l'optimisme est de mise !
29/05/2020 17:14 par ninanet
« Ce que l’on conçoit bien, s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément » Nicolas Boileau.
Ces jours-ci j’avais lu des commentaires stipulant que ce qu’écrivaient les auteurs n’était pas que le fruit de l’imagination mais qu’ils utilisaient leurs propres expériences pour leurs récits. J’avais abondé dans ce sens. Oui c’est exact ! Un auteur est une éponge. On se souvient de nos vécus, de ce que nous avons appris à l’école. De ce que nous avons engrangé comme souvenirs, enfouis au plus profond de nous-mêmes et qui surgissent tel le diable sorti de sa boite de farces et attrapes ou tel le parfum ou la note de musique d’un moment de vie.
Hier matin en relisant pour la dernière fois mon manuscrit « Gracieuse et Panache en vacances », je n’ai pu m’empêcher de penser que les fables de La Fontaine apprises dans mon enfance avait influencé la petite rêveuse que je suis toujours. Faire parler des animaux est tellement magique ! Oui mais les enfants d’aujourd’hui sont-ils les mêmes que ceux des générations précédentes ? Toujours ce doute insidieux qui envahit l’auteure !
Puis en avançant dans ma relecture, je suis tombée en arrêt sur une phrase. Ce n’est pas possible ! Là, je n’ai pas été influencée par le Covid puisque ce texte avait été écrit bien avant… Du reste j’avais hésité à garder le titre « Gracieuse et Panache en vacances » ayant peur de passer pour une provocatrice et de faire de la peine à mes petits et grands lecteurs. Eh bien non ! Fini le confinement, bienvenue au déconfinement. Pensez vacances nous dit-on, la vie doit reprendre son rythme, les commerces aussi ! Levée la restriction des cents kilomètres… à vol d’oiseau… Bizarre, je relis MA phrase, Gracieuse taquine Panache à ce propos… Ce vol d’oiseau qui a fait couler tant d’encre ! Provoquant la panique générale ! Tout cela est bel et bien fini… Optimiste moi ? C’est ma soupape de sécurité.
Me voilà rassurée, ce petit livre écrit bien avant le Covid est une jolie histoire d’espoir, d’amitié et de belles rencontres.
"Le talent c'est l'audace que d'autres non pas" d'un inconnu.
Michel Piccoli a quitté la scène de la Vie pour rejoindre là-haut toutes ses partenaires et tous ses partenaires qui à ses côtés et grâce à leur talent, sublimaient leurs rôles. Si je devais citer LE film que je n'oublierai jamais, dont je fredonne très souvent la musique du film et peut-être également parce que j'adore (j'adorais) Romy Schneider qui dans ce film est une partenaire si touchante, ce serait "La passante du sans souci". Encore là, je réécoute « la chanson de l’exil »et le violon qui m’ensorcèle et les larmes me montent aux yeux. Bon voyage Monsieur Michel Piccoli. De tout là-haut veillez sur nous. Nous ne vous oublierons jamais.
Petit message réservé à mes petites lectrices et petits lecteurs.
Connaissez-vous Gracieuse et Panache ? Deux amis qui sont aussi vos amis ?
Gracieuse, une jolie mésange tombée du nid est sauvée par Panache, un écureuil à la belle queue en panache. Très vite ils deviennent amis. Panache nourrit Gracieuse d’une mixture spéciale pour lui donner un pouvoir magique. Sa première mission est d’aider Vincente à réaliser son rêve. Elle y parvient. Ouf ! Maintenant la cour de récréation est silencieuse, les enfants sont partis en vacances.
- Et nous alors pépie Gracieuse ? Et si on partait en vacances ?
- Viens, suis-moi, j’ai une idée répond Panache.
Panache, qui a plus d’un tour dans son sac, lui propose de le suivre sans lui révéler où. La route des vacances va leur réserver de belles rencontres. Suivons-les.
Bonjour les amis, je vous présente Nano le clown.
En prose :
Il a plus d'un tour dans son sac pour apporter la joie et le rire chez vous.
Juste qu'il a besoin d'être adopté, tel qu'il est avec ses défauts et ses qualités.
Comme il est bon de ne pas se prendre au sérieux ! Comme il est bon de vouloir terminer cette trilogie en éclat de rire parce que le rire c'est la vie ! Extrait de mon roman "Charles et Aurélien" accompagné de ma peinture.
Même quand Nano le clown est triste, cela ne dure pas longtemps.
Très vite il va taper dans ses mains et dire "vous êtes prêts les enfants ? On y va" ?
Parce qu'il lui faut toujours y aller, ne penser à rien d'autre que distribuer des tranches de bonheur, des quartiers de soleil, des bisous étoilés.
Toutes ses contorsions à en perdre son chapeau ne l'éreintent pas.
Les rires le stimulent, l'encouragent. Il tombe, il se relève encore et encore.
Lorsqu'enfin tout ému il saluera, la foule en liesse l'acclamera.
Nano le clown sera heureux Nano le clown tape dans ses mains
Extrait de mon roman « Charles et Aurélien »
En poésie :
Nano le clown tape dans ses mains
Il chasse les idées tristes du lendemain
Car aujourd’hui est un autre jour
Il lui faut chanter, danser toujours.
Pendant que la foule l’acclame
Que les enfants le réclame
Il sourit, fait des courbettes
Il est triste et se sent bête.
Le soleil lui avait chauffé le cœur
Une étoile avait brillé avec ardeur
Le silence s’est installé brutalement
Avec lui le doute et les questionnements.
Nano le clown tape dans ses mains
Il chasse la mélancolie d’aujourd’hui
Il doit sourire et parader
Comme si de rien n’était.
Vite laisser la place aux rêves,
Sans répit et sans trêve
Nano le clown en est certain
La fête s’en reviendra demain.
« Par la soif, on apprend l’eau » Emily Dinkinson
Les beaux jours arrivent, le Covid19 recule (prions pour que ça dure). On ne parle plus que vacances. Où ? Quand ? Comment ? Vacances allongées ou sportives ? Nos chers dirigeants ont beaucoup d’imagination pour nous concocter des situations ubuesques, incontrôlables et contradictoires.
L’école est finie, même si quelques reprises ont eu lieu par-ci, par-là. Certains enfants sont contents, d’autres pas. L’appréhension sans doute de se retrouver « masqués » ou de quitter le cocon familial après deux mois de confinement. Ça peut se comprendre.
Après l’optimisme, la nostalgie me prend en ce samedi ensoleillé de fin d’année scolaire.
Hélas, 2020 ne connaîtra pas ces moments heureux de fêtes de fin d’année .
Je me souviens des saynètes apprises tout au long de l’année pour la fête de l’école. Qui déguisé en lapin blanc, qui en danseuse étoile, qui en clown... les applaudissements des parents debout et émus… s’en suivait la kermesse. Pour les plus grands, les remises de prix. À mon entrée en sixième j’avais été sélectionnée avec une autre camarade pour le concours du cent mètres, inter collèges et lycées. Pour la première et dernière fois de ma jeune existence, j’avais chaussé des chaussures à crampons. Je n’avais pas été entraînée et bien sûr je n’avais pas gagné. La compétition, en plus des livres (j’étais en section classique littéraire), est aussi un bel apprentissage pour la vie future. Ça forge l’ambition. J’avais compris que pour gagner il fallait travailler deux fois plus que les autres.
Je rêve qu’à la rentrée 2020, les enfants chanteront, danseront, raconteront leur vécu et mordront la vie à pleine dents et que la fête de l’école 2021 sera une belle réussite.
En attendant, offrons leur de belles vacances !
« Celui qui attend que tout danger soit écarté pour mettre les voiles ne prendra jamais la mer » T.Fuller
Ce matin, oh miracle ! Mon optimisme a repris du galon.
Dès le lever, face à mon bol de café fumant, les premières nouvelles télévisuelles. Je m’attends à compter le nombre de morts, de guéris, de nouveaux cas qui me plombent mes journées. Eh non ! Oh miracle ! Parole de miraculée, tout va bien. Hein ? Oui !
Hier tout était à la morosité et à la peur du gendarme et ce matin le ciel s’éclaircit : la Sncf reprend les réservations pour cet été. Les restaurants et bars vont pouvoir nous accueillir à bras ouverts (mais pas refermés, distanciation oblige Grrrr). Le sable fin de nos plages va être foulé par les allées et venues de nos petits petons mais ne recevra pas nos fessiers, les bains de mer nous vivifier la peau. De masques on ne nous parle plus. Normal notre président n’en porte pas. Depuis le début d’ailleurs « fais ce que je te dis mais pas ce que je fais ». Mais bon je n’ai pas envie de polémiquer, on nous a confiné mais comme tout n’est pas noir, nous avons récupéré la clé de la liberté (surveillée).
J’entends ma petite voix interne qui me susurre « les scientifiques nous informent que le Covide c’est pour la vie alors comme nous n’en avons qu’une, il faut en profiter ». « Oui mais… » « Il n’y a pas de mais qui tienne, profite je te dis » !
En même temps, je repense à ce que me prédisait encore hier ma petite voix interne « le titre du tome 4 jeunesse « Gracieuse et Panache en vacances » est de la provocation, il n’y aura pas de vacances cet été. Il faut modifier le titre ». La têtue a eu raison de refuser. Gracieuse et Panache partent en vacances entraînant dans leur sillage mes petits et grands lecteurs !
Mon optimisme a toujours eu le dernier mot. Je savais qu’immanquablement la machine allait repartir. J’attends avec allégresse le retour de mon imprimeur pour vous présenter la couverture. Et youpi, dans la foulée j’ai réédité les 3 tomes précédents.
Elle est belle la vie quand on y croit, non ?
« La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, mais c’est d’apprendre à danser sous la pluie » Sénèque
En ce mois de mai l’orage n’est pas prêt de passer. Le 11 mai au matin, Dame Nature nous fait des caprices, il pleut. L’après-midi un ciel azur et un soleil ardent me font sortir de ma tanière. Ouf moment tant attendu ! Avec mon mari, masqués, nous partons d’un bon pas vers le centre ville distancié de 2kms de chez nous (à vol d’oiseau je ne sais pas). Une belle balade de gens heureux en perspective. Les ordres et les contre-ordres ayant fusé de toutes parts, nous avons retenu que dans les transports en commun il fallait se masquer mais qu’ailleurs le port du masque n’était qu’une recommandation. Certains magasins affichent qu’ils n’accepteront que les personnes masquées. Il eut été plus judicieux d’offrir un masque aux clients qui en seraient dépourvus. Je pense que le sens du commerce se perd ! J’avais appris du temps de ma jeunesse qu’un commerçant était là pour vendre sinon il y a « refus de vente ». Certes le commerçant peut arguer qu’il a un refus légitime, le Covid. Et à moi, on m’a rabâché qu’il faut redynamiser les petits commerçants. Tant pis ! Ne dit-on pas « en Mai fais ce qu’il te plait » ? Ouf merci !
Premier arrêt à la poste. Quelques commandes de livres à poster en ce beau jour. Oh surprise ! Quelques clients attendent en file indienne, sagement positionnés sur les bandes d’arrêt pour la distanciation (je déteste ce mot) et non masqués pour la plupart. Il faut attendre qu’une personne sorte pour qu’une autre entre. C’est la seule contrainte nouvelle. Sinon, pas de séparation en plexiglass pour les employés aux guichets, pas de casques visières, juste un masque, pas de gel à l’entrée pour nettoyer nos petites mimines. Du monde devant tous les automates. Des employés aident les mamies qui ne savent pas s’en servir, côte à côte. On clique bien sûr sur tous les boutons, on met sa CB pour le paiement, on colle l’étiquette. Comme avant ! Vous avez dit Covid ?
Inquiète quand même, en sortant de la poste, je me dirige vers ma pharmacie pour acheter un gel désinfectant. Il y a du monde, alors direction Intermarché. Je me suis dit « il y en aura là-bas certainement ». MAIS ! À l’entrée une caissière nous demande de prendre un panier. Docile, je m’empare d’un panier. Mon mari se fait rappeler à l’ordre « monsieur prenez un panier ». Je lui explique que nous sommes ensemble et qu’un panier suffit. Ce sont les ordres, chaque personne doit prendre un panier. Pourquoi ? C’est comme ça, ce sont les ordres ! Mon mari a fait demi tour et m’a attendu à l’extérieur. Moi je rumine. C’est quoi ces façons ? Tout le monde veut jouer à la guéguerre et nous en bons petits soldats on doit obtempérer ? Ça m’agace ! Là encore personne n'est masqué. Le panier avait plus d'importance que le masque ! J’abandonne mon panier dans une allée. Je cherche le rayon du gel, après avoir fait trois fois le tour du magasin pour le trouver, bingo il n’y a que l’embarras du choix. J’avais l’intention de me faire plaisir en achetant des petites gourmandises pour l’apéritif du soir, mais là le cœur n’y est plus. Je paye mon gel et je quitte au plus vite les lieux.
Puis sur le chemin du retour, je veux aller saluer ma petite coiffeuse et prendre rendez-vous. C’est une jeune femme courageuse. Elle avait repris le salon de ses parents et tient le salon toute seule du lundi au samedi. Pas de chichis avec elle, elle fait son boulot impeccablement. Oh misère ! L’enseigne a été retirée. Ma petite coiffeuse a mis la clé sous la porte. Ce n’est décidément pas mon jour ! Mon optimisme en a pris un coup !
L’orage gronde, en sortirons-nous trempés jusqu’aux os ?
Babillage en forêt. J’entends bien les sifflotements, les caquètements, les hululements, les égosillements, les oscillements, les balbutiements, les cafouillements… Les cafouillements pas français ? Pas grave c’est un peu comme les distanciations sanitaires… ou je ne sais quel mot à la mode. Les batailles de mots sont très en vogue de nous jours. Doit-on dire LE Covid ou LA Covid ? Ça tourne en boucle et ça occupe bien du monde ! Pareil, doit-on dire rouvrir ou réouvrir ? Tiens Word corrige de lui-même et ne veut pas écrire réouvrir qu’il m’a souligné en rouge intempestivement ! Mais de quoi se mêle monsieur Word puisque les deux orthographes sont permises ou tolérées (comme la réouverture des écoles… tiens, tiens). Oui bon on va me rétorquer monsieur Word n’est pas au courant ! Ben quand on ne sait pas on se tait ! Oui mais il ne sait pas qu’il ne sait pas ! Et comme tout le monde a son mot à dire ! Cacophonies !
Bref j’ai tout entendu et tout son contraire et j’en arrive au stade, deux jours avant de retrouver ma Liberté, de ne plus rien savoir au juste des derniers diktats de nos chers, que dis-je ! Nos adorés dirigeants. De leurs derniers « trouvaillements ». Word ça ne te regarde pas, j’écris comme je veux !
Ah ma Liberté tant attendue ! Les jours comptés un à un sur mon agenda et ensuite sur les doigts de la main comme les enfants qui attendent leur fête d’anniversaire… et enfin à la veille du déconfinement, (Word est têtu déconfinement ne connaît pas) je me rends compte que in fine : il n’est plus nécessaire de remplir une autorisation mais on doit porter un masque.
Alors mon petit cerveau ne comprend plus. Pendant le confinement je devais remplir l’autorisation de sortie et encore si c’était juste pour aller chercher ma baguette (de pain pas la baguette magique) négatif… pas le test, la sortie ! Il faut suivre ! Sans le masque pas grave, dans les magasins d’alimentation où jamais je n’avais autant supporté la sauvagerie des personnes qui se ruaient sur les marchandises au risque de me piétiner. Alors là la distanciation sanitaire, laissez-moi rire doucement ou plutôt férocement ! Et après le déconfinement je dois porter un masque mais sans le fameux sésame l’autorisation de sortie… Qui était une autre forme de fumisterie puisqu’on pouvait en remplir autant qu’on voulait dans la journée et donc passer sa journée dehors. Hi, hi, ils n’y ont même pas pensé. M’enfin ! Bon ils ne pouvaient pas penser à tout, ils n’étaient pas préparés, ça leur est tombé dessus sans crier gare !
Et pour finir : sans autorisation de sortie jusqu’au 10/5 amende de 145 euros, le masque pfff pas recommandé, inutile même ! Sans masque le 11/5 amende de 145 euros. Qu’est-ce qu’il peut y avoir de changé en quelques heures ? Le ou La covid (comme bon vous semble) nous ferait des caprices de diva !
C’est grave docteur ? Ça ira mieux demain ? Bon !
Masque à part, lundi je respirerai à pleins poumons MA LIBERTÉ !
Le ciel est d'un bleu éclatant, un vent léger caresse les fleurs des pommiers, des orangers et citronniers m'enivrant de parfums subtils. Le parfum de mon enfance qui me revisite. Des bruits épars m'annoncent qu'on s'occupe comme on peut, qui dans le jardin, qui sur la toiture, qui dans sa cuisine avec son bruit de casseroles et de jurons. La vie normale en somme. Normale ? Mais oui ! Du lundi au dimanche voilà la seule différence et c'est une différence de taille ! Pas le choix ? Bof... Changer de routine a son bon ! Sauf qu'il ne faut pas que cela dure trop longtemps et surtout qu'on se sente infantilisé par des ordres et des contre-ordres sortis du chapeau d'un apprenti sorcier.
Pour prendre la température, pas celle du corps mais de l'esprit, j'aime flâner sur les grands boulevards (d'Internet). Il y a tant de choses, tant de choses à lire... Je lis ça et là des petites blagues et je souris, de grosses blagues et je ris, aux éclats, d'un rire libérateur.
Je lis certains commentaires et je réfléchis. Plus posément cette fois. Décidément cette époque très compliquée nous aura apporté son lot de réactions diverses et variées. Mettons tout à plat et défrichons : je remarque tout d'abord qu'entre ce que l'on écrit et ce que l'on vit ou avons vécu il y a une marge. Moi en premier. Ce n'est pas de la tricherie, non une certaine ambiguïté. Le malaise d'avoir peut-être manqué ceci, et le plaisir d'avoir vécu cela... On se lâche, on "se fuit"... Ça soulage de biens des maux avec jusque quelques mots.
En ce qui me concerne je me dis "petite fille pressée". Oui je l'ai été pressée parce que la vie m'offrait des opportunités à ne pas rater. Encore une fois, pas le choix ! Parce que la vie m'a joué de sales tours pour mieux me faire rebondir. Parce que la vie m'a aimée comme je l'ai aimée. Nous sommes quittes. Vous n'avez aucun regret, c'est bien ! Ne dit-on pas "qu'il vaut mieux avoir des remords que des regrets" ? Moi j'avoue, j'ai des remords et j'ai des regrets. Cela fait partie de la palette des sentiments à ne pas ignorer sinon on se désavoue !
Et puis, si les aiguilles de la pendule inlassablement tournent avec une régularité exemplaire, le temps, lui, s'écoule inexorablement en distribuant ses bons et ses mauvais points. C'est le piment de la vie. Frites/moutarde, fraises/sucre.
Et puis, le pas se fait plus lourd, l'attention décline, le cœur serre dans la poitrine. Alors oui, on a envie de continuer, de vivre mais sans se faire mal. Juste pour jouir de nouveaux bons moments et s'émouvoir encore comme la petite fille pressée qui a des paillettes dans le regard (un autre retour en enfance)...
"Je viens vous chanter la ballade, la ballade des gens heureux"...
« Mes Amis, mes Amours, mes Emmerdes » Charles Aznavour
Lettre à un Ami (virtuel) :
Mon cher Francis, Ah les regrets « Je donnerai ce que j’ai pour retrouver « mes Amis, mes Amours, mes Emmerdes » et MES JEUNES ANNÉES.
Et comme je suis une incorrigible optimiste, je n’arrive pas à imaginer que toutes ces prédictions pessimistes, lues çà et là, arriveront un jour.
Les populations ont toujours eu pour objectif de s’en remettre à des super héros, qui leur promettent monts et merveilles… jusqu’au jour où le bolide lancé à toute allure, la boite de vitesse se grippe, un pneu éclate et c’est l’embardée. On y avait cru et tout le monde sait que les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent ou les croient. Au fond c’est la même chose. De nos jours on a compris que les super héros ont changé de casquettes. Qu’au prix de leur vie parfois, les véritables héros nous ont appris que leurs casquettes ne leur sont pas trop grandes, car ils n’auront jamais la grosse tête ! Ah la grosse tête du pouvoir ! Quelle indigestion ! Quel malaise ! Quelle tristesse ! Quelle fourberie !
D’ici quelques temps, cette bande d’incompétents se voilera la face et s’évanouira dans les bas-fonds de leurs marécages mensongers pour éviter la vindicte populaire. Ni vu, ni connu, je t’embrouille.
La Vieille Dame qu’est la France en a vu des guerres, des déluges, des horreurs et elle s’est à chaque fois relevée. Si tout le monde s’y met, on y arrivera. Avec nos AMIS, nos AMOURS et bien sûr nos EMMERDES, trois ingrédients indispensables pour reprendre le bon chemin et pourquoi pas quelques chemins de traverses pour se redécouvrir. Nous vaincrons !
Allez plus qu’une petite poignée de jours à supporter cette malédiction et mettons ce laps de temps à profit pour imaginer ce que demain sera :
Pour certains, les voyages en n’oubliant pas qu’en France nous avons les plus beaux endroits du monde, pour d’autres les retrouvailles avec les amis, la fête, le champagne, les rires, les cœurs légers et pour d’autres encore de douces Amours retrouvées ou à faire perdurer. Et pourquoi pas les trois en même temps ? Soyons fous !