, il ne s’en est pas vendu un seul durant la journée… mes anges veillaient aussi ! Néanmoins la concurrence était rude… Que de livres, que d’auteurs, que d’encre, de papier, de mots, de titres ronflants, politiques, sciences, essais, les faiseurs de bonheur, les conseilleurs qui ne sont pas les (meilleurs) payeurs… et moi, l’illustre inconnue qui jusqu’à 15 heures s’est bien demandé ce qu’elle était venue faire dans cette galère. L’électrochoc est venu de Galwyn. Un adolescent qui m’observait de loin, qui se rapproche jetant un regard gourmand sur mes livres. Je l’interroge «  tu aimes lire » ? Me parvient un « j’adore » plein d’enthousiasme pour toute réponse. Deux yeux qui brillent. Moi qui continue « tu lis quoi » ? Réponse tout aussi brève « tout ».  Nous avons bavardé avec bonheur jusqu’à l’arrivée de sa maman qui n’était pas du tout étonnée de nous voir en si bon accord. Un futur auteur, je n’en doute pas.

Et c’est reparti à double titre ! Galwyn reparti très heureux avec mon roman dédicacé et c’est reparti pour ma passion qu’un échange enthousiasmé avait régénéré.  Inespéré !

Moralité, ne jamais se décourager. Même les galères provoquent de belles rencontres. Finalement il faut savoir capter un regard, interpréter un sourire, tenir tête à des réfractaires qui, in fine, étaient ravis de partager ma petite expérience, moi la petite auteure qu’on aurait pu titrer  « l’inconnue d’Aubagne »… Maintenant je le suis un peu moins. Ma valise, toute guillerette par son poids allégé, peut en témoigner ! Nonobstant je reste humble. "Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage"... 

Médias ou pas « métier d’auteur, métier d’oseur ». Il faut oser !

Un grand merci à l’équipe de Cultura d’Aubagne et à mon nouveau lectorat qui m’a fait confiance en emportant un bout de moi… Va-t-il m’aimer ? Ne bousculons pas l’ordre des choses. Persévérance et longueur de temps…

 

Babillage à la forêt du Bonheur...

20/03/2018 07:45 par ninanet

« Faites simple, préférez le bonheur » de Olivier Lockert

Le Bonheur a toqué à ma porte durant la fin de semaine passée, ne m’a pas lâchée, balayant mes appréhensions, ou est-ce moi qui m’y suis cramponnée. Quelle importance il était là et bien là. Mais encore ?

Il ne suffit pas d’écrire, de publier Mais encore faut-il  avoir des lecteurs. Et des lecteurs il y en a. Les médias nous mentiraient en nous prédisant la mort du livre papier ?

Samedi au Cultura de Puget-sur-Argens, nous n’étions ni en période festive de Noël, ni en période de vacances scolaires, ni fête des mères, ni, ni ni…  Et pourtant je n’ai jamais vu autant de monde, autant de personnes trainant avec bonheur le caddy bleu rempli de livres, s’arrêtant devant moi, écoutant avec empathie ma présentation et hop une dédicace accompagnée d’un grand sourire de Bonheur partagé. Que d’échanges, que de témoignages en rapport avec « la Miraculée », que d’enfants heureux de repartir avec « Gracieuse et Panache… ». Là aussi je voudrais, en toute modestie, rectifier l’adage selon lequel, seuls les enfants dont les parents lisent, aiment lire. Cela va dans les deux sens. Des parents encourageaient leurs jeunes enfants à choisir un livre et parfois l’enfant se braquait, boudait ; souvent les parents choisissaient un livre en disant « écoute, moi j’ai envie de le lire, on le lit ensemble, veux-tu » ou  « tu vois moi j’aime lire, je vais en prendre un pour moi »... Il arrivait qu’une maman me dise en toute franchise, un peu confuse : « je ne lis pas, mais heureusement mes enfants dévorent les livres ». 

Le must, Papi-Mamie qui partent à Miami garder leur petit-fils Pierre et qui vont emporter (malgré déjà des valises bien lourdes) la trilogie « Gracieuse et Panache ».

Mon Bonheur est venu aussi de rencontres toutes simples guidées par le Hasard.  Mon cardiologue heureux de me voir là, en meilleure santé, et m’a embrassée en emportant mon livre dédicacé, et à la porte du magasin il me faisait encore un signe amical de la main. Touchée ! Félix (comme le chat m’a-t-il dit au moment de la dédicace) un nouveau lecteur très admiratif, nous avons bavardé un bon moment.  Et enfin revoir une dame accompagnée de sa fille. Elles passent devant moi. J’étais sûre de les connaître et tel un flash je me suis rappelé exactement notre rencontre il y a quelques années dans ce même Cultura avec son autre fille. Elles m’ont dépassée mais sont revenues sur leurs pas.  Seuls nos yeux se disaient bonjour, comment ça va ? Puis nous avons pris de « nos » nouvelles respectivement.  La fille ainée Insaf m’avait écrit une très belle chronique sur mes deux premiers livres ; Insaf était partie pour de longues études et elle a réussi ! BRAVO. Un coucou d’amitié pur et simple à Fatiah une maman si douce et à ses deux filles Assia et Insaf.

Dimanche, la flamme de mon Bonheur était vacillante. Deux jours de suite c’est dur. Mais encore ! Ne pas bouder son Bonheur, dédicacer en salon du livre c’est différent. Revoir ses amis auteurs, les embrassades, les sourires… Ça requinque !

L’accueil au salon de Cuers, un sans faute. Gentillesse, respect des auteurs, générosité. Cuers est un petit village « Terre de vignes et d’oliviers ». Au repas du midi offert nous avons pu apprécier le rosé. Monsieur le Maire était là pour nous accueillir. J’ai revu mon « papi qui lit pour ses vieux », j’en avais parlé lors de mon premier salon à Cuers. Merci à Segondine qui a fait trois fois le tour du salon mais qui n’a pas pu résister à mes « Gracieuse et Panache… » Et pourtant Ma Gracieuse avait du mouron à se faire, la concurrence était rude… mais non, j’ai failli manquer de livres ! Merci à Nathalie, Monique, Isabelle, Léna… et j’en oublie, pardon. Il y avait beaucoup de monde, des envies de se faire plaisir et de faire plaisir, les ingrédients de première qualité pour la réussite d’un salon. Je termine là mon « babillage à la forêt du Bonheur ».

 

 

Le rythme du temps...

14/03/2018 08:08 par ninanet

  • Le rythme du temps...

    Le rythme du temps...

    14/03/2018 08:08 par ninanet

« Se réapproprier le temps c’est choisir notre rythme et le suivre. Le temps existe à travers nous » de Véronique Olmi

Ma dernière dédicace du 23 Décembre 2017 me paraît bien lointaine.

Bientôt trois mois SANS dédicace, car la Vie impose sa loi, ses impondérables, ses imprévus, ses désordres et ses tristesses… Les aléas de la Vie quoi !

J’ai laissé le temps faire son œuvre,  donné du temps au temps, le temps que le soleil réapparaisse comme par magie et inonde la Vie de sa lumière. Puissante lumière qui remet de l’ordre dans « les pourquoi et les comment ».

La plus juste réponse aux questionnements est « S’accorder une pause temporelle pour comprendre » !

La plus tonitruante réponse  est : « Ne renonce jamais car renoncer c’est mourir un peu »…

Alors est venu le temps, celui qui existe à travers nous et répare tout, de reprendre à mon rythme mes dédicaces :

  • Samedi 17 mars de 10h à 18h à Cultura Puget-sur-Argens
  • Dimanche 18 mars de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00 au Printemps du livre à Cuers (Salle de l’Oustaou per tutti).

Un livre, c’est s’accorder du temps pour la réflexion, le plaisir, les rêveries, les révélations, les frissons… Un livre pour marquer le temps !

Grand départ

05/03/2018 13:47 par ninanet

Un lit, des draps blancs,

La mère est là qui attend

Le dernier voyage programmé

Pour rejoindre son bien-aimé.

 

Elle s’agite, se crispe, l’appelle

Emmène-moi, prends-moi avec toi

Elle crie, râle, tord tous ses doigts

Jette en vrac ses maux pêle-mêle.

 

Entend-elle toute cette agitation

elle ne répond plus aux sollicitations

ses yeux se ferment, ses lèvres grimacent

laissez-moi partir, je suis lasse.

 

D’heure en heure la bougie décline

De minute en minute l’espoir s’incline

Pour n’entendre que la sentence « fini »

S’achève une longue histoire de vie.

 

L’air se fige dans son dernier cri

Soudain apaisée, elle s’affaisse et sourit

L’ultime courage pour une dernière prière

Dans ses yeux gris s’éteint la lumière.

 

Elle s’en va, bientôt pressée

De rejoindre sa tendre moitié

Il y a trois ans déjà qu’il est parti

Trois ans qu’il la visite la nuit.

 

Vite un livre !

25/02/2018 11:20 par ninanet

  • Vite un livre !

    Vite un livre !

    25/02/2018 11:20 par ninanet

« Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux » de Jules Renard.

Par ce temps froid et humide, dans cette grisaille qui perdure, vite ouvrir un "bouquin" pour se faire plaisir, rêver et voir la vie autrement... Autrement belle... Voir se profiler la lumière à travers les mots... Et pour nos petits lecteurs leur faire apprécier la nature, l’amitié, le rire, le suspense en trois volets... les dessins et le coloriage…

Chez vous en 48h en port offert, http://a5editions.fr

 

Le temps court, court...

22/02/2018 14:40 par ninanet

Oh ! Toi le temps qui m’échappe 

Tu cours, tu cours et je te suis, moi !

Je sursaute quand à ma porte tu frappes

Pour me rappeler, « ton Petit ! Souviens-toi »

 

Un rapide coup d’œil sur l’éphéméride,

Dans mon miroir pour compter mes rides,

Dans mon cœur pour revivre ce soleil

En ce jour de ta naissance. Oh merveille !

 

Le temps court, court.

Déjà vingt-cinq ans !

 

De tes premiers sourires

Je garde de tendres souvenirs.

De tes premiers pleurs

Je revis mes premières peurs.

 

Dis, te souviens-tu lorsque dans mes bras

Tu venais te blottir, trottinant à  petits pas ?

Dis, te souviens-tu de nos belles escapades

Je te chantais, des gens heureux, la ballade ?

 

Qu’il est loin ce temps de tes premiers « mamie »

Entre nous, seule notre complicité existait.

Tu me disais « je veux toi » et je fondais

Qu’il était merveilleux ce temps, mon Petit.

 

Tu fus mes premiers émois de jeune mamie

Mes Bonheurs, ma tendresse infinie.

Aujourd’hui pas de place à la nostalgie,

Longue vie et félicité à toi, mon Petit.

 

Vivre d'Amour...

14/02/2018 14:18 par ninanet

  • Vivre d'Amour...

    Vivre d'Amour...

    14/02/2018 14:18 par ninanet

« Qui dit que je suis fou, ne l'a jamais été d'amour. » de Alexandre Jardin

Aujourd’hui la Saint Valentin

Le plein d’amour en gratin

Une bonne dose de  sourires

Assaisonnée et allumée de désir

 

Étreinte de deux corps ardents

Ajouter un zeste de mordant

Émulsionner de toujours

Et battre le cœur d’Amour

 

Surtout ne pas penser à Demain

Aujourd’hui trace son chemin

Vers un ailleurs plein de promesses

Main dans la main et le cœur en liesse

 

Dans ce tango enflammé

Tous les sens exacerbés

Le cœur bat la musique

Dans un tempo unique

 

Soudain tout devient silence

Tant l’Amour est impatience

La cadence se fait violence

D’Amour fou est la résonnance

Mon Grand-père sage

04/02/2018 06:22 par ninanet

“Si j'étais immortel, j'inventerais la mort pour avoir du plaisir à vivre.”

de Jean Richepin (citation reçue ce matin, comme tous les matins, et celle-ci m’inspire particulièrement).

Je ne suis pas immortelle, la mort existe mais je ne l’aime pas. Je ne crois pas en avoir peur. On ne peut pas avoir peur de ce que l’on ne connaît pas. Je n’aime pas la mort parce que elle est apparentée aux pleurs, à la tristesse, au désarroi… Et moi j’aime rire, manger, chanter, danser. Un rayon de soleil me met en joie, une fleur sauvage qui émerge au ras du sol me fait mettre à plat ventre pour m’enivrer de son parfum. Un oiseau, sautillant de branche en branche en pépiant, me programme une belle journée. La jouissance de la Vie dans toute sa simplicité.

En prenant connaissance de cette citation, je remarque juste que je ne parle jamais de la mort, je ne la cite pas, elle ne fait pas partie de mon vocabulaire. À quoi bon ? Elle viendra me chercher à son (mon) heure.

Toute petite fille, mon grand-père m’en parla un jour, certainement suite à une de mes interrogations « il est écrit dans la Bible qu’on ne peut connaître la date de notre mort parce qu’on n’est pas capable de lire sur notre front ». Je lui répondis un brin audacieuse : « on peut se regarder dans une glace pour lire sur son front » et là, droit comme la justice, il me dit « Dans la vie ne triche jamais ! Accepte-la comme elle te vient et ta seule tâche sera de la rendre toujours meilleure ».

Je lui ai obéi à la lettre. Comment faire autrement ? Je l’adorais mon grand-père sage.

La Saint Valentin

03/02/2018 06:54 par ninanet

  • La Saint Valentin

    La Saint Valentin

    03/02/2018 06:54 par ninanet

À l'âge de 19 ans, mon premier cadeau de la St Valentin était un livre de Guy Des Cars, 53 ans après toujours le même amoureux, et en plus j'écris des histoires d'amour, c'est bon signe non ?

Temps d'hiver... temps sévère ! Il fait froid partout même quand il fait beau... La Saint Valentin approche à grands pas, un bon livre offert pour rêver sous la couette, pour sourire ou frissonner, collé à la cheminée... Un livre plein d'humour pour ne plus dire "je ne savais pas"... Quel que soit le titre, il arrivera chez sous 48h avec une dédicace personnalisée, un marque-page et en port offert.

Du vécu pour la plupart, de l'amour, du rire et des "Fragments Sens de Vie"... pour en savoir plus et commander : http://a5editions.fr - Bon W.E. et merci.

La Vie, un éternel recommencement !

31/01/2018 10:49 par ninanet

« Etre créatif est un moyen de donner sens à sa vie » de Irvin Yalom. Extrait de « Le Problème Spinoza. À lire !

Voici ma petite poésie publiée en février 2013. Déjà cette année-là, que de neige, que de pluie !

La neige a cédé la place à la pluie.

Les rivières sortent de leur lit

S’installe alors la désespérance

Et les durs moments d’errance.

 

Tout abandonner derrière soi

Pour sauver sa peau, courir, fuir

Et laisser mourir ses souvenirs

Accumulés là, avec tant de joie !

 

Les regards dans le vague à l’âme

Les lèvres crispées face au drame

Le cœur humilié par dame nature

Le corps tendu, l’espérance perdure.

 

Chez eux, ils reviendront

Les manches retrousseront

Les larmes retiendront

ET les souvenirs retrouveront ?

 

Alors, tout reconstruire,

Une nouvelle vie s’installe

Reste des traces sur les dalles,

Pas indélébiles du souvenir !