Procrastiner
28/04/2022 10:48 par ninanet
« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage… » Nicolas Boileau
Procrastination. Procrastiner… Remettre au lendemain…
J’ai beaucoup de mal à prononcer ce mot ainsi que son dérivé verbal.
Ma mère disait toujours « pourquoi remettre à demain ce qu’on peut faire le jour même ? »
Sauf que depuis quelques temps je remettais à demain ce que je suis en train d’écrire tout de suite. J’ai honte… Je sais que j’avais promis et que des enfants n’aiment pas les promesses non tenues. Et puis, moi j’aime bien raconter mes séances de dédicaces mais alors pourquoi, pourquoi remettre à plus tard ?
Parce que le moral parfois baisse et pour remonter la pente, je m’égare dans les méandres des réseaux. Je papillonne, je glisse quelques commentaires amicaux… Le temps passe si vite, les journées ne sont pas extensibles. Et puis entre deux je me réfugie dans ma cuisine qui retient les petits maris qui se débinent… Ça n’y paraît pas mais ça prend du temps… La cuisine et les bons petits plats, c’est tout un art ! Et entre les deux je procrastine.
Aussi aujourd’hui je prends le taureau par les cornes… et je redresse la barre, vent en poupe, pour remercier les parents qui durant ces deux derniers samedis en dédicace m’ont fait l’immense plaisir d’offrir mes contes « Gracieuse et Panache… ». Merci à Chloé, Vicky, Manon, Stanislav et d’autres enfants de Mougins. Je sais que vous allez bien rire et surtout je sais que vous allez apprécier la malice de nos deux amis complices Gracieuse et Panache. Je n’oublie pas de remercier les Mouginoises et Mouginois : Béatrice, Sylviane, Christiane, Bernadette… Pour mes romans adultes. Accueil chaleureux et souriant.
Merci à Clément, Ellie, Liticia, Gustave, Dominique, Geneviève… J’ai retrouvé mon lectorat de Montauroux et j’ai eu l’immense plaisir de revoir Ezio le lauréat du concours de coloriage du tome 4 Gracieuse et Panache. Il est reparti avec Lettre à pépé Charles, il n’a que de 10 ans et déjà il lit les livres des grands. Merci Maman Emmanuelle d’être venue avec Ezio et son petit frère… Très beau moment de bonheur, sourire et partage.
Prochaine séance de dédicace le 30 Avril à l’Espace Culturel du Centre Leclerc de Cogolin.
Ce n’est pas un jour comme les autres puisque je prendrai une année de plus.
Bonjour mes amies et amis.
Je vous souhaite de bonnes fêtes de Pâques, qu'elles soient catholiques ou juives, elles tombent presque toujours à la même date.
Je vous souhaite de belles réunions familiales, de bien beaux éclats de rire, de belles préparations culinaires (moi ça m'a pris toute ma matinée, et ça sent si bon !!!).
Mon Lapinou (ma première peinture réalisée pour une petite fille d'une amie perdue de vue depuis... Ainsi va l'amitié) cache bien son jeu... Cherchez les œufs... Quand on cherche on trouve, c'est comme le bonheur !
J'ai une pensée très sincère et forte à tous ceux qui sont dans la tourmente. Prions pour la paix dans le Monde. Bises
Bonjour mes amies et amis.
Peut-être vous êtes-vous demandés où étais-je passée ? Un petit nombre d’entre vous m’ont entraperçue déposer quelques « j’aime » ou commentaires. Je vagabondais comme une âme en peine sur le grand boulevard des réseaux. La vie est parfois clémente, parfois traitre mais c’est la Vie !
On ne peut se résigner totalement au silence, prise de recul, ou ressourcement… Le silence c’est le grand tohu-bohu, le chahut, voire le vacarme dans la tête, dans le cœur pour celle ou celui qui le vit, le supporte. Le silence c’est le bandeau sur les yeux qui voient à l’intérieur tout ce qui s’y mijote telle la cocotte minute dont la soupape émet son petit sifflement lancinant. Ça mijote…
Puis un matin vient le sursaut. Une invitation à venir dédicacer dans un salon qui m’a touchée particulièrement, une petite reconnaissance en soi. « Vous avez été sélectionnée… » m’écrit-on, alors que j’ignorais tout de ce salon. Cela a été le déclencheur, la prise de conscience. « Pourquoi moi » ? Celle qui doute toujours se pose la question. Nonobstant, ce n’est pas LE « livre en fête » du siècle mais ce n’est pas anodin. C’est un retour aux sources… Cette invitation m’a remise sur pied parce que lorsque la Vie distribue ses bons points, il ne faut pas bouder son plaisir. Et hop, j’ai revêtu l’habit des jours heureux à écrire, à dessiner, à peaufiner mon conte pour enfants « Un rosier pour maman ». Il est tendre à souhait. Sauf qu’une fois terminé, à la relecture, j’ai réalisé que c’est le récit d’un pan de mon enfance qui est remonté à la surface et dont j’ai toujours été très fière. Ce que je raconte à mes petits lecteurs, je l’ai vécu et mes mots ont arraché le bandeau qui me muselait pour laisser libre cours aux émotions d’il y a si longtemps.
« Un rosier pour maman » sera disponible à compter du 6 mai. Frais d’expédition, dédicace et marque page offerts. À très bientôt.
Hello mes amies et amis. Hello le soleil brille, brille, brille. Après trois jours de pluie, le soleil est de retour. Le moral aussi.
À la télé ce midi, oups... les nouvelles sont mauvaises… Des fois qu’on s’habituerait à être de bonne humeur ! Les malades du Covid reprennent du galon. Et on nous susurre que peut-être lundi 14 Mars, date de notre liberté retrouvée, le pass pourrait... Je n’écoute plus. J’éteins d’un geste vif et rageur cet oiseau de mauvais augure. M'en fous.
Moi ce matin j'ai bu un café en terrasse, face à la mer et personne ne m'a rien demandé (ni pass, ni masque). Quel bonheur de retrouver cette sensation de plénitude, les oiseaux gazouillaient sur un air de printemps annoncé. Les fleurs embaumaient l’air sous la caresse d’une brise passagère. La mer brillait sur toutes ses facettes sous les ardeurs du Roi Soleil, quelques mouettes la survolaient.
Alors je lève les yeux au ciel et le remercie pour ma jolie matinée où le café avait un goût de merveilleux. Bises
Bonjour mes amies et amis, il y a un petit moment que je n’ai pas écrit d’articles. Un peu de vague à l’âme et de fatigue aussi.
« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. Polissez-le sans cesse et le repolissez ; ajoutez quelquefois, et souvent effacez ». Nicolas Boileau.
Après cette fin d’année 2021 très chargée en dédicaces, après janvier et février qui sont passés à une allure folle, quelques cheveux blancs et quelques rides de plus, je reprends ma casquette de commerciale pour obtenir des dates de dédicaces.
Cela fait quelques jours que je me bats (et le mot n’est pas trop fort) pour en obtenir. Les places sont très demandées. Mais j’y arrive ! Pour la plus grande récompense de ma persévérance, mon agenda 2022 se construit peu à peu. Ma mère disait « petit à petit l’oiseau fait son nid ». Hélas deux librairies où j’avais l’habitude de dédicacer ont fermé. L’une a fait faillite et l’autre a vendu. Le nouveau libraire sera à reconquérir. D’autres enseignes ont changé de responsable. Il faut vingt fois sur le métier…Rien n’est acquis définitivement.
En ce week-end de la FÊTE DES GRANDS-MÈRES, c’est une première fois et j’aime la découverte, je dédicacerai mes ouvrages, le SAMEDI 5 MARS 2022 de 9h à 18h à La Librairie LE PARCHEMIN à OPIO et aurait plaisir de glisser un petit message attentionné pour faire plaisir à toutes les grands-mamans.
D’autres dates sont en cours de validation. Je les communiquerai mois par mois.
Je crains les mois à venir ; cela fait plusieurs années maintenant qu’on nous parle de guerre. D’abord la guerre sanitaire, maintenant la guerre des hommes. Un mal chasse l’autre. Hélas cela finit toujours par la mort d’enfants, de femmes, d’hommes et de soldats… Souhaitons que le printemps calme les ardeurs guerrières, que le calme revienne dans tous les foyers et avec le moins de dégâts possible.
Merci de venir me voir samedi, on pourra échanger, reprendre contact et sourire, c’est le plus important. MERCI.
Bonjour mes petites amies et petits amis. Ce post est pour vous.
« Gai, gai l’écolier, c’est demain les vacances… »
L’école ferme ses portes ce soir. Vous allez avoir tout votre temps libre.
Il faut vous amuser, sortir, faire sauter les crêpes préparées avec avec maman ou mamie, mais aussi il serait bon de lire. Un peu chaque jour ou chaque soir au moment d’aller au lit et de refermer le livre en rêvant de la suite de l’histoire.
La lecture fait rêver, sourire, ouvre l’esprit. Plus tard vous aussi aurez envie de raconter des histoires pour les plus jeunes.
Aussi je vais vous parler de « GUSTAVE ». Gustave est l’ami et complice de Pépé Charles. Gustave sait tout, Gustave parle même s’il n’est pas de nature à parler. Mais quand on veut se faire comprendre on y arrive toujours, d’un hochement de tête par exemple… Avec un peu d’imagination on devine tout !
Simon s’assoit un jour de fête au village à côté d’un vieux monsieur et tout au long de la journée ils vont faire connaissance jusqu’à ce qu’il lui révèle le motif de sa présence sur ce banc.
Si j’ai suscité ton envie de découvrir Gustave, Simon, Pépé Charles et ce charmant village qui sent bon les bougainvilliers… Alors demande à tes parents de commander ce livre sur mon site : http://a5editions.fr . Le livre sera expédié tout de suite en frais de livraison offerts ainsi qu’un marque page et une dédicace. Sinon commande en MP ici-même.
À bientôt alors ! Et MERCI pour GUSTAVE qui s’impatiente déjà de vous rejoindre.
« Fuir n’est pas seulement partir, c’est aussi arriver quelque part ». Bernard Schlink
Le temps passe. La vie le rend impitoyable. Il ne se retourne jamais, avance inévitablement à son même rythme, façonne les envies et les regrets, au gré des saisons, des âges et des raisons ! Et surtout sans raison, il passe, sans jamais ne se lasse !
J’entends dire de-ci de-là « j’ai choisi et j’assume » ou « j’ai choisi et je regrette ». J’ai même entendu quelqu’un dire « elle a choisi son camp, qu’elle se débrouille » ! Dur et injuste.
Avons-nous vraiment le choix lorsque nous choisissons ?
Est-ce que notre choix, parfois tellement légitime, tellement guidé par le bon sens, et souvent par défaut, ne s’impose-t-il pas de lui-même ?
La vérité éclabousse les meilleures intentions.
Ce leitmotiv qui revient sans cesse « ai-je bien fait » déstabilise.
Et puis la flopée de questions les plus enfouies dans notre mémoire, se bouscule au portillon. Ça tourbillonne dans la tête comme toutes ces feuilles mortes que le vent soulève avec violence, ça claque dans la figure libérant des torrents fous, toutes vannes ouvertes. « Aurais-je dû ? Aurais-je pu faire autrement ? Ai-je pensé une seule seconde à l’avenir ? Et si, et si… ». Et bla bla bla.
Trop tard ou peut-être tant mieux ! On ne le saura jamais.
La réalité est terrible car elle n’apporte que tardivement les réponses auxquelles il n’y a plus de solution. La vie imperturbable distribue les cartes sans mode d’emploi. Et le château s’écroule sans crier gare. Trop tard ! On tourne la tête et c’est FINI ! Trop tard !
La révolte gronde. Le tunnel semble plus sombre et plus tortueux. La sortie ? On ne la trouve pas ou on ne veut pas la trouver…
Ma mère disait toujours « tu n’as pas où fuir, le destin te rattrapera toujours »… Le destin qui nous fait arriver quelque part ?
Il y en a qui haïssent les dimanches, moi je n’aime pas les vendredis.
Pourquoi ? Parce qu’il me rappelle que la semaine est terminée, que je suis plus vieille de… pas possible ce que le temps passe ! Mon cerveau cogite, qu’ai-je fait de ma semaine ? Pas grand chose… Et j’ai beau soupirer; aujourd’hui c’est vendredi le devoir m’appelle. Le ménage m’attend !
Eh oui, le vendredi c’est jour de grand ménage. Un rituel instauré depuis ma mise à la retraite. Afin d’avoir une maison très propre pour le week-end. Je me demande bien la raison de ce raisonnement. Le mardi aussi c’est bien d’avoir une maison propre, mais bon je n’ai pas que ça à faire non plus, au boulot !
Je commence très tôt par faire du ménage sur mon ordinateur, c’est plus fort que moi, c’est ma clé de contact avec ma deuxième vie… Je pianote de-ci de-là, un j’aime, un j’adore, un petit mot ou un long texte quand le sujet me parle… Un coup d’œil sur l’horloge (je vois défiler les minutes, secondes), oups déjà ??? Oh la la faut que j’y aille.
Aspirateur, chiffonnette, balai, brosse, produits ménagers, branle-bas de combat et me voilà transformée en fée du logis. Enfin fée… Fais comme tu peux ironise une petite voix dans mon oreille, avec le flacon nous dessinant un sol parfait, celui au liquide jaune citronné pour les carrelages , le pschitt pschitt anti-calcaire pour la salle de bains, le bleu pour les miroirs et vitres… fabuleux ! Sans oublier la fameuse bombe Plizz… Tu connais la pub de la nana glissant de tout son long sur la table de la salle à manger, persiste la voix qui me nargue. La publicité assure qu’un simple mouvement du poignet et du corps et hop envolée la poussière. Menteuse !
Avez-vous remarqué qu’on achète plein de produits ménagers pour gagner du temps et moins se fatiguer et qu’avant de commencer le ménage on passe un temps fou à lire le mode d’emploi. Tel produit pour le marbre mais pas le carrelage poreux. Tel autre ne laisse pas de traces sur les vitres. Bizarre, j’en ai plus avant qu’après… Alors je relis bien le mode d’emploi… des fois que… j'ai loupé les recommandations d'usage écrites en tout petits caractères.
Heureusement que lorsque je publie mes livres, c’est du prêt à lire, même si la quatrième de couverture c’est le mode d’emploi… la couverture pour le plaisir des yeux et non pour la galère ! Enfin j’espère !
Bon plus de temps à blabater, je repasserai ce soir, si je ne me suis pas cassé la figure sur le sol glissant, si je ne me suis pas retrouvée sous la table, si je n’ai pas … Ce qui est sûr, c’est que pendant le ménachhhhh mon cerveau turbine aussi. J’emmagasine pour le futur.
« Travaillez, prenez de la peine… « C’est bon j’y vais. Vendredi prochain j'embauche.
Bises et merci pour votre compassion.
Tu connaîtras la justesse de ton chemin à ce qu’il t’a rendu heureux. » Aristote.
Bonjour mes amies et amis. Moi, auteure et heureuse de « lettres ».
Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas encore, mon chemin a été long, bousculé, chargé de tant d’événements et rempli telle une piscine à débordement, toujours en constant mouvement, mais jamais rassasiée. Jusqu’à ma seconde Vie. Elle a été le fruit du hasard. Il n’y a pas de hasard sans rencontre. Celle-ci m’a sortie de mon confort de retraitée, déjà guettée par l’ennui. Ma rencontre avec Michel Suzzarini, écrivain-poète m’a été révélatrice à plus d’un titre. Je ne savais pas où je mettais les pieds mais mon cerveau ne m’a pas fait de cadeau. Il m’a ordonné « Fonce ». En fait c’était la rencontre hasardeuse qui m’a dit « Ose, tu en es capable ». C’était en 2009 : j’ai osé l’Écriture ! Chemin ardu, parsemé d’embûches, de doutes, de questionnements. Où chaque mot a été pesé avant d’être posé à côté des autres, comme des petits cailloux semés sur la route pour ne pas m’égarer. Je les ai égayés d’une multitude de fleurs de mon jardin secret. J’ai été sincère autant que possible.
Découvrir l’écriture sur le tard, s’obliger à travailler en solitaire, à gratter sa plume qu’on ne maitrise pas encore, car il faut le savoir, le maître absolu de l’auteur c’est sa plume, n’est pas rien. Plume capricieuse, surprenante, provocante, rien ne l’arrête, même pas les suffocations de l’auteur quand il n’en peut plus. Un jour une voix discordante m’a susurré « que cherches-tu à prouver encore ? Tu as tout réussi, ta vie, tes affaires, alors la belle affaire si tu t’arrêtais là ». M’arrêter là ? Ce serait une mort lente programmée.
Écrire, c’est très dur. Je l’ai compris tout de suite, à mon cœur dépendant. Non par la crainte de la page blanche ! Plutôt par la hantise de voir s’incruster des petits signes, tels des petits bâtons de dynamite qu’il convient ensuite de manipuler avec précaution. Cela ne s’apprend pas c’est inné. Alors s’invitent les séances de larmes qu’un vent violent sèche tout aussitôt. Embarras de sentiments contradictoires, de moments de tristesse et de rebondissements car l’envie prégnante d’écrire est puissante, démente et impudique. OSE !
J’ai foncé, j’ai tout essayé, tous les salons du livre comme celui de Paris et tant d’autres. De librairie en librairie, j’ai partagé mes écrits, j’ai rencontré des personnes empathiques, chaleureuses, respectueuses et généreuses. La saga provençale « Gustave » et « Lettre à pépé Charles » a largement trouvé son public. « La Miraculée » « À l’assaut du Bonheur », « Voulez-vous danser ? »… Des histoires, pas pour seul but d'inventer des histoires, mais pour transcrire au grand jour des tranches de Vie, pour donner un Sens à la Vie. Mes lectrices et lecteurs ne s’y sont pas trompés.
Les enfants aussi. On sait que les enfants ne trichent pas. Ils aiment ou pas. Ils ont aimé la série « Gracieuse et Panache… ». Une mésange et un écureuil, dans une cour de récréation vont tout faire pour aider Vincente, une petite fille, triste mais courageuse, à réaliser son rêve. Puis leur but atteint, ils partiront en vacances au Lac de St Cassien à la rencontre d’autres animaux.
« Lire c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas » Victor Hugo
Ai-je suscité en vous l’envie d’en savoir un peu plus ? Merci de me retrouver sur mon site : http://a5editions.fr
ATTENTION : j’expédie les livres EN PORT FRANCO. Bientôt il ne sera plus possible de le faire, on nous mijote une nouvelle loi pour l’interdire… Alors ne perdons pas de temps. Envoi dédicacé. Marque page et dédicace à la demande et offerts. MERCI.
« Car c’est par l’écriture toujours qu’on pénètre le mieux les gens. La parole éblouit et trompe, parce qu’elle est mimée par le visage, parce qu’on la voit sortir des lèvres et que les yeux séduisent. Mais les mots noirs sur le papier blanc, c’est l’âme toute nue. Guy de Maupassant.
En ce deuxième dimanche de janvier 2022 (déjà !), cette citation prend toute sa place dans mon esprit. Qu’en est-il de mes écrits, si sincères soient-ils ? Y ai-je mis mon âme à nu ?
Tout ou en partie, certainement ! La pudeur oblige souvent l’auteur à se cacher derrière ses personnages pour oblitérer ses souffrances… tout en leur prêtant ses propres délires. Visage masqué, l’auteur avance.
Pendant mes séances de dédicaces, souvent lors de la présentation d’un de mes romans, probablement à cause ou grâce à la passion que j’y mets, on me demande « c’est du vécu » ? Comment répondre et que répondre, sans casser le mythe de l’imagination débordante de l’auteur ou sans trop se mettre en danger avec le réel ? L’imaginaire et le réel dans un système de vase communiquant.
Nonobstant, est-ce que l’imaginaire n’aurait pas existé à un certain moment, puis aurait été volontairement oublié, pour renaître sous la plume exigeante ou intransigeante de l’auteur ? Tout ressurgit, rien ne s’oublie ! Alors tout s’écrit !
L’imaginaire se juxtapose souvent avec le réel. Qui des deux sera appréhendé par le lecteur ? Et c’est à mon tour, pendant l’échange avec celui-ci, d’imaginer ce qu’il ne me dit pas. Ce que cache ce regard humide, brillant, ou fuyant. L’émotion est palpable. Plus visible encore en cette période où le mouvement des lèvres se meurt sous le masque. Ne subsiste que l’essentiel, l’intensité des regards, au sens propre comme au sens figuré. Tout aussitôt, les mots libérés prennent une valeur inestimable. L’empathie réciproque se met en place. L’auteur s’en délecte. Un nectar émotionnel, un subtil parfum de Bonheur.
PS : Je ne reprends pas tout de suite mes séances de dédicaces pour des raisons personnelles. Quand les reprendrai-je ? Je l’ignore. Tout vient à temps pour qui sait attendre, me répondrait ma mère. Mais je ne bouderai pas mon plaisir d’être là parmi vous, le plus souvent possible.